Ivan Demidov n’a pas eu besoin de très longtemps pour rappeler pourquoi toute la planète hockey attend son arrivée avec impatience.
Mardi, au complexe Etcetera de Mont-Royal, le joyau du Canadien de Montréal a offert tout un spectacle devant plusieurs partisans réunis pour assister au match de la Living Sisu Hockey League.
Cinq buts, des jeux électrisants et une confiance débordante… mais, curieusement, ce n’est même pas ce qui fait le plus parler aujourd’hui.
Les regards se sont rapidement tournés vers un autre détail.
À ses côtés se trouvait Alexander Zharovsky.
Les deux jeunes Russes évoluaient sur la même formation, en compagnie notamment de Jake Evans, Alexandre Carrier, Zachary Bolduc, Zachary Fucale et Gio Fiore.
Pendant que Demidov faisait scintiller la lumière rouge à cinq reprises, Zharovsky ajoutait lui aussi deux buts, donnant un autre aperçu de son immense potentiel.
Les images de leur complicité n’ont pas tardé à circuler sur les réseaux sociaux.
Et pour plusieurs partisans du Canadien, elles racontent une histoire qui a commencé bien avant cette rencontre estivale.
Au lendemain du repêchage, Kent Hughes avait révélé un détail qui était loin d’être passé inaperçu.
Avant de sélectionner Alexander Zharovsky, le directeur général du Canadien avait pris son téléphone pour appeler Ivan Demidov. Il voulait connaître son opinion. Pas seulement sur le joueur, mais aussi sur la personne.
Demidov connaissait Zharovsky mieux que bien des recruteurs. Les deux jeunes hommes avaient déjà développé une relation de confiance en Russie, et Hughes savait que cet avis avait une valeur immense. Quelques instants plus tard, le Canadien misait sur Zharovsky.
Aujourd’hui, cette décision prend déjà une autre dimension.
Depuis la fin du camp de développement, les deux espoirs ne se quittent pratiquement plus.
Ils se sont entraînés ensemble à Montréal, ont poursuivi leur préparation physique côte à côte et ont même partagé une partie de leurs vacances à Miami avant de revenir patiner ensemble cet été.
Rares sont les jeunes joueurs qui développent une telle complicité aussi rapidement au sein d’une organisation de la LNH.
Chez Demidov et Zharovsky, cette connexion semble naturelle. Elle existait avant le Canadien. Elle continue maintenant sous les couleurs de l’organisation montréalaise.
Le match de mardi n’était évidemment qu’une rencontre estivale à trois contre trois. Il serait exagéré d’en tirer des conclusions sur leur avenir dans la LNH. Mais il était difficile de ne pas remarquer leur aisance à évoluer dans le même environnement, leur plaisir évident à jouer ensemble et la façon dont ils attirent déjà l’attention dès qu’ils sautent sur la glace.
C’est exactement le genre de scène qui nourrit l’imagination des partisans.
À Montréal, les discussions entourant les transactions ne s’arrêtent jamais. Chaque espoir finit tôt ou tard par être associé à un échange potentiel pour acquérir un joueur établi. Alexander Zharovsky n’échappera probablement pas à cette réalité au cours des prochaines années.
Mais plus on voit cette connexion avec Ivan Demidov grandir, plus une question s’impose.
Est-ce que le véritable coup de génie de Kent Hughes est justement d’avoir décidé de les réunir dans la même organisation?
Tout le monde rêve de voir le Canadien frapper un grand coup sur le marché des transactions. Pourtant, certaines histoires valent peut-être davantage lorsqu’on leur laisse le temps de s’écrire.
Demidov et Zharovsky n’ont encore rien prouvé dans la Ligue nationale.
Ils sont loin d’avoir atteint leur destination.
Mais une chose est déjà certaine : leur complicité fait rêver les partisans, et chaque nouvelle image d’eux ensemble ne fait qu’alimenter l’idée que Kent Hughes est peut-être en train de bâtir quelque chose de très spécial.
À suivre…
