Vacances dans le sud: Jakub Dobeš embarrasse José Théodore

Vacances dans le sud: Jakub Dobeš embarrasse José Théodore

Par David Garel le 2026-02-01

Jakub Dobeš a rejeté tous ceux qui voulaient le voir à Laval pendant la pause olympique.,

Après sa victoire convaincante contre les Sabres de Buffalo, sur les ondes de TVA Sports, le gardien tchèque a répondu à une question banale sur la pause olympique à venir.

Sa réponse a frappé comme un coup de tonnerre. Sans détour, sans prudence médiatique, Dobeš a expliqué qu’il comptait aller « à un endroit où il fait chaud » pendant le congé.

La LNH s’arrêtera pour faire place aux Jeux olympiques d’hiver de 2026, mais la Ligue américaine, elle, continue.

Il y a à peine une semaine, les détracteurs de Dobeš comme José Théodore, le trouvaient tout croche et voulaient qu'il aille dans la ligue américaine.

Sauf que quand un gardien parle de vacances dans un tout-inclus au soleil, il ne parle pas de Laval.

Ce que Jakub Dobeš a fait à TVA Sports hier, ce n’est pas une gaffe, ce n’est pas une phrase mal choisie, ce n’est pas une interprétation tirée par les cheveux.

C’est une confirmation brute, dite sans filtre, parce qu’il parle désormais comme le gardien numéro un du Canadiens de Montréal.

Quand il explique calmement qu’il s’en va « dans le sud » pendant la pause olympique, il ne laisse aucune zone grise : un gardien numéro un de la LNH ne se fait pas renvoyer à Laval pendant que la ligue est arrêtée. Point.

Le gardien tchèque va prendre le même repos que les vétérans. Il n'est plus en audition. Et Dobeš, par cette simple phrase, vient de mettre fin au débat que l’organisation n’osait pas encore officialiser publiquement.

Ce qui rend la scène encore plus violente, c’est l’ironie totale. Pendant des mois, on l’a traité de gardien « croche ». On a ri de son style. On a banalisé ses victoires. On a dit que « gagner, ça ne voulait rien dire ». Stéphane Leroux, José Théodore, Maxime Talbot, d’autres encore, ont répété le même refrain : oui, il gagne, mais… il a l'air d'un clown devant le filet.

Aujourd’hui, le “mais” n’existe plus.

Il gagne.

Il est calme.

Il enchaîne les départs.

Il est protégé par l’organisation.

Et il planifie ses vacances comme un vrai numéro un.

On ne peut pas parler du manque de respect entourant Jakub Dobeš sans rappeler l’épisode fondateur, celui qui a installé le ton et donné la permission à tout le monde de rire : les larmes du gardien après une défaite.

C’est là que Josée Théodore a franchi une ligne. Quand Dobeš a laissé échapper ses émotions après une défaite, un jeune gardien, exposé, submergé par la pression montréalaise, Théodore n’a pas vu un compétiteur touché, il a vu une cible. Il s’est moqué. Il a réduit l’événement à une faiblesse de caractère.

Il a lancé, en substance, que s’il pleurait aussi tôt, il manquerait de larmes pour le reste de sa carrière. Ce n’était pas de l’analyse technique. Ce n’était pas de la pédagogie. C’était une ridiculisation publique, faite depuis une tribune où chaque mot pèse lourd. (sur les ondes du 98,5 FM, à heure de grande écoute).

Et depuis ce moment-là, tout est devenu permis : rire de son style, mépriser ses victoires. Ce jour-là, Théodore n’a pas seulement commenté un match, il a légitimé le dénigrement d’un jeune gardien encore en construction. Et c’est exactement pour ça qu’aujourd’hui, quand Dobeš s’impose comme numéro un sans demander la permission, ça dérange autant ceux qui ont ri trop vite.

La vérité, elle est simple et elle dérange : le Canadien a déjà tranché. Martin St-Louis en a fait son numéro un. Et Dobeš, sans même lever le ton, vient d’envoyer le message le plus clair possible : je ne retourne nulle part.

Souvenez-vous. Quand Dobeš avait osé dire, plus tôt cette saison, que les victoires comptaient, qu’à la fin un gardien est jugé sur sa capacité à gagner, on l’avait ridiculisé.

On l’avait traité de gardien « tout croche ». On avait ri de son style. On avait remis en question sa lecture du jeu, son calme, son approche mentale. Certains analystes l’avaient même présenté comme un accident temporaire, un gardien qui gagnait malgré lui.

Aujourd’hui, les mêmes voix se taisent.

Parce que le « gardien tout croche » est devenu le gardien numéro un. Parce que celui qu’on ne voulait pas « rider » en début de saison est maintenant celui à qui on confie les matchs importants.

La réponse du gardien ets cinglante.. Et elle fait mal à certains. Espérons que José Théodore ait le courage de s'excuser.