Vengeance pour Bill Guerin : C’est la fin du Country Club de Doug Armstrong

Vengeance pour Bill Guerin : C’est la fin du Country Club de Doug Armstrong

Par André Soueidan le 2026-02-22

Ce n’était pas juste une finale.

C’était un verdict.

Pendant des mois, le Canada s’est regardé dans le miroir en se disant que la formule était la bonne. Les bonnes vedettes. Les bons vétérans. Les bons gars de confiance. Ceux qui “méritaient” d’être là.

Le fameux noyau.

Le fameux groupe.

Le fameux country club.

Dimanche, tout a explosé.

Bill Guerin avait encaissé les flèches.

On l’a critiqué pour ses choix.

On l’a questionné pour ses absences.

On lui a rappelé ce qui s’était passé aux Quatre Nations.

Il n’a jamais bronché.

« We believed in our group », répétait-il.

Il a construit une équipe.

Pas une réunion d’anciens.

Pas une vitrine de vedettes.

Une équipe.

Stable. Structurée. Alignée.

Pendant que le Canada bricolait ses trios à chaque période, Mike Sullivan gardait le cap. Pendant que John Cooper cherchait le “cheat code”, les Américains jouaient leur identité.

Et quand le moment est arrivé…

Ils ont frappé.

Le Canada a dominé des séquences.

Oui.

Mais dominer sans efficacité, c’est une illusion.

Un cinq contre trois gaspillé.

Des tirs ratés dans des cages ouvertes.

Des décisions douteuses.

Brad Marchand sur la première vague à cinq contre trois. Sérieusement?

Le message était clair : on protège les vétérans. On protège les égos. On protège le cercle.

Country club.

Connor McDavid et Nathan MacKinnon ont joué plus de 20 minutes chacun.

On leur a donné les clés.

On a misé sur le talent pur.

Et quand ça n’a pas fonctionné?

Plus rien derrière.

Les choix de Doug Armstrong vont hanter longtemps.

Connor Bedard laissé à la maison.

Mark Scheifele ignoré.

Evan Bouchard écarté.

Jacob Chychrun absent.

Noah Dobson ignoré.

À la place?

Des noms confortables.

Des vétérans familiers.

Des décisions sécuritaires.

La loyauté au-dessus de la performance.

Le problème avec la loyauté dans un tournoi olympique, c’est que le monde entier regarde.

Et le monde entier juge.

Pendant que le Canada se reposait sur son statut, les États-Unis nourrissaient une vengeance.

Brady Tkachuk l’a dit : il y avait de la haine.

Pas une haine gratuite.

Une haine compétitive.

Une haine de challenger.

Les Américains voulaient prouver qu’ils étaient rendus là.

Doug Armstrong, lui, a agi comme si le Canada y était déjà.

C’est là la différence.

Ce tournoi ne s’est pas perdu en prolongation.

Il s’est perdu à la table des sélections.

Il s’est perdu dans les décisions de flatter un groupe déjà établi.

Il s’est perdu dans l’idée que gagner un tournoi précédent garantissait le prochain.

Les Olympiques ne récompensent pas les souvenirs.

Ils récompensent les ajustements.

Et le Canada n’a jamais ajusté.

La scène finale est brutale.

Les Américains célèbrent.

Le Canada regarde.

Les vedettes quittent la glace sans réponse.

Ce n’est pas seulement une médaille d’or qui change de cou.

C’est un message qui traverse la fédération.

Le country club ne survivra pas à ça.

Les cycles olympiques sont courts.

Les mémoires sont longues.

Et quand la prochaine sélection arrivera, chaque décision sera scrutée avec une intensité différente.

Doug Armstrong voulait récompenser la fidélité.

Bill Guerin a récompensé la cohérence.

La vengeance est complète.

Et le country club?

Il vient de recevoir son avis d’expulsion.