Pendant que plusieurs équipes de la LNH surveillent Pittsburgh dans l’espoir de voir tomber un gros nom à l’approche de la date limite des transactions, le message d’Evgeni Malkin est clair comme de l’eau de roche : aucune intention de quitter les Penguins.
Selon les informations rapportées par Josh Yohe de The Athletic, le vétéran russe souhaite signer une prolongation d’un an à Pittsburgh, accepte même une baisse de salaire, et refuse catégoriquement de jouer ailleurs, peu importe que l’équipe soit aspirante à la Coupe Stanley ou non.
Le scénario d’un échange à la date limite, souvent évoqué ces dernières semaines, vient de s’effondrer.
Pour le Canadiens de Montréal, le signal est limpide. Kent Hughes doit regarder ailleurs.
À 39 ans, triple champion de la Coupe Stanley, Malkin n’est plus dans une logique de maximisation d’actifs ou de nouveaux défis. La loyauté envers Sidney Crosby pèse lourd, très lourd.
Les deux hommes ont bâti une dynastie ensemble, partagé les plus grands moments de l’histoire récente des Penguins, et tout indique qu’ils souhaitent terminer leur carrière côte à côte, peu importe le contexte compétitif.
Dans ce cadre-là, imaginer Malkin débarquer à Montréal comme solution temporaire relevait davantage du mirage que d’un plan concret.
Même chose pour Crosby.
La situation devient toutefois délicate pour Kyle Dubas.
Les Penguins surprennent cette saison et occupent une place en séries dans la Métropolitaine, mais cette compétitivité complique toute tentative de virage clair.
Dubas a déjà démontré qu’il n’avait pas peur de bouger des vétérans, comme en témoigne l’échange du gardien Tristan Jarry, mais tant que Malkin et Crosby tiennent le volant, impossible de parler d’une vraie reconstruction.
Résultat : Pittsburgh avance sur une ligne mince, coincé entre respect du passé et gestion de l’avenir.
Du côté de Montréal, la conclusion s’impose d’elle-même.
Oubliez Evgeni Malkin. Oubliez Sidney Crosby.
Si une vente de feu devait réellement s’amorcer chez les Penguins, elle passera par tout le reste, pas par les deux piliers de la franchise.
Et au fond, difficile de leur reprocher quoi que ce soit.
À 38 ou 39 ans, avec trois bagues de la Coupe Stanley et une carrière déjà gravée dans le marbre, les vétérans ont gagné le droit de choisir comment et où ils veulent finir leur parcours.
Le message est passé jusqu’à Montréal.
Pour Kent Hughes, la porte est fermée.
Pour Kyle Dubas, le casse-tête, lui, ne fait que commencer.
