Vincent Desharnais déclare la guerre : Gleb Pugachyov vient de trouver son premier ennemi dans la LNH

Vincent Desharnais déclare la guerre : Gleb Pugachyov vient de trouver son premier ennemi dans la LNH

André Soueidan
Le 2026-07-11

Gleb Pugachyov n’a pas encore joué un seul match dans la Ligue nationale et son nom commence déjà à circuler dans le vestiaire des Capitals de Washington.

Le jeune Russe voulait Tom Wilson… sauf qu’un géant québécois de 6 pieds 7 vient de s’interposer et de lui envoyer un message qui ne laisse pratiquement aucune place à l’interprétation.

Vincent Desharnais n’a pas aimé ce qu’il a entendu.

Toute cette histoire remonte aux entrevues précédant le repêchage.

Pugachyov, sélectionné tard au premier tour, avait rencontré les dirigeants du Canadien et la discussion avait glissé vers son style robuste, sa volonté de jeter les gants et les joueurs qu’il serait prêt à affronter.

Le nom de Tom Wilson avait alors été lancé.

La réponse du Russe a rapidement fait le tour du monde du hockey.

Pugachyov aurait affirmé aux dirigeants montréalais qu’il était prêt à se battre contre Wilson et qu’après le combat, « il ne resterait plus rien de lui ».

Disons que le jeune homme ne manque pas de confiance.

À Montréal, plusieurs partisans ont adoré.

Après des années à regarder le Canadien se faire brasser par certaines équipes plus imposantes, l’idée de voir débarquer un jeune Russe prêt à défier l’un des hommes les plus craints de la LNH avait de quoi faire sourire.

Pugachyov possède déjà cette réputation de joueur robuste qui ne recule pas facilement et son tempérament devient tranquillement une partie de son identité avant même son arrivée en Amérique du Nord.

Le problème, c’est que Tom Wilson a maintenant des amis dans le vestiaire des Capitals.

Questionné au balado Sans Restriction par Kevin Raphael, Vincent Desharnais a été invité à commenter les paroles de l’espoir du Canadien.

Le Québécois, qui vient de signer un contrat de quatre ans à Washington, aurait facilement pu rire, changer de sujet et laisser Wilson régler ses propres affaires.

Il a plutôt sorti le marteau.

Desharnais a d’abord repris une expression de son père pour expliquer que Pugachyov s’était peut-être avancé un peu rapidement.

« Peut-être trop tôt. »

Le défenseur a ensuite expliqué que Wilson ne faisait aucun cas des commentaires du jeune Russe.

À ses yeux, parler lorsqu’on vient d’être repêché ne garantit absolument rien. Un espoir peut promettre ce qu’il veut devant les caméras ou durant une entrevue… encore faut-il atteindre la LNH et prouver qu’il appartient réellement à ce niveau.

« Ça ne veut rien dire », a lancé Desharnais.

Puis le ton a changé.

« Tu call out un gars, t’as rien fait, ce que tu dis ça vaut rien, t’as pas de respect. »

Voilà le premier véritable coup de cette histoire.

Desharnais ne parle plus seulement de prudence ou d’expérience.

Il utilise directement le mot « respect » et accuse essentiellement Pugachyov d’avoir ouvert la bouche avant d’avoir gagné le droit de provoquer un joueur établi de la LNH.

Pour un vétéran qui vient tout juste de rejoindre Wilson à Washington, le message est limpide : le jeune du Canadien devra éventuellement répondre de ses paroles s’il réussit à atteindre le grand circuit.

Le plus savoureux dans tout ça, c’est que Pugachyov visait Tom Wilson.

Il vient peut-être de trouver Vincent Desharnais.

À 6 pieds 7, le Québécois n’est certainement pas le genre de joueur qu’on contourne facilement dans un corridor, encore moins sur une patinoire.

Desharnais aime lui aussi jouer physiquement et n’a jamais hésité à jeter les gants lorsque la situation l’exige.

Son intervention au sujet de Pugachyov prend donc une saveur particulière.

Ce n’est pas un analyste assis dans un studio qui demande au jeune Russe de se calmer. C’est un défenseur des Capitals qui partage maintenant le même vestiaire que Wilson.

Les partisans du Canadien ne vont pas l’oublier. Les médias montréalais encore moins.

Le jour où Pugachyov sautera sur la glace contre les Capitals, quelqu’un ressortira la phrase sur Tom Wilson.

Les caméras chercheront Wilson au banc. Elles chercheront Pugachyov. Maintenant, elles auront une troisième personne à surveiller.

Vincent Desharnais.

Le jeune Russe voulait faire comprendre au Canadien qu’il n’avait peur de personne.

Mission accomplie. En quelques mots, il s’est bâti une réputation et a créé une histoire qui pourrait le suivre jusqu’à son arrivée dans la LNH.

Sauf qu’à Washington, un Québécois vient déjà de lui rappeler une vieille règle du hockey.

Avant de parler… il faut arriver.

Ouch…