Oliver Kapanen est dans la vitrine du Canadien.
Le Finlandais a accueilli avec le sourire la nouvelle de son utilisation sur le deuxième trio. Après une fin de saison difficile, le Finlandais se retrouve soudainement au centre de l’attention, entre Juraj Slafkovský et Ivan Demidov.
Sur papier, c’est une magnifique occasion pour un jeune joueur qui veut démontrer qu’il peut devenir une véritable option au centre à Montréal.
Mais dans les coulisses, plusieurs recruteurs commencent à voir cette situation d’une façon complètement différente.
Kapanen serait dans la vitrine.
Et le timing est cinglant.
Le Canadien doit trouver une solution au centre. Les dirigeants savent qu’ils n’ont pas encore acquis ce fameux deuxième centre ou attaquant de puissance top-6 établi qu’ils recherchaient.
Kapanen possède donc une occasion en or de montrer qu’il peut remplir ce rôle. Mais en même temps, l’organisation pourrait très bien profiter de cette vitrine pour augmenter sa valeur sur le marché des transactions.
Et les recruteurs ont deux dossiers particulièrement intéressants à surveiller en ce moment.
Dylan Larkin et Kirill Marchenko.
À Detroit, Larkin a fondu en larmes lors de sa première sortie publique expliquant sa demande de transaction à Détroit.
@bardown Dylan Larkin on why he requested a trade from the Detroit Red Wings.
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De quoi le convaincre de placer Montréal sur sa liste d'équipes où il accepterait d'être échangé?
Columbus, Marchenko est au cœur d’une situation de plus en plus tendue avec Rick Bowness et son nom circule déjà dans les discussions. Deux dossiers qui pourraient éventuellement nécessiter une pièce capable d’aider immédiatement une autre formation avec un(des) solide(s) espoir(s), un(des) choix au repêchage et un(des) joueur(s) établis(s)
Kapanen pourrait justement être cette pièce.
Le Finlandais n’a pas besoin d’être échangé. Il peut parfaitement connaître une excellente saison à Montréal. Mais lorsqu’un jeune joueur de 23 ans se retrouve soudainement au centre d’un deuxième trio avec Demidov et Slafkovský après avoir connu une fin de saison horrible., les recruteurs vont regarder.
Ils vont regarder sa vitesse d’exécution. Son jeu défensif. Ses mises en jeu. Sa capacité à suivre deux joueurs offensifs de cette qualité. Sa production. Son intelligence. Sa constance.
Et surtout, ils vont regarder si Kapanen peut réellement être un centre de la LNH capable de jouer dans un rôle important.
Les chiffres expliquent justement pourquoi certains recruteurs peuvent croire que Kapanen est actuellement placé sous les projecteurs.
Sa première moitié de saison avait pourtant été très intéressante, avec 31 points, dont 18 buts et 13 passes, en 57 matchs, tout en jouant en moyenne 15 min 02 s.
Après les Jeux olympiques, tout s’est effondré : seulement 6 points, dont 4 buts et 2 passes, en 25 matchs, avec un temps de glace descendu à 13 min 13 s.
Puis les séries ont carrément été catastrophiques sur le plan offensif : aucun point en sept matchs, avec seulement 8 min 20 s par rencontre, alors qu’il n’a même pas participé à la majorité des 19 parties du Canadien.
Il faut aussi regarder les données de MoneyPuck sur le trio Kapanen-Demidov-Slafkovský : Montréal a affiché un différentiel favorable de 25-18 dans les buts lorsqu’ils étaient ensemble sur la glace, mais les buts attendus étaient plutôt défavorables, à 16,1 contre 17,5.
Les résultats bruts étaient bons, mais les indicateurs de possession et de qualité des occasions ne racontaient pas une domination aussi nette.
Avec une deuxième moitié de saison aussi faible et des séries pratiquement inexistantes pour lui, si Montréal veut réellement inclure Kapanen dans une transaction majeure, il doit maintenant avoir du temps de glace et une vraie occasion de démontrer que sa fin de saison était une anomalie plutôt que le reflet de sa véritable valeur.
Kapanen, lui, doit évidemment voir cette situation comme une chance extraordinaire.
Il l’a d’ailleurs dit lui-même :
« Il y a un poste ouvert et je veux prouver que je suis le meilleur joueur pour ce poste. »
« Je n’ai pas aimé ma fin de saison, je veux reprendre mon poste ».
« C’était une longue saison avec les Jeux olympiques ».
« Il y avait beaucoup de nouveautés, je devais m’y habituer. Je connais maintenant les choses et les gars, donc c’est plus facile d’arriver. J’ai peut-être heurté le mur et je n’ai pas pu tout donner. »
C’est exactement ce que Kent Hughes veut entendre.
Mais c’est aussi exactement ce qu’un autre directeur général pourrait vouloir voir avant de déposer une grosse offre sur la table.
Kapanen a tout pour monter sa valeur sur le marché des transactions.
Maintenant, le Canadien lui donne une nouvelle chance.
Ou peut-être lui donne-t-il simplement la plus belle vitrine possible.
Avec Demidov et Slafkovský à ses côtés, Kapanen ne pourrait pas demander beaucoup mieux pour faire monter sa valeur.
Et avec Larkin qui veut sortir de Detroit et Marchenko qui semble vouloir sortir de Columbus, les prochains jours vont être chauds brûlant autour de Kapanen.
