Zachary Bolduc tombe de haut: il est remis à sa place par le Canadien de Montréal

Zachary Bolduc tombe de haut: il est remis à sa place par le Canadien de Montréal

David Garel
Le 2026-08-06

Zachary Bolduc tombe de haut : Kent Hughes le ramène sur terre et pas à peu prèsé

Le dossier du Québécois est en train de prendre une tournure complètement différente de ce que plusieurs imaginaient il y a encore quelques semaines.

Pendant une bonne partie de l’été, certains évoquaient déjà un salaire de cinq millions de dollars par saison, surtout après la pluie de gros contrats signés partout dans la LNH.

Mais voilà que la réalité vient de frapper de plein fouet. Selon Renaud Lavoie, le Canadien de Montréal n’a absolument aucune intention de s’approcher d’un tel montant.

Pire encore pour le clan Bolduc, ce qui circule présentement à travers la ligue est encore plus cinglant : Kent Hughes ne serait même pas particulièrement enthousiaste à l’idée de lui offrir 4,25 millions de dollars par année. Disons que le jeune Québécois est en train de redescendre sur terre.

Renaud Lavoie n’a pas tourné autour du pot. À ses yeux, parler d’un salaire de cinq millions de dollars n’a tout simplement aucun sens lorsqu’on regarde le parcours actuel de Bolduc.

Son argument principal est difficile à contredire. Le jeune attaquant a terminé la dernière saison sur le quatrième trio. Il a traversé de longues séquences où il cherchait encore son identité, alternant entre de bons flashs offensifs et des matchs où il était pratiquement invisible.

Dans ces conditions, comment justifier un salaire réservé à un véritable joueur d’impact? À Montréal, un contrat de cinq millions de dollars ne vient pas seulement avec un gros compte bancaire. Il vient avec une pression immense. Et pour l’instant, Bolduc est encore loin d’avoir démontré qu’il pouvait assumer ce statut soir après soir.

Le Canadien possède aussi plusieurs arguments extrêmement solides. Depuis son arrivée, Martin St-Louis ne l’utilise pas comme un attaquant offensif protégé.

Au contraire. On lui demande d’apprendre à devenir un joueur complet. Défendre. Gagner ses batailles. Jouer sans la rondelle. Affronter des missions beaucoup plus ingrates que celles qu’il occupait auparavant.

Cette utilisation limite évidemment sa production offensive, mais elle reflète aussi ce que l’organisation pense de lui aujourd’hui : un joueur encore en développement, pas une vedette établie qui mérite un salaire de cinq millions de dollars.

Le contexte des négociations n’aide pas non plus le clan Bolduc. Ses déclarations publiques à Lévis, où il expliquait essentiellement que « tout est une question d’argent » en faisant immédiatement le parallèle avec le contrat de Mavrik Bourque (6 ans et 5,5 M$ par année), auraient laissé un goût amer à l’intérieur de l’organisation.

Personne ne lui reproche de vouloir maximiser son prochain contrat. Tous les joueurs le font. Ce qui aurait davantage dérangé, c’est le moment choisi et le message envoyé. Le Canadien est reconnu pour vouloir contrôler son message public et éviter que des négociations se déroulent sur la place publique.

Voir un jeune joueur mettre autant l’accent sur l’aspect financier pendant que les discussions sont toujours en cours n’aurait pas été particulièrement apprécié.

Pendant ce temps, les comparables continuent de s’accumuler… et ils ne jouent pas en faveur de Bolduc. Tommy Novak vient de signer pour 4,25 millions de dollars par saison. Collin Graf aussi.

Novak possède davantage d’expérience dans la LNH, peut jouer au centre, une position toujours mieux rémunérée, et a démontré une constance que Bolduc cherche encore. (voir la suite de l'article après la photo)

Graf, lui, sort d’une saison offensive supérieure et occupe déjà un rôle beaucoup plus important dans son organisation. Pourtant, les deux se retrouvent exactement au même chiffre : 4,25 millions de dollars. (voir la suite de l'article après cette photo):

Si des joueurs avec un meilleur curriculum vitae se situent à ce niveau, il devient extrêmement difficile de justifier une demande avoisinant les cinq millions.

Même les statistiques jouent contre l’attaquant québécois. Avec seulement 12 buts et 30 points la saison dernière, son dossier demeure davantage basé sur le potentiel que sur la production réelle.

Or, les directeurs généraux ne paient jamais uniquement le potentiel. Ils paient un mélange de projection… et de résultats. Kent Hughes le sait très bien. Voilà pourquoi il refuse visiblement de céder à la pression.

Il ne faut pas oublier non plus que le Canadien contrôle entièrement le dossier. Bolduc est joueur autonome avec compensation. Kent Hughes possède tous les leviers de négociation.

Il n’y a aucune urgence. Aucun danger de le voir partir gratuitement. Chaque journée qui passe renforce pratiquement la position de la direction montréalaise, surtout lorsque de nouveaux contrats comparables continuent de sortir partout dans la ligue.

Au final, on a véritablement l’impression que le marché est en train de remettre Zachary Bolduc à sa place. le CH vient vraiment de le ramasser à la table des négociation.

Les rêves d’une entente à cinq millions de dollars semblent s’éloigner rapidement. Même 4,25 millions ne paraît plus acquis si l’on se fie à ce qui circule actuellement.

Kent Hughes envoie un message clair : le potentiel est bien réel, mais les gros contrats se méritent. À Bolduc maintenant de prouver sur la glace qu’il vaut davantage que ce que le Canadien est prêt à lui offrir aujourd’hui.

Tant qu’il n’aura pas franchi cette étape, c’est l’organisation… et non le joueur… qui dictera les règles de cette négociation.