13 millions par année : Nico Hischier dit non à Kent Hughes

13 millions par année : Nico Hischier dit non à Kent Hughes

William Petit Lemay
Le 2026-06-13

Le rêve Nico Hischier à Montréal est en train de s’éteindre.

Depuis plusieurs mois, le capitaine des Devils du New Jersey revenait constamment dans les discussions entourant le Canadien. Pour plusieurs observateurs, il représentait le joueur parfait pour occuper le rôle de deuxième centre derrière Nick Suzuki.

Un joueur responsable dans les trois zones, capable de produire offensivement, de gagner des mises au jeu importantes et de jouer de grosses minutes dans les matchs qui comptent.

Bref, le profil idéal.

Or, les plus récentes informations rapportées par Kevin Weekes changent complètement le portrait.

Selon l’informateur bien branché, les Devils et Nico Hischier discutent activement d’une prolongation de contrat qui pourrait rapporter entre 11 et 13 millions de dollars par saison au joueur suisse.

Lorsque ces chiffres commencent à circuler, une conclusion devient difficile à éviter.

Montréal ne sera probablement jamais dans ce dossier.

À ce prix, Hischier ne devient plus simplement un excellent deuxième centre. Il devient l’un des joueurs les mieux payés de toute la Ligue nationale.

C’est précisément ce qui rend la situation compliquée pour Kent Hughes.

Depuis son arrivée à Montréal, le directeur général a bâti sa reconstruction autour d’une philosophie très claire. Les contrats doivent permettre à l’équipe de conserver une certaine flexibilité afin d’ajouter du talent autour du noyau principal.

Nick Suzuki gagne moins de huit millions de dollars par saison.

Cole Caufield accepte un salaire qui demeure raisonnable pour un marqueur de son niveau.

Lane Hutson vient lui aussi d’accepter une entente qui laisse de l’espace à l’organisation pour continuer de construire.

Dans cette réalité salariale, offrir entre 11 et 13 millions à Nico Hischier devient difficile à justifier.

On parle d’un excellent joueur.

On parle d’un capitaine respecté.

On parle d’un centre qui serait accueilli à bras ouverts au Centre Bell.

Mais on parle aussi d’un joueur dont la meilleure saison offensive demeure bien loin des standards habituellement associés aux attaquants qui gagnent ce type d’argent.

Pour plusieurs partisans du Canadien, cette nouvelle ressemble donc à une porte qui se referme.

Depuis des semaines, Hischier faisait partie des scénarios les plus populaires à Montréal. Son style de jeu correspond parfaitement à ce que recherche Martin St-Louis. Son âge cadre avec celui du noyau actuel. Son expérience des séries ajoutait également une dimension intéressante.

Aujourd’hui, l’équation financière vient tout compliquer.

Plusieurs analystes croient déjà que le Canadien devra regarder ailleurs afin de régler son problème au centre.

Mason McTavish demeure une possibilité intéressante.

Dylan Larkin continue d’alimenter certaines discussions.

D’autres noms pourraient apparaître à l’approche du repêchage et de l’ouverture du marché des joueurs autonomes.

Une chose demeure certaine : la pression augmente sur Kent Hughes.

Toute la planète hockey montréalaise s’attend à voir le Canadien ajouter un joueur de centre capable de soutenir Suzuki. Après le parcours éliminatoire du printemps dernier, le statu quo ne serait pas bien accueilli.

Le directeur général sait qu’il doit améliorer son équipe.

Il sait aussi que la fenêtre commence tranquillement à s’ouvrir.

Voilà pourquoi le dossier Hischier attirait autant l’attention.

Malheureusement pour les partisans du Canadien, les chiffres avancés présentement par Kevin Weekes envoient un message assez clair.

Nico Hischier paraît beaucoup plus près d’une prolongation de contrat au New Jersey que d’une arrivée à Montréal.

Rien n’est officiellement signé pour le moment.

Les discussions se poursuivent.

Le hockey réserve parfois des surprises.

Mais lorsque les négociations tournent autour d’un salaire pouvant atteindre 13 millions de dollars par année, il devient difficile d’imaginer Kent Hughes embarquer dans une telle surenchère.

Si cette projection se confirme au cours des prochaines semaines, le rêve montréalais sera officiellement terminé.

Et Kent Hughes devra trouver son deuxième centre ailleurs.