Le dossier Cutter Gauthier vient de connaître un important revirement.
Mais cette fois, ce n’est pas seulement une question d’argent.
C’est aussi une question de réputation.
Le clan Gauthier en a tout simplement assez de voir circuler des rumeurs complètement exagérées sur son compte.
Après toute la controverse entourant son départ de Philadelphie, puis les affirmations voulant qu’il n’ait jamais voulu jouer pour le Canadien de Montréal, des propos que lui et sa famille ont toujours niés avec vigueur, cette nouvelle histoire des 18 millions de dollars par saison a été la goutte qui a fait déborder le vase.
On se souvient que la famille Gauthier avait déjà pris la peine de répondre publiquement aux affirmations selon lesquelles Cutter refusait de jouer au Canada. Son père, francophone, avait rappelé les liens de la famille avec le Québec, alors que Cutter lui-même avait déjà déclaré qu’il aurait été honoré de porter l’uniforme du Canadien de Montréal.
Cette fois encore, le clan Gauthier a décidé de ne pas laisser la rumeur prendre de l’ampleur.
Après que l'ncien défenseur de la LNH, Keith Yandle et le populaire balado Spittin’ Chiclets eurent affirmé que le jeune attaquant réclamait le même contrat que Leo Carlsson, soit 18 millions de dollars par saison, le clan Gauthier a rapidement répliqué.
Le message est cinglant.
Non.
Cutter Gauthier ne demanderait pas 18 millions de dollars par année. Yandle a même été traité de menteur.
La réponse a été immédiate.
Et elle a au moins le mérite de mettre fin à une rumeur qui avait complètement enflammé le monde du hockey.
Cela dit…
Le problème est loin d’être réglé.
Car même si le chiffre de 18 millions est démenti, plusieurs personnes bien branchées continuent d’affirmer que le clan Gauthier réclame tout de même un salaire d’environ 15 millions de dollars par saison.
On parle donc d’un léger recul… mais certainement pas d’un rabais.
Les Ducks sotn toujours aussi dans le trouble.
Présentement, Anaheim dispose d’un peu plus de 9 millions de dollars sous le plafond salarial.
Le directeur général des Ducks n’a donc pratiquement plus le choix.
S’il veut conserver son jeune marqueur, il devra créer de l’espace ailleurs.
Depuis plusieurs semaines, les mêmes noms reviennent constamment dans les rumeurs.
Alex Killorn.
Chris Kreider.
Frank Vatrano.
Même Mikael Granlund est parfois évoqué dans différents scénarios. Le Canadien de Montréal a déjà contacté les Ducks à ce sujet, mais Verbeek a répondu à Kent Hughes que son joueur de centre n'était pas sur le marché.
L’objectif est évident.
Faire de la place, mais garder son noyau.
Le problème?
Ces contrats de Killhorn (6,5 M$ jusqu'à l'été prochain), Kreider (6,5 M$ jusqu'à l'été prochain) et Vatrano (4,571 M$ jusqu'en 2028) ne sont pas faciles à échanger.
On dira même qu'ils sont indésirables.
Ces vétérans approchent de la fin de leur carrière et sont sur la pente descendante.
Kreider conserve un peu de valeur, mais Killorn et Vatrano ont la réputation d'être finis.
Les équipes ne feront pas la file pour absorber ce type d’entente sans obtenir une compensation intéressante en retour.
Pat Verbeek risque de devoir payer pour se débarrasser de certains contrats.
Et c’est là que le véritable casse-tête commence.
Les Ducks ne peuvent pas uniquement penser à la prochaine saison.
L’été prochain, un autre dossier gigantesque attend l’organisation.
Beckett Sennecke.
Considéré comme l’un des piliers de l’avenir de la concession, il faudra éventuellement lui offrir un contrat à la hauteur de son potentiel.
Chaque dollar accordé aujourd’hui à Gauthier influencera directement cette prochaine négociation.
Et ce n’est pas tout.
Anaheim demeure une équipe imparfaite.
Malgré tous les jeunes talents accumulés au fil des dernières années, la défensive soulève encore plusieurs interrogations.
Pat Verbeek aimerait vraisemblablement ajouter au moins un défenseur capable de stabiliser son top-4.
Mais comment améliorer sa ligne bleue lorsque presque toute la marge de manœuvre financière disparaît dans un seul contrat?
C’est toute la construction de l’équipe qui est affectée.
Le dossier Gauthier ne concerne plus seulement Cutter Gauthier.
Il influence chacune des décisions que devra prendre Anaheim au cours des prochains mois.
Il existe aussi une autre réalité qui joue en faveur des Ducks.
Contrairement à Leo Carlsson, Gauthier ne peut pas recevoir d’offre hostile cet été.
Anaheim conserve donc le contrôle des négociations.
Le problème, c’est que garder le contrôle ne règle pas automatiquement le problème financier.
Si les deux camps demeurent très éloignés, Pat Verbeek devra peut-être envisager d’autres scénarios.
Un contrat de transition plus court.
Ou, dans le pire des cas, écouter les offres de transaction afin de récupérer des actifs avant que la situation ne s’envenime.
Une chose est certaine.
Le clan Gauthier a voulu envoyer un message très clair.
Les rumeurs, c’est assez.
Après avoir dû corriger publiquement plusieurs histoires au fil des dernières années, il n’était plus question de laisser circuler l’idée que Cutter Gauthier exigeait 18 millions de dollars par saison.
Mais même si ce chiffre est maintenant écarté, Anaheim demeure... une bombe à retardement.
Et tant que Pat Verbeek n’aura pas trouvé une façon de libérer de l’espace sous le plafond salarial, ce dossier risque de lui exploser en pleine figure.
