Anthony Mantha tourne le dos au Canadien de Montréal
Ça fait mal.
Anthony Mantha ne viendra finalement pas jouer au Québec.
Le Québécois a choisi les Devils du New Jersey… et selon ce qui circule, il aurait même accepté moins d’argent que ce que le Canadien était prêt à lui offrir.
2 ans et 4,75 M$.
Ouch.
Pendant des semaines, Kent Hughes gardait ce dossier bien vivant. L’idée était simple : offrir un contrat de courte durée à un ailier capable de produire immédiatement, sans compromettre l’avenir financier de l’organisation.
On parlait de 10 M$ étalés sur 2 ans.
Le Canadien était prêt à payer.
Mais Mantha a préféré aller ailleurs.
Et cette décision envoie un message qui fait mal.
Ce n’était donc pas seulement une question d’argent.
Manifestement, le projet des Devils l’a davantage convaincu que celui du Canadien.
Depuis plusieurs semaines, l’entourage de Mantha vivait un véritable mélange d’émotions. D’un côté, il y avait l’excitation de voir le Canadien démontrer un intérêt concret envers le joueur de Longueuil.
Jouer près de la maison, devant sa famille et ses amis, représentait une possibilité bien réelle. De l’autre, une inquiétude revenait constamment dans les discussions : Montréal est un marché unique, où chaque présence sur la glace est analysée et où la pression médiatique peut devenir étouffante.
Selon ce qui circulait dans son entourage, certains se demandaient ouvertement si Mantha avait encore le tempérament pour composer avec cette réalité.
Après une carrière marquée par les blessures, les périodes d’inconstance et des critiques répétées sur son niveau d’engagement, débarquer à Montréal signifiait accepter une pression encore plus grande que partout ailleurs dans la LNH. Chaque mauvaise séquence aurait fait les manchettes.
Ses dernières séries éliminatoires n’ont rien fait pour calmer ces inquiétudes. Malgré une excellente saison régulière de 33 buts, Mantha a complètement disparu lorsque les matchs sont devenus les plus importants.
Il a refusé d’aller payer le prix devant le filet, a multiplié les pénalités frustrantes et n’a jamais utilisé son imposant gabarit pour changer l’allure d’une série. Plusieurs recruteurs sont ressortis avec le même constat : lorsqu’arrive le hockey de printemps, Mantha ne joue pas comme un attaquant de puissance de 6 pieds 5 pouces.
Voilà ce qui a fait chuter sa valeur sur le marché. Le clan Mantha réclamait au départ un contrat de quatre ans. Les équipes ont refusé de suivre. Le marché lui a envoyé un message brutal. Au final, il a accepté un contrat de deux saisons à 4,75 millions de dollars par année, bien loin des attentes de départ. Une baisse importante qui démontre à quel point ses séries lui ont coûté cher financièrement.
Le plus ironique dans toute cette histoire, c’est que le Canadien était prêt à lui offrir exactement ce qu’il recherchait : un rôle offensif important, une place dans le top-6 et l’occasion de relancer complètement sa valeur.
Finalement, c’est le New Jersey qui aura convaincu le Québécois. Pour Kent Hughes, c’est un autre dossier qui s’effondre… et un autre attaquant top-6 qui échappe au Canadien.
Un autre nom qui disparaît de la liste.
Le marché est en train de se vider.
Et Kent Hughes regarde les options disparaître les unes après les autres.
C’est particulièrement inquiétant lorsqu’on pense à Ivan Demidov.
Le jeune phénomène russe aura besoin d’un véritable joueur offensif capable de suivre son rythme.
Pour l’instant, le Canadien ne lui a toujours pas trouvé ce partenaire.
Mantha arrivait pourtant sur le marché dans une position beaucoup plus fragile qu’on l’imaginait.
Ses séries éliminatoires lui ont coûté extrêmement cher.
Plusieurs dirigeants se sont demandé s’il valait vraiment un engagement à long terme.
Le Canadien croyait justement pouvoir profiter de cette baisse de valeur.
Raté.
Même dans ces circonstances, Mantha a préféré signer ailleurs.
Et c’est probablement ce qui fait le plus mal.
Le Canadien avait l’argent.
Le Canadien avait une place dans le top-6.
Le Canadien pouvait lui offrir des minutes importantes.
Malgré tout…
Il a choisi les Devils.
Pendant ce temps, la pression continue de monter sur Kent Hughes.
Les partisans attendent toujours le gros attaquant promis pour compléter le top-6.
Et chaque dossier qui s’écroule rend cette mission encore plus difficile.
Une chose est certaine.
Le téléphone de Kent Hughes n’a pas fini de sonner.
Parce qu’après cet autre revers, le Canadien n’a plus vraiment le luxe d’attendre.
