Surprise pour TVA Sports: Pierre-Karl Péladeau liquide ses actifs

Surprise pour TVA Sports: Pierre-Karl Péladeau liquide ses actifs

David Garel
Le 2026-07-14

Pierre-Karl Péladeau liquide ses actifs pendant que TVA Sports s’apprête à signer le contrat le plus coûteux de son histoire

Le timing est tout simplement fou.

Alors que TVA Sports s’apprête, à conclure une nouvelle entente pour conserver une grande partie des droits nationaux du Canadien de Montréal, Pierre Karl Péladeau vient de tourner une autre page de son empire sportif.

L’Armada de Blainville-Boisbriand a officiellement changé de mains.

Le nouveau propriétaire est l’homme d’affaires américain John Moreland, entrepreneur milliardaire qui a fait fortune avec Avetta, une entreprise vendue en 2024 dans une transaction évaluée à trois milliards de dollars américains.

Selon les informations qui circulent dans le milieu du hockey junior, la transaction pour l’Armada se situerait autour de sept millions de dollars.

Québecor continue de liquider ses actifs au moment même où l’entreprise pourrait devoir investir des centaines de millions de dollars pour conserver le hockey du Canadien..

D’un côté, Québecor se départit d’une franchise de la LHJMQ.

De l’autre, TVA Sports s’apprête à payer un prix jamais vu pour conserver une partie des droits nationaux du Canadien.

La station TVA Sports va diffuser 34 matchs du Canadien ainsi que les séries éliminatoires, tandis qu’Amazon ferait une percée spectaculaire avec cinq rencontres exclusives.

RDS a signé pour 45 matchs depuis longtemps.

Ce serait la première véritable intrusion d’un géant du numérique dans la diffusion francophone du Canadien, un changement majeur qui confirme que le modèle traditionnel de la télévision sportive est en train de basculer.

Le monde a complètement changé.

TVA Sports ne se bat plus seulement contre RDS.

La chaîne doit maintenant composer avec Amazon, Prime Video, Netflix et les autres plateformes numériques qui frappent à la porte du hockey québécois.

Chaque dollar compte.

Chaque investissement est analysé.

Chaque actif prend soudainement une nouvelle valeur.

Dans ce contexte, la vente de l’Armada soulève inévitablement une question.

Québecor est-elle en train de recentrer toutes ses ressources vers son actif le plus stratégique : les droits du Canadien de Montréal?

Après tout, le Canadien demeure de très loin le produit sportif le plus puissant au Québec.

Aucune équipe junior.

Aucune émission.

Aucun autre événement sportif ne génère des audiences comparables.

Lorsqu’un match du Canadien attire plus de 1,3 million de téléspectateurs et des parts de marché dépassant les 45 %, on comprend rapidement pourquoi Québecor est prête à investir massivement pour protéger ce contenu.

Mais soyons réalistes. Si le dernier contrat était de 720 millions de dollars pour 22 matchs du CH et les séries (pendant 12 ans), alors que Rogers avait payé les droits de la LNH 5,2 milliards de dollars...

Imaginez combien Rogers va vendre les 34 matchs et les séries quand la compagnie a cette fois acheté les droits... 11 milliards de dollars...

Ouch..

Ça va coûter 1,5 milliards de dollars sur 12 ans?

Ou plus 100 millions par année?

Ouch.

L’Armada représentait un beau projet.

Le Canadien représente la survie de TVA Sports.

Et aujourd’hui, toute l’attention de Pierre Karl Péladeau semble dirigée vers cette bataille-là.

Car une chose est certaine.

Le prochain contrat de diffusion coûtera une fortune.

Et Québecor sait qu’elle n’aura plus droit à l’erreur.

Au fond, cette bataille n’est peut-être plus seulement une bataille de droits télévisuels. Elle est devenue une bataille d’image. Une bataille de prestige. Une bataille où Pierre Karl Péladeau refuse de laisser croire que TVA Sports est arrivée au bout du chemin.

Après avoir investi des centaines de millions de dollars dans cette chaîne depuis sa création et perdu près de 300 millions de dollars, il n’est pas difficile de comprendre pourquoi il refuse de voir le projet se terminer sur une capitulation.

Les chiffres lui offrent d’ailleurs un argument qu’il n’avait jamais eu auparavant. Pendant des années, TVA Sports a été présentée comme le symbole d’un échec financier pendant que RDS incarnait la stabilité.

Or, pour la première fois, les chaînes sportives de Bell ont affiché des pertes supérieures à celles de TVA Sports. Pour plusieurs, cela ne change rien au fait que l’ensemble du marché traverse une crise profonde. Mais pour Québecor, ce renversement permet au moins de soutenir que Bell n’est plus intouchable.

Et ça pour l'ego de Péladeau... c'est dangereux. Il oublie tout l'agent perdu. Tant q'ill plante Bell dans sa tête.

Oui. Cette bataille ne se joue plus uniquement sur une feuille de calcul. Elle se joue aussi sur le terrain de la réputation, de la rivalité et de la volonté de ne jamais céder.

Pendant que tout le monde calcule les milliards, les parts de marché et les pertes annuelles, Pierre Karl Péladeau Il veut... gagner...

Son portefeuille coule... mais sa petite personne plane...