Claude Giroux a été attrapé par la réalité. Le malaise qu'il a créé à Ottawa est... malaisant...
Le vétéran tente aujourd’hui de faire croire que son retour à Ottawa était uniquement une décision familiale.
Le problème?
Peu de gens semblent vraiment y croire.
Après avoir testé le marché des joueurs autonomes pendant plusieurs jours, le vétéran de 38 ans est finalement revenu signer un contrat d’un an avec les Sénateurs… avant d’expliquer qu’il avait choisi la stabilité, sa famille et les relations qu’il avait bâties à Ottawa.
Le discours est beau.
Mais il cadre difficilement avec tout ce qui s’est passé depuis le début de l’été.
Tout le monde savait que Giroux voulait d’abord vérifier si une meilleure occasion s’offrait à lui.
Son rêve de terminer sa carrière à Philadelphie n’a jamais été un secret.
Et Montréal représentait aussi une destination qui l’attirait énormément.
S’il avait reçu l’offre qu’il espérait d’une de ces deux organisations, est-ce qu’il serait encore à Ottawa aujourd’hui?
Poser la question c'est y répondre.
C’est là que plusieurs commencent à lever les sourcils.
Les Sénateurs lui avaient pourtant présenté une offre depuis des mois.
Steve Staios l’a confirmé publiquement.
Ottawa attendait simplement sa réponse.
Mais Giroux voulait tester le marché.
Pourquoi?
Parce qu’il croyait pouvoir obtenir mieux.
Au final, ce « mieux » n’est jamais arrivé.
Le Canadien de Montréal n’a jamais démontré d'intérêt. Il a même été approché par le clan Giroux mais a fermé la porte poliment.
Le plus dur à avaler pour le vétéran demeure justement le rejet du Canadien de Montréal. Pendant des semaines, plusieurs voyaient un mariage naturel entre le vétéran franco-ontarien et le Tricolore.
Lui-même aurait adoré terminer sa carrière à Montréal. Mais à l’interne, Kent Hughes n’a jamais véritablement embarqué dans cette idée. La priorité de l’organisation était claire: trouver un attaquant top-6 plus jeune, capable de grandir avec Ivan Demidov, Nick Suzuki, Cole Caufield et le reste du noyau. Malgré ses 49 points et son différentiel de +20 la saison dernière, Giroux, à 38 ans, ne cadrait tout simplement plus avec cette vision.
Le Canadien a préféré conserver sa flexibilité plutôt que d’investir dans un vétéran en fin de carrière. Pour Giroux, ce refus a été particulièrement difficile, lui qui espérait réellement que Montréal deviendrait sa prochaine destination. Au final, cette porte ne s’est jamais véritablement ouvert
À Philadelphie, le scénario romantique d’un retour a aussi semblé s’éteindre rapidement.
Les options se sont tranquillement refermées.
Et soudainement…
Ottawa est redevenu le meilleur choix.
Aujourd’hui, Giroux explique qu’il est resté pour sa famille.
« J’ai trois garçons : ce n’est plus seulement ma décision. J’aime l’organisation, mes coéquipiers, le personnel d’entraîneurs et tout ce qui entoure l’équipe. Ça fait quatre ans que je suis ici, j’ai bâti des relations et ça n’aurait pas été facile de tout quitter »,
Hum.
Tu as beau aimer l’organisation et tes coéquipiers.
La réalité est qu'ils sont devenus tes bouches-trous.
Personne ne remet en question ces raisons.
Mais elles arrivent seulement… après un détour sur le marché des joueurs autonomes.
Si Ottawa représentait réellement son choix numéro un depuis le début, pourquoi avoir refusé l’offre déposée avant l’ouverture du marché?
Pourquoi attendre que toutes les autres portes se referment?
C’est cette séquence qui nourrit les critiques car Giroux se la joue émotionnel, quand dans le fond, il voulait aller ailleurs.
Giroux refuse même de répondre aux journalistes quand on lui demande s'il a eu d'autres offres d'autres équipes. Il ne veut pas faire un fou de lui!
« Nous avons évalué tous les scénarios. Au final, jouer ici, surtout en deuxième moitié de saison quand tout a commencé à cliquer, c’est excitant »
« À la fin de la saison, je voulais m’assurer d’avoir encore l’envie de jouer, que la flamme était toujours allumée. Ça ne m’a pas pris beaucoup de temps pour déterminer que je voulais continuer avec cette organisation. Je veux atteindre le niveau supérieur ici, nous en parlons depuis des années ».
Pourquoi mentir?
Au final, Claude Giroux n’a pas choisi Ottawa en premier.
Il est revenu à Ottawa après avoir constaté que les autres possibilités qu’il espérait ne se concrétisaient pas.
Il n’y a rien de honteux à ça.
Tous les joueurs autonomes veulent connaître leur valeur sur le marché.
Mais il est difficile de prétendre aujourd’hui que tout était uniquement une question de famille, alors que c’est lui-même qui avait décidé de repousser l’offre des Sénateurs pour aller voir ailleurs.
Le marché lui a finalement répondu.
Et cette réponse l’a ramené exactement là où il avait commencé.
