Dernière offre de Montréal pour Anthony Mantha: son entourage à Longueuil réagit

Dernière offre de Montréal pour Anthony Mantha: son entourage à Longueuil réagit

David Garel
Le 2026-07-14

Le dossier Anthony Mantha est loin d’être terminé à Montréal.

Au contraire.

Selon ce qui circule, le Canadien de Montréal garde toujours sa proposition sur la table.

Deux ans.

Environ 10 millions de dollars au total.

Kent Hughes n’aurait jamais retiré son offre.

Et plus les journées avancent, plus Anthony Mantha se retrouve dans une position extrêmement inconfortable.

Pourquoi?

Parce que ce sont les séries éliminatoires qui lui ont probablement coûté une fortune.

Pendant la saison régulière, le Québécois avait tout pour décrocher le gros contrat qu’il recherchait.

33 buts.

64 points.

Un joueur de 6 pieds 5 pouces capable, en théorie, de dominer physiquement les défenseurs adverses.

Son clan croyait pouvoir obtenir quatre saisons garanties, avec un salaire annuel évalué entre 5 et 6 millions de dollars.

Puis les séries sont arrivées.

Et tout s’est écroulé.

Une seule passe en six matchs.

Aucun but.

Pratiquement invisible lorsque les matchs sont devenus plus physiques.

Au lieu d’utiliser son imposant gabarit pour déranger les défenseurs devant le filet, Mantha a trop souvent joué en périphérie.

Il a évité les zones payantes.

Il a refusé d’aller salir son chandail devant le gardien.

Pire encore, plusieurs recruteurs lui reprochent d’avoir écopé de pénalités complètement inutiles au pire moment de la saison.

Les dirigeants de la LNH regardent toujours les séries avec une attention particulière.

Parce que c’est là que les gros contrats se gagnent…

Ou se perdent.

Et dans le cas de Mantha, plusieurs formations sont ressorties avec exactement le même constat.

Le talent est indéniable.

Mais peut-on vraiment lui faire confiance lorsque les matchs comptent le plus?

Sans oublier son historique de blessures graves au courant de sa carrière.

Voilà pourquoi le téléphone ne sonne toujours pas.

Pendant ce temps, le Canadien continue de chercher un ailier capable d’évoluer dans son top-6 avec Ivan Demidov.

Elliotte Friedman l’a confirmé: Kent Hughes demeure frustré de ne pas avoir réussi à mettre la main sur un véritable attaquant offensif dans la vingtaine.

Kirill Marchenko n’a jamais quitté Columbus.

Matthew Knies est demeuré intouchable.

Nico Hischier n’est jamais devenu disponible et a signé pour 5 ans et 60 M$.

Le marché s’est refermé.

Et c’est exactement pourquoi Anthony Mantha demeure une option crédible.

Selon nos informations, le dossier n’est absolument pas mort.

L’offre de deux ans avoisinant les 10 millions de dollars serait toujours sur la table.

Le Canadien refuse simplement d’aller au-delà.

Kent Hughes ne veut pas s’attacher pendant quatre saisons à un joueur de 31 ans dont l’historique de blessures et l’inconstance inquiètent encore plusieurs organisations.

Mais pour deux ans?

Le risque devient beaucoup plus acceptable.

Il y a aussi un autre élément qui circule dans l’entourage de Mantha, à Longueuil.

Certaines personnes près de lui se demanderaient si la pression montréalaise représente réellement le bon environnement pour la prochaine étape de sa carrière.

L’idée de jouer pour le Canadien suscite évidemment beaucoup d’enthousiasme. Porter le chandail de l’équipe de son enfance, évoluer près de sa famille et participer à la montée d’un jeune noyau représente un scénario tellement attirant.

Mais, en même temps, certaines personnes près de lui se demanderaient si le marché montréalais correspond réellement à son tempérament.

La pression quotidienne, les attentes immenses, l’attention médiatique constante et le fait que chaque mauvaise séquence devienne un débat public alimenteraient certaines réflexions.

Ce n’est pas un refus de Montréal, loin de là. C’est plutôt une question que son entourage se pose légitimement : Anthony Mantha est-il vraiment bâti pour vivre sous les projecteurs du marché le plus exigeant de toute la LNH?

Le marché du Canadien n’est pas fait pour tout le monde.

Chaque présence est analysée.

Chaque mauvaise séquence devient un sujet de débat.

Et après des années marquées par les blessures et les critiques, certains se demanderaient si Mantha souhaite réellement vivre cette pression au quotidien.

Reste que, sportivement, le mariage demeure logique.

Le Canadien a besoin d’un ailier capable de marquer.

D’un vétéran pour épauler Ivan Demidov.

D’un gros gabarit capable d’apporter une présence offensive dans un top-6 encore très jeune.

Et Mantha, malgré toutes les critiques, possède toujours ce profil.

La balle est maintenant dans son camp.

Le marché lui a envoyé un message extrêmement clair.

Le contrat de quatre ans qu’il espérait n’est peut-être plus réaliste.

S’il est prêt à revoir ses exigences à la baisse, Montréal l’attend toujours.

Sinon, Kent Hughes continuera simplement de patienter.

Et jusqu’à maintenant, c’est une stratégie qui lui a souvent rapporté.