5,15 millions de dollars en poche : la honte Chris Kreider frappe Kent Hughes
Chris Kreider et Kent Hughes. Getty et Journal de Montréal

5,15 millions de dollars en poche : la honte Chris Kreider frappe Kent Hughes

William Petit Lemay
Le 2026-10-24

Chris Kreider a déjà sécurisé une somme considérable avec le Canadien de Montréal, mais ses performances sur la glace ne suivent pas la même trajectoire.

Après dix matchs, le vétéran américain totalise un seul but et trois passes. Pire encore, il n’a récolté aucun point à ses sept dernières rencontres...

Pendant que son compte bancaire se remplit, les questions sur son utilité à Montréal se multiplient.

À 35 ans, Kreider possède pourtant un curriculum vitæ qui inspire le respect. Avec 636 points en 968 matchs dans la LNH, l’ailier de six pieds trois pouces et 232 livres a longtemps été reconnu pour sa puissance, sa capacité à déranger les défenseurs et son efficacité près du filet.

Le Canadien espérait retrouver une bonne partie de ces qualités en lui offrant une occasion de relancer sa carrière à Montréal.

Pour le moment, le rendement offensif est loin des attentes. Kreider évolue actuellement sur le deuxième trio avec Alex Newhook et Josh Anderson, mais il peine à transformer ses présences en occasions dangereuses. Son manque de vitesse devient une source de frustration, alors que le Canadien cherche à maintenir un rythme élevé et à profiter de chaque présence offensive.

Un boni de deux millions déjà encaissé.

Le dossier devient particulièrement délicat lorsqu’on regarde les détails de son contrat. Kreider a accepté de quitter les Ducks d’Anaheim après avoir renoncé aux quatre millions de dollars qui lui restaient en salaire réel. Il avait toutefois déjà reçu un million de dollars en boni de signature le 1er juillet.

Avec Montréal, son contrat d’un an lui garantit 2,15 millions de dollars, dont un salaire de 850 000 $ et un boni de signature de 1,3 million. Une clause de non-mouvement complète accompagne également l’entente.

Le contrat prévoit aussi 3,25 millions de dollars en bonis de performance. Le plus important, fixé à deux millions, était conditionnel à sa participation à dix matchs. Kreider a atteint ce plateau et a donc rempli cette condition. En additionnant le million reçu d’Anaheim, les 2,15 millions garantis par Montréal et ce boni, il a sécurisé environ 5,15 millions de dollars en revenus contractuels bruts associés aux deux ententes.

D’autres sommes demeurent possibles : 250 000 $ à chacun des seuils de 10, 20 et 30 buts, puis 500 000 $ pour 40 buts. Avec un seul but après dix matchs, ces récompenses sont encore loin d’être acquises.

Le retour de Demidov pourrait compliquer les choses...

Le malaise risque de prendre de l’ampleur lorsque les blessés reviendront. Ivan Demidov, absent depuis le 6 octobre pour une période estimée de deux à quatre semaines, doit éventuellement retrouver sa place dans l’alignement. Nick Suzuki est lui aussi à l’écart pour plusieurs semaines.

Au retour du capitaine, Oliver Kapanen pourrait retrouver un rôle de deuxième centre, avec Demidov à ses côtés. Une place d’ailier resterait alors à distribuer entre Kreider et Anderson, qui connaît un bon début de saison et se donne des arguments pour conserver ses responsabilités.

Si Kreider perd sa place sur le deuxième trio, son utilisation pourrait diminuer considérablement. Pour un vétéran dont les revenus garantis et le boni déjà acquis dépassent cinq millions de dollars, l’image serait difficile à défendre auprès des partisans.

Martin St-Louis a toutefois intérêt à ne pas toucher au troisième trio francophone, composé de Phillip Danault, Zachary Bolduc et Alexandre Texier, puisque la chimie entre les trois joueurs fonctionne bien.

Si Chris Kreider perd sa place sur le deuxième trio au retour des blessés, il pourrait donc se retrouver sur le quatrième trio aux côtés de Jake Evans et Kirby Dach, une rétrogradation qui rendrait son contrat de 5,15 millions de dollars encore plus difficile à justifier.

Kent Hughes avait besoin d’un joueur capable d’aider le Canadien à franchir une nouvelle étape. L’expérience de Kreider peut encore servir, notamment dans les batailles devant le filet et dans le vestiaire. Toutefois, ces qualités ne suffiront pas si sa production offensive ne suit pas.

Le contrat est avantageux pour Kreider sur le plan financier. Pour Montréal, le véritable bilan reste à faire. Avec Demidov et Suzuki appelés à revenir, le vétéran devra rapidement démontrer qu’il mérite sa place, faute de quoi le malaise autour de cette signature risque de grandir encore.

Chris Kreider n'est pu dans son "prime" et ça fait mal au CH...

Ouch