Jake DeBrusk refuse de disparaître des rumeurs entourant le Canadien de Montréal.
L’attaquant des Canucks de Vancouver ne veut pas participer à une reconstruction et serait ouvert à Montréal, malgré sa clause complète de non-mouvement.
Kent Hughes connaît le joueur, Montréal a déjà manifesté de l’intérêt pour lui et Vancouver cherche à revoir considérablement sa structure salariale.
Le Canadien a besoin d’un ailier gauche. DeBrusk pourrait être la réponse.
À 30 ans, l’ancien attaquant des Bruins de Boston possède exactement le profil qui manque à Montréal : un marqueur naturel, capable de jouer dans un top-6, qui peut produire sans avoir besoin de monopoliser la rondelle.
Après 15 matchs cette saison, il compte cinq buts et cinq passes pour dix points. Ce n’est pas une production spectaculaire, mais c’est le genre de joueur qui trouve régulièrement le fond du filet.
DeBrusk est un attaquant de 20 à 30 buts. Il a inscrit 23 buts et 42 points en 81 rencontres la saison dernière, dans une formation de Vancouver qui a connu énormément de difficultés.
L’année précédente, il avait marqué 28 fois et récolté 48 points. À Boston, il avait également démontré à plusieurs reprises qu’il pouvait produire offensivement dans un environnement exigeant.

Il ne faut pas chercher midi à quatorze heures : Montréal a besoin de ce genre de joueur.
Le dossier Chris Kreider devient d’ailleurs de plus en plus préoccupant. L’attaquant ne suit plus le rythme espéré et le Canadien ne peut pas se permettre de compter uniquement sur lui pour régler ses problèmes à l’aile gauche.
Si l’organisation veut réellement donner à Ivan Demidov les outils nécessaires pour franchir une autre étape lorsqu'il reviendra de blessure, elle doit ajouter des attaquants capables de contribuer régulièrement.
DeBrusk représente une option beaucoup plus intéressante qu’un simple joueur de profondeur.
Son contrat est également un argument majeur. Il touche 5,5 millions de dollars par saison et est lié à Vancouver jusqu’en 2031. Dans un marché où les salaires des attaquants continuent de grimper, obtenir un marqueur établi de 20 à 30 buts à ce prix est l'aubaine de l'année.
Il n’a pas besoin d’être payé comme une superstar pour remplir une fonction importante dans une équipe aspirante.
Il possède aussi une expérience précieuse des séries éliminatoires. En 86 matchs éliminatoires, il a inscrit 27 buts et récolté 47 points. Il sait ce que signifie jouer lorsque la pression augmente, une qualité qui ne devrait pas être sous-estimée dans une jeune équipe comme Montréal.
Le nom d’Adam Engström entre en jeu.
Les Canucks seraient vraiment intéressés par le jeune défenseur suédois du Canadien et ce, depuis des lunes.
Ce n’est pas nouveau. Vancouver recherche du renfort à la ligne bleue et Engström possède plusieurs qualités qui peuvent séduire une organisation : mobilité, intelligence, capacité à transporter la rondelle et potentiel de développement dans la LNH.
Montréal possède justement un surplus de défenseurs gauchers. Kent Hughes doit éventuellement décider comment utiliser cette profondeur pour améliorer son attaque. Engström devient donc une pièce de négociation évidente entre Kent Hughes et le DG des Canucks, Ryan Johnson.
Vancouver apprécie son profil parce qu’il représente un défenseur jeune, contrôlable et beaucoup moins coûteux qu’un vétéran établi. Les frères Sedin, qui occupent des fonctions importantes dans l’organisation de Vancouver, connaissent bien le hockey suédois et peuvent apprécier le potentiel d’un joueur comme lui.
Un scénario autour d’Engström pourrait donc prendre forme. Montréal pourrait ajouter un choix au repêchage ou un autre élément selon les exigences de Vancouver.
Le Canadien aimerait évidemment conserver ses meilleurs espoirs et éviter de toucher à son noyau. Voilà pourquoi son acquisition ne devrait pas nécessiter une rançon comparable à celle exigée pour une vedette de premier plan.
Il faut également rappeler que le Canadien avait déjà tenté de convaincre DeBrusk de venir à Montréal lorsqu’il était joueur autonome en 2024. L’intérêt de Kent Hughes ne date donc pas d’hier. Le journaliste Jimmy Murphy a également rapporté que le CH avait de nouveau manifesté de l’intérêt pour l’attaquant.
Le Canadien n’a pas besoin de faire exploser son budget pour ajouter un ailier capable de marquer. Oui, la priorité est un centre, mais le besoin urgent est surtout un attaquant top-6 gaucher.
Jake DeBrusk coche beaucoup de cases : 30 ans, une production régulière, de l’expérience en séries, un contrat raisonnable et une volonté de ne pas s’éterniser dans une organisation en reconstruction.
Kent Hughes a déjà démontré qu’il savait profiter des difficultés d’autres organisations pour obtenir des joueurs à des conditions avantageuses. Vancouver pourrait lui offrir une nouvelle occasion de le faire.
Croisons les doigts.
