Kent Hughes continue tranquillement de transformer l’identité du Canadien de Montréal.
Et plus le repêchage avance, plus un constat saute aux yeux.
Le directeur général du Tricolore ne cherche plus simplement du talent brut.
Il cherche des joueurs capables d’imposer leur présence physique… et Wesley Royston vient confirmer cette tendance de façon spectaculaire.
Avec le 190e choix au total, en sixième ronde, le Canadien a mis la main sur un véritable mastodonte de 6 pieds 4 pouces et 186 livres en sélectionnant l’attaquant droitier canadien Wesley Royston, des Attack d’Owen Sound dans la OHL.
Et disons-le immédiatement.
Ce choix n’a absolument rien de banal.
Parce que malgré une production offensive plutôt modeste de 19 points en 59 matchs cette saison, plusieurs organisations de la LNH surveillaient Royston de très près.
Pourquoi?
Parce qu’on parle ici d’un profil que toutes les équipes recherchent désespérément.
Un grand ailier droit.
Un patineur explosif.
Un joueur capable de frapper comme un camion.
Et surtout… un attaquant qui joue avec une certaine violence naturelle.
Les statistiques racontent rarement l’histoire complète.
Royston n’est pas ce qu’on appelle un marqueur naturel.
On ne parle pas ici d’un futur joueur de top-6 offensif.
Soyons clairs.
Sa projection actuelle ressemble beaucoup plus à un attaquant de soutien dans un bottom-6, possiblement un joueur de troisième ou quatrième trio, capable d’amener une dimension extrêmement physique.
Et c’est précisément ce qui intrigue les recruteurs.
Selon plusieurs observateurs, Royston est tout simplement l’un des patineurs les plus explosifs de toute la OHL pour un joueur de son gabarit.
À 6 pieds 4, la façon dont il génère sa vitesse est carrément inhabituelle.

Son accélération est impressionnante.
Ses croisements sont fluides.
Sa mécanique de patinage est déjà considérée comme un outil de calibre professionnel.
Et lorsqu’il décide d’utiliser son physique…
Ça devient très désagréable pour l’adversaire.
Mises en échec ouvertes.
Batailles le long des rampes.
Présences agressives après le sifflet.
Protection de rondelle avec sa portée.
Présence intimidante en échec avant.
Royston joue avec ce qu’on appelle un mean streak.
Cette petite zone de méchanceté naturelle qu’on ne peut pas enseigner.
Le problème?
Sa constance.
Et c’est probablement ce qui explique pourquoi il était encore disponible aussi tard au repêchage.
Certaines soirées, il domine physiquement.
D’autres… il disparaît complètement.
Son maniement de rondelle demeure limité.
Son instinct offensif ne saute pas aux yeux.
Son hockey IQ offensif reste une interrogation.
Mais les outils physiques?
Ils sont exceptionnels.
Et c’est exactement le genre de pari que Kent Hughes semble vouloir accumuler depuis le début de ce repêchage.
Regardez simplement la tendance.
D’abord Gleb Pugachyov.
Ensuite Cooper Cleaves.
Maintenant Wesley Royston.
Trois joueurs énormes.
Trois joueurs robustes.
Trois joueurs qui adorent jouer un hockey lourd.
Trois joueurs qui rendent la vie pénible à l’adversaire.
Ce n’est plus un hasard.
Le Canadien est clairement en train de changer son ADN.
Pendant plusieurs années, Montréal a accumulé du talent offensif.
De la vitesse.
Du skill.
De la créativité.
Aujourd’hui?
Kent Hughes semble vouloir ajouter quelque chose qui manquait cruellement à cette organisation.
Du poids.
De l’intimidation.
De la dureté.
De la brutalité.
Les comparaisons actuelles placent Royston dans un profil qui pourrait éventuellement ressembler à un attaquant de quatrième trio capable de tuer des pénalités, protéger une avance et transformer un match grâce à son impact physique.
Son plafond n’est probablement pas spectaculaire offensivement.
Mais dans la LNH moderne, des joueurs de 6 pieds 4 capables de patiner comme lui… ça se développe.
Et ça devient extrêmement précieux en séries éliminatoires.
Une chose devient claire après ce repêchage.
Kent Hughes n’est plus en train de bâtir une équipe simplement talentueuse.
Il est en train de bâtir une équipe qu’on va détester affronter.
Et Wesley Royston vient d’ajouter une autre couche de violence à cette transformation.
Le message envoyé au reste de la LNH?
Le Canadien devient méchant.
Très méchant.
