Kent Hughes a attendu jusqu’au 221e rang au total, tout au bout de la septième ronde, avant d’offrir une dernière surprise aux partisans du Canadien.
Et cette fois, disons-le franchement : Montréal vient de faire plaisir au Québec.
Le Tricolore vient de sélectionner le défenseur québécois Jean-Samuel Daigneault, un arrière gaucher de 6 pieds 3 pouces, originaire de Saint-Michel, en Montérégie, qui poursuit tranquillement une ascension que peu de partisans connaissaient avant aujourd’hui.
Ce qui frappe immédiatement chez Daigneault, c’est évidemment le gabarit.
À 191 livres, avec déjà un physique très intéressant pour un joueur de seulement 18 ans, il s’inscrit parfaitement dans ce qu’on observe depuis le début de ce repêchage chez le Canadien.
Et le message commence à devenir impossible à ignorer.
Kent Hughes accumule du volume.
Du gabarit.
Des défenseurs.
Des joueurs capables de compliquer la vie de l’adversaire.

Après Gleb Pugachyov, Cooper Cleaves, Brayden Klimpke, voilà maintenant un autre défenseur… et cette fois, un projet bien de chez nous.
Le parcours de Daigneault est particulièrement intéressant.
Repêché 34e au total dans la LHJMQ par les Cataractes de Shawinigan en 2024, il a plutôt choisi la route américaine afin de poursuivre son développement.
La saison dernière, il évoluait avec les Muskegon Lumberjacks dans la USHL, l’une des meilleures ligues de développement junior aux États-Unis.
En 47 matchs, il a récolté 5 points, ajoutant ensuite 12 matchs de séries dans un rôle essentiellement défensif.
Ses statistiques offensives ne font pas sauter aux yeux.
Mais ce n’est absolument pas ce que les recruteurs regardent chez lui.
Daigneault est un défenseur longiligne, très mobile pour sa taille, qui utilise bien sa portée et qui joue un hockey extrêmement simple.
Pas de flashy.
Pas de risques inutiles.
Un style sobre.
Efficace.
Physique.
Et surtout… un projet encore très brut.
C’est exactement ce qui rend cette sélection intéressante.
À ce stade du repêchage, le Canadien ne cherche plus des joueurs prêts rapidement.
On cherche des paris de développement.
Des joueurs qui possèdent déjà des outils naturels difficiles à enseigner.
Et dans le cas de Daigneault, la combinaison taille + mobilité + instinct défensif attire clairement l’attention.
Il poursuivra d’ailleurs son développement du côté de Brantford dans la OHL l’an prochain, un niveau extrêmement important pour déterminer s’il possède un véritable potentiel professionnel.
Soyons honnêtes.
Un choix au 221e rang a statistiquement très peu de chances d’atteindre un jour la LNH.
Mais le profil intrigue.
Et surtout…
Ce choix vient confirmer quelque chose de très intéressant dans la stratégie actuelle du Canadien.
Kent Hughes ne repêche plus simplement du talent brut.
Il construit tranquillement une identité.
Depuis deux jours, Montréal accumule les joueurs imposants.
Les défenseurs mobiles.
Les profils robustes.
Les projets à long terme.
Comme si l’organisation envoyait un message clair :
Le Canadien veut devenir beaucoup plus difficile à affronter.
Et pour conclure ce repêchage…
Disons que terminer avec un gros défenseur québécois…
Ça risque de faire sourire bien des partisans ce soir...
Wow
