Le cauchemar d'Alexander Zharovsky recommence.
Depuis des semaines, son nom revient sans arrêt dans les plus grosses rumeurs de transactions impliquant le Canadien.
D’abord, il y a eu le dossier Matthew Knies.
Puis celui de Kirill Marchenko.
À chaque fois qu’un attaquant de premier plan est associé à Montréal, une même question revient : quel espoir Kent Hughes serait-il prêt à sacrifier?
Et le nom de Zharovsky refait constamment surface.
Les plus récentes informations rapportées autour du dossier Marchenko n’ont fait qu’alimenter ces spéculations.
Jean-Luc Grand-Pierre a expliqué que l’offre du Canadien reposait principalement sur des espoirs et des choix au repêchage. Il n’a pas identifié publiquement les joueurs concernés, mais cette précision a immédiatement relancé les discussions sur l’identité de l’« espoir premium » qui aurait pu être demandé par Columbus.
C’est là que le dossier devient particulièrement délicat.
Le Canadien répète depuis des mois à quel point il croit au potentiel de Zharovsky.
Ivan Demidov a passé une partie de son été avec lui à Montréal.
Les deux jeunes Russes entretiennent une relation très proche.
Ils représentent, aux yeux de plusieurs partisans, une partie importante de l’avenir offensif de l’organisation.
Mais lorsqu’un joueur du calibre de Kirill Marchenko devient potentiellement accessible, les conversations changent complètement.
Toutes les organisations doivent se poser la même question.
Jusqu’où est-on prêt à aller pour obtenir un joueur déjà établi?
Le Canadien possède une banque d’espoirs parmi les plus enviées de la LNH.
C’est une force.
Mais c’est aussi ce qui fait que chacun de ses meilleurs jeunes devient un sujet de discussion dès qu’une transaction majeure est évoquée.
Pour Zharovsky, cette réalité ne doit pas être simple.
Il tente de poursuivre son développement.
Il prépare sa prochaine saison.
Et pendant ce temps, son nom revient constamment dans les débats entourant les plus grosses transactions de l’été.
Personne ne peut dire aujourd’hui ce qui se passera dans les prochains jours.
Une chose est certaine : si Montréal veut mettre la main sur un joueur du calibre de Marchenko, Columbus demandera inévitablement des actifs de très grande valeur.
Toute la question est de savoir lesquels.
Et c’est précisément ce qui fait de Zharovsky l’un des noms les plus surveillés de l’organisation cet été.
Le véritable casse-tête de Kent Hughes commence maintenant.
Tout le monde comprend qu’un joueur du calibre de Kirill Marchenko ne s’obtient pas avec une offre ordinaire.
Les Blue Jackets ne cherchent pas à accumuler uniquement des choix au repêchage.
C’est là que les discussions deviennent particulièrement délicates pour le Canadien.
David Reinbacher est intouchable.
Depuis son repêchage, le Canadien le présente comme un pilier de sa future brigade défensive. L’organisation l’a développé avec énormément de patience et tout indique qu’elle continue de le voir comme un défenseur appelé à jouer un rôle majeur pendant de nombreuses années.
Michael Hage est intouchable aussi.
Kent Hughes aimerait rendre Zharovsky intouchable en offrant plusieurs choix de 1re ronde à Columbus.
Mais il semble que les Blue Jackets sont obsédés par Zharovsky.
Son profil possède une immense valeur sur le marché.
Jeune.
Talentueux.
Encore en développement.
Et déjà capable d’attirer l’attention de plusieurs organisations.
Si Columbus exige réellement un espoir de premier plan, Kent Hughes devra trouver une façon de satisfaire cette demande sans toucher au prodige russe qu’il considère essentiels à son projet.
Est-ce qu’une combinaison de deux choix de première ronde, Bryce Pickford et d’un jeune joueur déjà établi comme Kirby Dach pourrait convaincre les Blue Jackets?
C’est probablement ce que tente de construire le directeur général du Canadien.
Depuis plusieurs semaines, les informations qui circulent laissent croire que Montréal explore toutes les avenues possibles afin d’éviter de sacrifier certains de ses plus gros joyaux.
Mais plus la valeur de Marchenko augmente, plus cette mission devient difficile.
Il ne faut pas oublier un autre élément.
Marchenko n’est pas un projet.
C’est un attaquant de 25 ans qui a déjà démontré qu’il pouvait produire au plus haut niveau de la LNH.
Les Blue Jackets savent exactement ce qu’ils possèdent.
Ils savent aussi que plusieurs équipes s’intéressent à lui.
Dans ces circonstances, pourquoi accepteraient-ils une offre qui ne comprendrait pas au moins un actif de très grande valeur?
Voilà pourquoi ce dossier est si complexe.
Le Canadien veut frapper un grand coup.
Les Blue Jackets veulent être récompensés à la hauteur du talent qu’ils laisseraient partir.
Et entre les deux se retrouve le pauvre Zharovsky dont le nom circule malgré lui dans les rumeurs.
À mesure que les négociations avancent, une chose devient de plus en plus évidente : si Kent Hughes réussit finalement à mettre la main sur Kirill Marchenko, il aura probablement dû trouver un équilibre extrêmement difficile entre préserver l’avenir de son organisation… et accepter de payer le prix exigé pour acquérir un véritable attaquant de premier trio.
