Pendant des mois, les partisans des Canadiens de Montréal ont rêvé à Robert Thomas.
Le profil était parfait.
Un centre établi.
Un joueur dans la force de l’âge.
Un fabricant de jeu capable d’évoluer immédiatement avec Ivan Demidov.
Un contrat raisonnable.
Bref, le candidat idéal pour régler le problème du deuxième centre.
Sauf qu’aujourd’hui, cette porte est pratiquement refermée.
Le journaliste Andy Strickland, qui couvre les Blues de Saint-Louis au quotidien, affirme que le nouveau directeur général Alexander Steen n’a aucune intention d’échanger Robert Thomas. À moins d’une offre complètement déraisonnable, tout indique que le centre vedette sera au camp d’entraînement des Blues en septembre.
Cette information change beaucoup de choses.
Elle change surtout la réalité du Canadien.
Depuis plusieurs semaines, Montréal surveille tous les centres disponibles. Nico Hischier. Dylan Larkin. Mason McTavish. Vincent Trocheck. Robert Thomas.
Mais lorsque les options disparaissent une à une, les dirigeants doivent parfois emprunter un autre chemin.
Et c’est exactement pour cette raison que le nom d’Alexis Lafrenière prend autant d’ampleur présentement.
François Gagnon n’est pas du genre à lancer des rumeurs pour faire parler. Lorsqu’il commence à évoquer sérieusement une possibilité, c’est généralement qu’il entend les mêmes choses que plusieurs personnes à travers la ligue.
« Considérant que c’est Jeff Gorton et Nick Bobrov qui ont repêché Alexis Lafrenière au tout premier rang avec les Rangers de New York, est-ce qu’ils ne peuvent pas se dire :
“On savait qu’il serait bon. On est convaincus qu’il peut être encore meilleur au sein de notre organisation”? Est-ce qu’il n’y a pas des recruteurs qui regardent son dossier en se disant que sortir de New York pour arriver à Montréal pourrait être le fit parfait pour lui? »
@bpmsportsradio Alexis Lafrenière pourrait rejoindre Jeff Gorton avec le CH !
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Or, plus les semaines avancent, plus le lien entre Montréal et Alexis Lafrenière revient constamment.
Frank Seravalli a déjà révélé qu’avant la date limite des transactions, le Canadien avait discuté sérieusement avec les Rangers de New York d’une transaction impliquant Patrik Laine, un espoir important et un choix de 1re ronde.
Depuis, plusieurs observateurs tentent d’identifier cet espoir.
Un nom revient sans cesse.
David Reinbacher.
Et lorsqu’on analyse froidement le dossier, l’hypothèse n’a rien d’absurde.
Les Rangers n’allaient jamais échanger Alexis Lafrenière simplement pour absorber le contrat de Patrik Laine et récupérer un espoir secondaire.
Même avec certaines déceptions dans son développement, Lafrenière demeure un ancien premier choix au total âgé de seulement 24 ans.
Cette saison, il a inscrit 24 buts et 57 points malgré un début de campagne difficile.
Surtout, il a déjà démontré qu’il pouvait performer lorsque les matchs comptent réellement.
Lors du parcours des Rangers jusqu’en finale d’association, il avait récolté 14 points, dont huit buts, en seulement 16 matchs éliminatoires.
Ce n’est pas le profil d’un joueur qui disparaît sous pression.
C’est probablement ce qui plaît autant à Jeff Gorton.
Après tout, c’est lui qui l’a sélectionné au premier rang du repêchage.
Personne dans l’organisation montréalaise ne connaît mieux les forces, les faiblesses et le potentiel réel de Lafrenière que Gorton.
Et contrairement à plusieurs autres joueurs qui circulent sur le marché, son contrat s’intègre presque parfaitement à la structure salariale actuelle du Canadien.
Nick Suzuki touche 7,875 millions.
Juraj Slafkovsky touche 7,6 millions.
Alexis Lafrenière est signé jusqu’en 2032 pour 7,45 millions de dollars par saison.
Il arriverait pratiquement dans la même hiérarchie salariale que le reste du noyau
Aucun contrat à dix millions.
Aucune entente démesurée.
Aucune bombe financière qui viendrait déséquilibrer le vestiaire.
Dans une LNH où le plafond salarial continue d’exploser, cette entente pourrait même devenir très intéressante si Lafrenière franchit finalement un autre niveau offensif.
Et c’est précisément le pari que plusieurs semblent prêts à faire.
Montréal croit depuis longtemps que le joueur n’a jamais réellement atteint son plein potentiel.
Plusieurs personnes autour de la ligue pensent même qu’il serait mieux placé pour réussir à Montréal qu’à Toronto.
Le lien avec Martin St-Louis intrigue aussi énormément.
L’idée de voir Lafrenière évoluer avec Ivan Demidov fait rêver plusieurs recruteurs.
Demidov a besoin de talent autour de lui.
Lafrenière a besoin d’un environnement capable de relancer complètement sa carrière.
Sur papier, l’association paraît naturelle.
La vraie question demeure le prix.
Si l’espoir impliqué était réellement David Reinbacher, le débat devient beaucoup plus complexe.
Le Canadien est-il prêt à abandonner le potentiel d’un défenseur droitier choisi cinquième au total pour obtenir une certitude offensive immédiate?
La question mérite d’être posée.
Reinbacher demeure un espoir très apprécié à travers la ligue.
Mais les blessures ont ralenti son développement.
Les attentes liées au dossier Matvei Michkov continuent de le suivre.
Et pendant ce temps, Montréal cherche activement un défenseur droitier établi sur le marché.
Ce simple détail envoie déjà un message.
Lorsque ton organisation cherche agressivement un défenseur droitier alors que tu es censé représenter l’avenir à cette position, les autres équipes prennent des notes.
Aujourd’hui, avec Robert Thomas qui semble rester à Saint-Louis, le dossier Lafrenière devient plus intéressant que jamais.
Ce n’est peut-être pas la solution parfaite.
Ce n’est certainement pas sans risque.
Mais plus les options disparaissent au centre, plus l’idée d’ajouter un ailier de premier plan capable de grandir avec Demidov commence à gagner du terrain.
Et si cette fameuse offre n’était jamais vraiment morte?
Peut-être qu’elle attend simplement que les Rangers décident eux aussi quelle direction ils veulent prendre.
