Arrivée de Brendan Gallagher à Vancouver: Elias Pettersson impliqué

Arrivée de Brendan Gallagher à Vancouver: Elias Pettersson impliqué

David Garel
Le 2026-06-06

Brendan Gallagher n'a jamais ét aussi proche de Vancouver.

Depuis quelques jours, tout indique que Gerry Johannson est déjà au travail.

L’agent de Gallagher a reçu la permission des Canadiens de Montréal de discuter avec d’autres équipes afin de faciliter une transaction, et parmi les destinations qui reviennent constamment, Vancouver apparaît en tête de liste.

Gallagher n’a jamais caché son attachement à la Colombie-Britannique. Ancienne vedette des Giants de Vancouver, avec toute sa famille installée dans la région, il a lui-même admis que les Canucks représentaient “une opportunité de vie” et que “certainement, Vancouver serait un excellent endroit”.

Les Canucks seraient tellement agressifs dans le dossier que certains journalistes sont persuadés que le CH n'aura pas à envoyer un choix de 4e ou 5e ronde pour se débarrasser du contrat de Gallagher.

RG Média affirme même que ce sont Vancouver qui va débourser un choix tardif au repêchage pour obtenir Gallagher.

On n'y croit pas. Le CH ne recevra rien pour le vétéran fini, mais les Canucks sont prêts à absorber son salaire au complet.

À Vancouver, le problème n’est plus seulement hockey.

Le problème s’appelle Elias Pettersson.

Depuis la signature de son contrat de 92,8 millions de dollars (11,6 M$ par année), le Suédois joue avec le poids du monde sur les épaules.

Les statistiques ont chuté, la confiance s'est évaporée, il est en dépression et plusieurs observateurs de l’organisation parlent désormais davantage de son état mental que de son lancer ou de son coup de patin.

Les Canucks cherchent désespérément des solutions.

Ils ont essayé de modifier ses compagnons de trio. Ils ont changé les combinaisons. Ils ont tenté de le relancer offensivement. Rien ne fonctionne durablement.

C’est là que le nom de Brendan Gallagher devient intéressant.

Personne ne prétend que Gallagher va redevenir le joueur de 30 buts qu’il était autrefois. Ce n’est même plus la question.

La valeur de Gallagher aujourd’hui dépasse largement la feuille de pointage.

Partout où il est passé à Montréal, les entraîneurs, les dirigeants et les jeunes joueurs ont parlé de son obsession du travail. Son intensité quotidienne est devenue légendaire. Même lorsque son corps le trahissait, même lorsque les blessures s’accumulaient, il continuait à arriver à l’aréna avec la même énergie.

Dans un vestiaire qui cherche son identité, cette présence a une valeur immense.

Et plusieurs personnes autour du dossier à Vancouver croient justement que Gallagher pourrait devenir une sorte de mentor pour Pettersson.

L'équivalent d'un grand frère-psychologe sportif.

Un joueur capable de lui rappeler chaque jour que le talent seul ne suffit pas lorsque la confiance disparaît. Un vétéran capable de démontrer par son comportement quotidien comment traverser les périodes sombres sans s’effondrer.

Gallagher a vécu les critiques de Montréal.

Il a vécu les blessures.

Il a vécu les saisons perdues.

Il a vécu les remises en question publiques, alors qu'il se fait traiter de joueur le plus surpayé de la LNH depuis des années.

Et malgré tout, il a continué à se battre.

C’est exactement ce qui manque à Pettersson actuellement.

Le centre vedette des Canucks donne parfois l’impression d’être prisonnier de sa propre tête. Son contrat est devenu un sujet quotidien. Chaque match sans point provoque un nouveau débat. Chaque erreur est analysée à la loupe.

Depuis deux saisons, les critiques ne portent plus seulement sur sa production offensive, mais aussi sur son engagement quotidien.

L’ancien attaquant des Canucks Chris Higgins, qui a travaillé pendant cinq ans dans le développement des joueurs de l’organisation, a lancé une charge dévastatrice contre certains vétérans du club sans nommer directement Pettersson.

Higgins s’est dit incapable de comprendre pourquoi, après six ou sept années dans la LNH, on parle encore de préparation honteuse, d’habitudes d’entraînement horribles et d’effort ridicule.

Selon lui, lorsqu’un joueur est rendu à ce stade de sa carrière et que ces questions reviennent constamment, il ne s’agit plus d’un problème de hockey, mais d’un problème de caractère.

Il a même ajouté qu’il n’avait pas vu chez Pettersson cette fameuse “hargne” ni ce “regard de prédateur” qui distingue les véritables compétiteurs.

Là où Pettersson semble manquer de confiance et d’intensité, Gallagher a bâti toute sa carrière sur le travail, la discipline et la capacité de continuer à avancer malgré l’adversité.

Vancouver ne cherche peut-être pas seulement un ailier vétéran. Vancouver cherche peut-être quelqu’un capable de montrer l’exemple à un joueur vedette qui semble avoir perdu son chemin.

Vancouver ne cherche pas seulement un ailier de profondeur.

Le nouveau DG Ryan Johnson cherche des adultes capables de stabiliser un vestiaire qui semble avoir perdu confiance en lui-même.

Et lorsque l'agent Gerry Johannson s’assoit avec les dirigeants des Canucks, il est difficile de croire que cet argument n’est pas au cœur des discussions.

Les chiffres de Gallagher ne feront rêver personne.

Son leadership, lui, continue d’intéresser beaucoup de monde.

Et dans une organisation qui tente encore de sauver Elias Pettersson de sa spirale, Brendan Gallagher pourrait représenter bien davantage qu’une simple acquisition.

Il pourrait devenir l’un des rares joueurs capables d’aider la franchise à reconstruire quelque chose qui ne s’achète pas sur le marché des transactions : la confiance.

Et l'éthique de travail.