Arrogance mal placée: Jakub Dobes puni par le karma
Jakub Dobes. Montreal Gazette

Arrogance mal placée: Jakub Dobes puni par le karma

David Garel
Le 2026-10-07

L’inquiétude autour de Jakub Dobes est loin d’être réglée

Jakub Dobes avait quelque chose hier soir. Mais il s’est encore effondré.

Après un été où son statut de « rockstar » à Montréal a fait couler beaucoup d’encre, après un camp qui avait soulevé plusieurs questions sur son attitude et sa nonchalance et après avoir vu son nom circuler partout sur les réseaux sociaux, le gardien du Canadien savait très bien ce qui se disait autour de lui.

Il l’a pratiquement admis lui-même après la victoire de 3-2 contre les Maple Leafs.

« Je me sens très bien. J’ai vu que beaucoup de gens avaient beaucoup d’opinions sur moi. Je voulais simplement prouver que je suis prêt. Je vais continuer à travailler fort et je suis excité pour Pittsburgh. »

Ouch. On connaît la suite. Il a encaissé 11 buts… à ses deux derniers matchs.

Il montre une moyenne de buts alloués de 4,43 et un pourcentage d’efficacité de ,856 depuis le début de la saison.

Horrible.

Il avait vu les commentaires. Il avait entendu les critiques. Il savait que son été de « rockstar » était devenu un sujet de discussion et que son attitude pendant le camp avait été scrutée à la loupe.

Et il a décidé de tomber dans l’arrogance.

Il savait que plusieurs personnes commençaient à se demander si le jeune gardien n’avait pas pris un peu trop au sérieux le nouveau statut qu’il avait obtenu après ses séries éliminatoires spectaculaires.

Son langage corporel n’a d’ailleurs pas aidé.

Depuis le début de la saison, quelque chose semblait différent chez Dobes. Une certaine nonchalance. Une attitude parfois étrange. Des réactions qui donnaient l’impression d’un gardien beaucoup plus sûr de lui qu’il ne l’était quelques mois auparavant.

Ce n’est pas nécessairement une mauvaise chose d’avoir confiance en ses moyens.

Mais à Montréal, la frontière entre la confiance et l’arrogance est extrêmement mince.

Et Dobes a donné suffisamment de matière à discussion pour que les partisans commencent à se poser des questions.

Tony Marinaro a d’ailleurs expliqué, en compagnie de Mario Langlois aux Amateurs de sports, que Dobes suivait attentivement tout ce qui se disait à son sujet.

« Dobes prend toute cette information-là. Il veut savoir ce qui se dit sur lui dans les médias. Ça démontre à quel point il est plus fort entre les oreilles cette année. »

Plus fort vraiment? C’est plutôt le contraire. Il est en train de s’écrouler.

Le problème n’est pas uniquement ses statistiques.

C’est son langage corporel.

Cette impression de nonchalance qui s’était installée autour de lui.

C’était cette nouvelle attitude de « rockstar » que plusieurs avaient commencé à lui reprocher.

Et c’est peut-être justement ce qui explique pourquoi sa déclaration a mal passé au Québec.

Le gardien tchèque n’est plus le jeune inconnu qui arrive en pleine saison et vole soudainement le poste à tout le monde. Il n’est plus la belle surprise des séries éliminatoires.

Il est maintenant le gardien sur lequel le Canadien compte. Et il est en train de « choker » sa vie.

Il possède un nouveau contrat de 5,36 M$ par année étalé sur 3 ans.

Le Canadien ne pourra pas se contenter d’un Dobes qui joue au fraîchier lorsque tout va bien et qui devient nonchalant lorsque les choses tournent mal.

Il doit être celui qui reste solide lorsque la pression augmente.

Mais il décide de combattre les critiques en étant baveux.

Le karma vient de le frapper de plein fouet. Et il mérite tout ce qui lui arrive.

L’arrogance ne règle jamais rien dans la vie.