Attitude déplacée: Jakub Dobes veut se sortir de Montréal
Jakub Dobes. TVA Sports

Attitude déplacée: Jakub Dobes veut se sortir de Montréal

David Garel
Le 2026-10-23

Le dossier Jakub Dobeš prend une tournure de plus en plus inquiétante à Montréal. Après sa pénalité en prolongation et ses déclarations qui ont fait grincer des dents, le gardien tchèque se retrouve au centre d’une controverse qui dépasse largement une simple erreur sur la glace.

Selon les informations et les commentaires qui circulent, la frustration grandirait au sein de l’organisation devant son attitude, son refus apparent d’assumer pleinement ses responsabilités et une arrogance qui commence à agacer sérieusement.

« Je ne qualifierais pas ça d’erreur. C’est ce que mon instinct me disait de faire pour aider l’équipe. »

Cette déclaration résume le problème. Dobeš a pris une décision coûteuse en prolongation, puis il a expliqué pourquoi il croyait avoir raison de la prendre.

Son intention était peut-être d’aider le Canadien, mais une bonne intention ne transforme pas une mauvaise décision en bon jeu. À ce niveau, un gardien doit être capable de reconnaître qu’il a mal évalué une situation. Point final.

Le Canadien n’a pas besoin d’un joueur qui cherche à justifier chaque geste. Il a besoin de joueurs capables d’assumer leurs erreurs, surtout lorsque celles-ci coûtent des points à une équipe qui ne peut pas se permettre de les gaspiller.

Martin St-Louis veut bâtir une culture de responsabilité, et les propos de son gardien ne cadrent pas avec ce discours.

Le plus frustrant, c’est que Dobeš aurait pu éteindre la controverse en quelques secondes. Il suffisait de reconnaître qu’il avait voulu aider ses coéquipiers, qu’il avait pris une mauvaise décision et qu’il ferait mieux la prochaine fois. Au lieu de cela, il a insisté sur son intention et ramené la discussion vers les difficultés collectives de l’équipe.

Comme s'il voulait que ses coéquipiers soient coupables avec lui.

L’arrivée de Jacob Fowler dans l’équation ajoute une pression supplémentaire. Le Canadien possède un jeune gardien qui est l'élu pour ramener la Coupe Stanley à Montréal. Il sera d'aillers devant le filet ce soir contre les Blackhawks à Chicago.

Dobeš n'est pas capable de l'accepter et semble vouloir se sortir de Montréal volontairement.

Dobeš a le droit d'être arrogant. Mais l'arrogance devient un problème lorsqu’elle se transforme en incapacité à reconnaître ses torts.

Surtout quand plusieurs témoins le voient fêter toute la nuit dans les bars montréalais, au point qu'il n'est souvent pas capable de marcher droit à trois heures du matin.

Les discussions ne portent plus seulement sur ses performances. Son attitude, ses déclarations et les rumeurs concernant ses habitudes à l’extérieur de la patinoire alimentent également les conversations.

Ces allégations qui circulent à propos de ses sorties et de ses soirées sont un véritable cauchemar pour Chantal Machabée et le département des communications du CH.

Lorsqu’un joueur évolue à Montréal, chaque déclaration est scrutée et chaque geste peut devenir un sujet de discussion. Il ne contrôle pas toutes les critiques, mais il contrôle ce qu’il dit devant les médias, la façon dont il répond aux questions difficiles et surtout, la manière qu'il se comporte à l'extérieur de la patinoire.

Le Canadien a aussi la responsabilité de bien préparer ses joueurs à ces moments. Le département des communications peut les aider à répondre clairement, sans esquiver les questions ni alimenter inutilement une polémique. Mais aucune préparation médiatique ne peut remplacer les crampes au cerveau de ce gardien qui ne semble pas avoir le plus grand quotient intellectuel.

Il est clair que le Canadien a déjà décidé de se séparer de Dobeš et que le gardien cherche volontairement à provoquer son départ en ce moment.

Tous ses agissements bizarres permettent de confirmer ses intentions toxiques: il veut se sortir de Montréal.

Le Canadien doit protéger sa culture, évaluer ses options devant le filet et s’assurer que ses gardiens comprennent les attentes de l’organisation.

Si Dobeš ne parvient pas à démontrer qu’il peut accepter la critique et progresser, les dirigeants devront envisager toutes les possibilités pour crever l'abcès.

Surtout que le gardien est en train de salir la réputation du club pendant sa vie nocturne.

Le Canadien ne peut pas contrôler toutes les réactions de son gardien. Il peut toutefois établir clairement ce qu’il attend de lui.

À Montréal, le talent ouvre des portes, mais l’attitude peut finir par brûler un homme.

Aux yeux de Kent Hughes et Jeff Gorton, il est déjà brûlé.

Une transaction est inévitable.