Ballottage: Samuel Montembeault bientôt puni par le Canadien de Montréal

Ballottage: Samuel Montembeault bientôt puni par le Canadien de Montréal

David Garel
Le 2026-07-22

Samuel Montembeault vient de commettre la pire erreur de son parcours avec le Canadien de Montréal.

Quand un gardien affirme publiquement qu’il ne veut pas faire partie d’un ménage à trois, il envoie un message. Pas seulement à son directeur général.

À son coach, à ses coéquipiers, à tout son équipe qui est censée être une famille.

Sam lance le message que sa petite personne passe avant tout le monde relié au CH.

Le Canadien n'a pas du tout apprécié la sortie de Samuel Montembeault qui exprime publiquement son refus d’un ménage à trois en allant jacasser aux journalistes sous la table.

Lorsqu’un directeur général tente de gérer une situation aussi délicate d'un gardien indésirable qu'il a tenté d'échanger depuis le début de l'été, les négociations se déroulent habituellement à l’interne, loin des micros.

En choisissant de rendre sa position publique, Montembeault a inévitablement ajouté de la pression sur son organisation.

Le problème, c’est que Samuel Montembeault n’est pas en position de dicter les conditions.

Le Canadien, lui, doit penser à l’avenir de l’organisation.

Et cet avenir porte un nom : Jacob Fowler.

Depuis son arrivée chez les professionnels, Fowler est traité comme le gardien de demain. Tout ce que fait le Canadien depuis plusieurs mois laisse croire que l’organisation veut accélérer son développement. Pendant ce temps, Jakub Dobeš a lui aussi démontré qu’il méritait plus de 5 M$ par année et le poste de numéro un.

Jacob Fowler a déjà averti l'organsiation qu'il refusait d'aller à Laval la saison prochaine et le Canadien partage cette vision de son développement.

Ouch. Kent Hughes place Montembeault dans sa niche, alors que Fowler reçoit le traitement royal.

À ce moment, dans la tête de Kent Hughes et Jeff Gorton, ce n'est plus une question d'ego, mais une question de réalité.

Montréal possède maintenant trois gardiens qui aspirent à un poste dans la grande ligue, mais seulement deux vrais gardiens de la LNH.

À un certain moment, le gardien digne de la ligue américaine doit partir. Et ce gardien est bel et bien Québécois.

La apriorité du Canadien est clair.

Ce n’est plus de protéger le confort de Samuel Montembeault, peu importe ses chichis.

C’est de préparer l’avenir.

Kent Hughes devra donc prendre une décision qui risque d'énerver les petits médias québécois francophone fefans.

Les dirigeants devront inévitablement choisir une direction: celle du ballottage.

Tu ne veux pas de ménage à trois à Montréal Sam? Parfait, on va t'en organiser un... à Laval..

Si aucune transaction ne se matérialise d'ici septembre parce que personne ne veut du pire gardien de toute la LNH, le ballottage devient la seule solution.

Disons que ça apprendra à Sam de se tourner la langue sept fois avant de parler.

Le Canadien pourrait alors espérer qu’une autre organisation réclame Samuel Montembeault et absorbe son salaire annuel de 3,15 millions de dollars.

Rêve impossible?

Si personne ne le réclame, direction Laval. Il se retrouverait alors avec Kappo Kähkönen et Kevin Mandolese, et sans être méchant envers Sam et sa famille, on n'est même pas certain qu'il serait assuré du poste de numéro un.

Rendu là, on ne se soucie guère si Montembeault "choke" encore plus à Laval, tant qu'il ne soit plus nuisible au développement de Fowler et Dobeš

Parce qu’en repoussant constamment l’échéance, c’est le développement de leurs jeunes gardiens qui risque d’en souffrir.

Le dossier Montembeault n’est donc plus seulement une question de performances horribles, de détresse mentale ou d'effondrement sportif.

Il est devenu une question de planification.

Et lorsqu’une organisation est convaincue que deux jeunes gardien représente son avenir, les décisions finissent souvent par se prendre d’elles-mêmes.

Le malaise ne fait que commencer.

Ce dossier pourrait devenir l’un des plus délicats de tout le camp d’entraînement du Canadien.