Le nom de Jake DeBrusk refuse de disparaître des rumeurs entourant le Canadien de Montréal. Et plus on analyse la situation, plus on se demande si Kent Hughes ne tient pas enfin son ailier top-6 à prix raisonnable.
Selon le journaliste Jimmy Murphy, le Canadien a de nouveau démontré de l’intérêt pour DeBrusk. Ce n’est pas une première. Montréal avait déjà tenté de le convaincre lorsqu’il était joueur autonome en 2024, puis s’était informé de sa disponibilité à la date limite des transactions. Aujourd’hui, son nom revient encore une fois avec insistance.
Les Canucks veulent réduire considérablement leur masse salariale. C'est maintenant public: la direction aimerait retrancher près de 20 millions de dollars de sa masse salariale réelle.
Une partie du travail est déjà faite, mais il reste encore plusieurs millions à retrancher, et Jake DeBrusk fait partie des joueurs dont le nom circule constamment sur le marché.
C’est exactement le genre de situation que Kent Hughes adore exploiter.
Au lieu de payer une fortune pour un joueur établi, le Canadien pourrait profiter des difficultés financières de Vancouver pour obtenir un excellent ailier sans avoir à vider sa banque d’espoirs.
On ne parle pas ici d’un joueur en déclin.
On parle d’un attaquant de 29 ans, en plein cœur de sa carrière, qui mesure 6 pieds 1 pouce, pèse près de 200 livres, peut évoluer autant à gauche qu’à droite et qui marque des buts année après année.
La saison dernière, DeBrusk a inscrit 23 buts et 42 points en 81 matchs avec la pire équipe de la LNH.
L’année précédente, il avait récolté 28 buts et 48 points.
Avant cela, il avait également connu plusieurs saisons de plus de 25 buts avec les Bruins de Boston.

Bref, on sait exactement ce qu’il est.
Un marqueur de 20 à 30 buts capable de jouer dans un top-6.
Le tout avec un contrat qui devient de plus en plus intéressant.
Il est signé jusqu’en 2031 avec un salaire annuel de 5,5 millions de dollars.
Dans une LNH où le plafond salarial continue d’exploser, ce contrat ressemble à une véritable aubaine qui va "fiter" parfaitement dans la nouvelle structure salariale sous-payée du CH.
Il ne faut pas oublier non plus son expérience des séries éliminatoires.
DeBrusk a disputé 86 matchs de séries, produisant 27 buts et 47 points sous une énorme pression à Boston.
Ce genre d’expérience n’a pas de prix pour une jeune équipe comme le Canadien.
Le plus intéressant dans tout ce dossier demeure toutefois le coût d’acquisition.
Si Vancouver cherche réellement à alléger sa masse salariale avant tout, Kent Hughes n’aurait pas à sacrifier un choix de 1re ronde ou un espoir premium.
Au contraire.
Les Cancuks seraient à la recherche d'un jeune défenseur.
Une transaction pourrait très bien se construire autour d’un choix de deuxième ronde, accompagné d’un joueur-plombier déjà établi omme Arber Xhekaj, qui possède une belle valeur de transaction car il a un profil unique de shérif.
Adam Engström intéresserait aussi les Canucks, alors que les présidents Sedin tiennent leur compatriote suédois en grande estime.
Selon ce qui circule, le CH aimerait mieux sacrifier Xhekaj qu'Engström, mais les négociations continuent entre les deux équipes.
Rappelons que le nom de Xhekaj circule de plus en plus à Calgary aussi.
Cela ferait mal de sacrifier le shérif populaire.
Mais Jake DeBrusk est le profil qui cadre parfaitement avec les besoins du Canadien.
Le contrat est raisonnable.
L’expérience est là.
La production est constante comme un métronome.
Et surtout, Vancouver semble avoir un besoin beaucoup plus pressant de libérer de l’argent que d’obtenir une rançon en retour.
Kent Hughes adore profiter de ce genre de rapport de force.
Le directeur général du Canadien pourrait bien réussir l’une des meilleures affaires de son été en mettant la main sur un ailier top-6… sans sacrifier le cœur de son avenir.
Amen.
