Congédiement: le propriétaire des Hurricanes commet l’irréparable

Congédiement: le propriétaire des Hurricanes commet l’irréparable

David Garel
Le 2026-07-22

Tom Dundon ne perd pas de temps.

Quelques mois après être devenu l’actionnaire majoritaire des Trail Blazers de Portland, le propriétaire des Hurricanes fait déjà parler de lui… pour les mauvaises raisons.

Selon Forbes, la nouvelle direction a entrepris une vaste opération de réduction des coûts. Environ 70 postes ont déjà été supprimés dans les bureaux de l’organisation. Cette fois, c’est le département des diffusions qui est frappé de plein fouet.

Des congédiements... sans pitié...

Après 19 saisons, l’analyste Michael Holton quitte l’organisation.

Des figures connues comme Tom Haberstroh, Neil Everett et Jamie Hudson ne seront également plus de l’aventure.

D’autres employés ont subi d’importantes baisses salariales ou n’ont tout simplement pas vu leur contrat être renouvelé. Même l’avenir des voix bien connues Kevin Calabro et Travis Demers demeure incertain.

Le groupe de production télévisuelle a aussi été réduit, ce qui soulève déjà des inquiétudes quant à la qualité des retransmissions des matchs.

Évidemment, un propriétaire a parfaitement le droit de gérer son entreprise comme il l’entend. Réduire les dépenses n’est pas un crime.

Mais avec Tom Dundon, le problème est que ce scénario se répète constamment.

Depuis son arrivée à la tête des Hurricanes de la Caroline en 2018, il s’est bâti une réputation de propriétaire extrêmement agressif lorsqu’il est question de couper dans les dépenses. Les négociations salariales sont souvent menées au couteau, plusieurs employés de longue date ont quitté l’organisation et la volonté de réduire les coûts revient année après année.

L’épisode de Chuck Kaiton demeure probablement l’exemple le plus marquant. Après des décennies à décrire les matchs des Hurricanes à la radio, le légendaire descripteur a quitté lorsque l’organisation a voulu réduire considérablement sa rémunération. L’équipe avait ensuite remplacé la diffusion radio traditionnelle par une retransmission de l’audio de la télévision, une décision qui avait provoqué énormément de critiques à l’époque.

Aujourd’hui, les événements à Portland donnent l’impression qu’on assiste exactement au même film.

Le plus ironique dans tout cela?

Lorsque les Hurricanes gagnent, Tom Dundon aime être au premier rang pour célébrer les succès de son organisation.

L’exemple le plus frappant demeure la Coupe Stanley remportée par la Caroline. Son nom apparaît sur le trophée, tout comme ceux de plusieurs membres de sa famille, alors que des employés de longue date de l’organisation n’ont pas eu cet honneur. Cette décision avait fait énormément jaser dans le milieu du hockey et avait alimenté les critiques à son endroit.

C’est précisément ce qui dérange chez Dundon.

Il n’hésite pas à demander des sacrifices à tout le monde. Il coupe des postes, réduit les salaires, refuse parfois de payer le prix pour conserver des gens appréciés. Mais lorsque vient le temps de récolter les honneurs, il semble beaucoup moins discret.

Les partisans peuvent accepter des décisions difficiles lorsqu’elles s’inscrivent dans un véritable projet sportif. En revanche, lorsqu’ils ont l’impression que les compressions deviennent une philosophie de gestion permanente, le message passe beaucoup moins bien.

À Portland, Tom Dundon n’a même pas complété sa première année comme propriétaire qu’il réussit déjà à aliéner une partie importante de ceux qui faisaient vivre la franchise depuis des années.

Les Blazers découvrent rapidement ce que plusieurs observateurs de la Caroline connaissent déjà.

Avec Tom Dundon, les victoires sont célébrées en grand.

Les factures, elles, sont souvent présentées aux autres.