Kirby Dach est encore là. Encore une fois, Martin St-Louis trouve une façon de lui donner une nouvelle occasion de se faire valoir. Cette fois, l’entraîneur-chef du Canadien explique que la présence de Dach sur le deuxième trio apporte de la profondeur à sa formation.
« Ça nous donne de la profondeur sur toutes les lignes. Alex Newhook et Kirby Dach peuvent prendre des mises au jeu », a expliqué St-Louis.

Sur papier, l’argument se défend. Dans la réalité, plusieurs partisans commencent sérieusement à se demander combien de chances Dach devra encore obtenir avant que le Canadien passe à autre chose.
La nouvelle configuration survient après la blessure d’Ivan Demidov, qui devrait être absent pour une période de deux à quatre semaines. Son absence vient modifier les combinaisons offensives de Montréal et pousse Juraj Slafkovsky, Alex Newhook et Kirby Dach sur le deuxième trio.
Le premier trio reste intact avec Nick Suzuki, Cole Caufield et Chris Kreider. Martin St-Louis conserve donc sa recette actuelle avec ses trois joueurs les plus utilisés offensivement.
Le changement arrive derrière eux.
Zachary Bolduc, Philippe Danault et Alexandre Texier composent le troisième trio, tandis que Florent Xhekaj s’apprête à disputer son premier match de la saison avec Jake Evans et Josh Anderson.
Dach obtient donc une nouvelle fenêtre.
C’est précisément cette répétition qui commence à agacer une partie des partisans.
Depuis son arrivée à Montréal, Dach a été présenté comme un potentiel deuxième centre capable de devenir une pièce importante du futur du Canadien. Son gabarit, ses habiletés et son potentiel avaient justifié l’investissement de Kent Hughes lorsqu’il avait envoyé le 13e choix au repêchage à Chicago en 2022.
Quatre ans plus tard, le scénario attendu ne s’est jamais concrétisé.
Les blessures ont ralenti son développement. Son rôle a changé à plusieurs reprises. Son utilisation offensive a diminué. Son avenir à Montréal a aussi alimenté de nombreuses rumeurs au cours des derniers mois.
Malgré tout, une autre porte vient de s’ouvrir.
C’est difficile pour certains partisans de ne pas y voir une nouvelle audition.
Le contrat d’un an évalué à 3,6 millions $ avait déjà alimenté cette perception durant l’été. Dach devait avoir une occasion de démontrer qu’il pouvait encore devenir un joueur important. Maintenant, il retrouve le deuxième trio, avec Slafkovsky et Newhook.
La question n’est donc plus seulement de savoir si Dach possède encore du potentiel.
Elle concerne plutôt le nombre de fois où Montréal doit continuer à lui donner cette chance.
Les rumeurs de transaction rendent le dossier encore plus intrigant. Les Oilers d’Edmonton ont plusieurs besoins à l’attaque et connaissent particulièrement bien le joueur. Kirby Dach est originaire de Fort Saskatchewan, son frère Colton joue à Edmonton et Stan Bowman est celui qui l’avait sélectionné au troisième rang en 2019 avec Chicago.
Plusieurs éléments rendent donc une transaction potentielle intéressante, sans pour autant confirmer qu’elle est imminente.
Frank Seravalli a aussi soulevé le problème de l’espace disponible dans l’alignement montréalais. Avec les jeunes qui poussent et les vétérans déjà en place, le Canadien devra éventuellement créer de la place quelque part.
C’est peut-être précisément ce qui rend les commentaires de St-Louis difficiles à avaler pour certains partisans.
Parler de profondeur est logique lorsqu’un joueur apporte régulièrement une contribution fiable. Dans le cas de Dach, plusieurs veulent maintenant voir des résultats plutôt qu’une nouvelle occasion.
Le Canadien n’a pas besoin de l’enterrer. Il n’a pas non plus besoin de forcer une transaction.
Kent Hughes peut encore croire à son potentiel.
Mais à force de repousser l’échéance, le dossier devient de plus en plus difficile à ignorer. La prochaine chance de Kirby Dach doit finir par mener quelque part, sinon les mêmes explications risquent de revenir encore une fois.
À un moment donné, il faut savoir lâcher prise : Kirby Dach a eu suffisamment de chances pour démontrer qu’il pouvait devenir le joueur espéré à Montréal, et si ça ne fonctionne toujours pas, le Canadien doit simplement accepter de tourner la page et passer à autre chose.
Misère...
