Ça se complique en Russie : Alexander Zharovsky inquiète sérieusement Montréal
Alexander Zharovsky. Journal de Montréal

Ça se complique en Russie : Alexander Zharovsky inquiète sérieusement Montréal

William Petit Lemay
Le 2026-10-14

Alexander Zharovsky devait poursuivre son développement en Russie avant de faire éventuellement le saut dans la Ligue nationale.

Or, son début de saison soulève plusieurs questions chez les partisans du Canadien de Montréal. Le jeune attaquant de 19 ans ne produit pas au rythme espéré et son rendement actuel contraste avec les promesses affichées lors de sa première campagne dans la KHL.

Jeremy Garrett, qui suit attentivement les activités du hockey russe, a d’ailleurs soulevé le problème sur les réseaux sociaux. Selon lui, Zharovsky ne ressemble plus du tout au joueur qu’il était la saison dernière. Une évaluation qui mérite attention, puisque le choix de deuxième ronde du Canadien avait donné de bonnes raisons de croire qu’il pourrait devenir un élément important de l’avenir offensif de l’organisation.

La saison dernière, Zharovsky avait récolté 42 points, dont 16 buts et 26 passes, en 59 rencontres avec le Salavat Ioulaïev d’Oufa. Cette production avait placé le jeune Russe sur la carte, même si son rendement avait diminué en deuxième moitié de campagne. Ses séries éliminatoires avaient également été difficiles, avec seulement deux mentions d’aide en 10 matchs.

Cette année, la situation ne s’améliore pas suffisamment...

Après 16 rencontres, il compte deux buts et six passes pour un total de huit points, en plus d’avoir accumulé 12 minutes de pénalité. Sur une saison de 68 matchs, cette production représenterait environ 35 points. Ce n’est pas catastrophique pour un joueur de son âge, mais les attentes étaient plus élevées après ses performances précédentes.

Il faut toutefois se rappeler que la KHL est une ligue professionnelle où les jeunes doivent gagner leur place. Les entraîneurs ne peuvent pas simplement offrir du temps de glace à un espoir parce qu’une organisation de la LNH a investi sur lui. La production, les décisions avec la rondelle et la constance comptent dans la répartition des responsabilités.

Ivan Demidov a lui aussi dû composer avec les exigences du hockey russe avant de rejoindre Montréal. Son parcours rappelle que le développement d’un jeune talent n’est jamais parfaitement linéaire. Zharovsky doit maintenant trouver une façon de retrouver son rythme, même si les raisons de ses difficultés actuelles demeurent inconnues.

Est-ce une baisse de régime passagère?

Son utilisation par son entraîneur-chef joue-t-elle un rôle?

Les rumeurs de transaction qui circulent autour de son nom pourraient-elles lui trotter dans la tête?

Rien ne permet de confirmer ces hypothèses pour le moment. Il serait donc prématuré de conclure que son attitude ou son désir de jouer à Montréal expliquent ses statistiques.

Une chose demeure intéressante : Zharovsky a déjà eu l’occasion de découvrir la métropole québécoise durant l’été. Il a participé au camp de développement du Canadien et passé du temps avec Ivan Demidov, son compatriote et ami. Il a apprécié son expérience au Canada et exprimé le désir de poursuivre sa progression.

Rien n’indique qu’il hésite à venir jouer avec le Tricolore.

Son avenir contractuel ajoute néanmoins un élément important au dossier. Zharovsky dispute sa dernière année de contrat en Russie, et le Canadien espère le voir terminer son développement sur une note positive avant un éventuel passage en Amérique du Nord.

Pour Montréal, il n’est pas question de paniquer après quelques semaines difficiles. À 19 ans, l’attaquant possède encore du temps pour progresser. Cependant, il devra retrouver sa confiance et démontrer qu’il peut redevenir le joueur qui avait suscité autant d’enthousiasme.

Les partisans du Canadien suivront donc ses prochaines sorties avec attention. Zharovsky a encore tout à prouver, et son passage en Russie pourrait devenir déterminant pour la suite de sa carrière.