Ça sent le brûlé entre Zachary Bolduc et Kent Hughes: Pittsburgh intervient

Ça sent le brûlé entre Zachary Bolduc et Kent Hughes: Pittsburgh intervient

David Garel
Le 2026-08-07

Le message de Kyle Dubas n’aurait pas pu arriver à un pire moment pour Kent Hughes.

Alors que le Canadien de Montréal tente toujours de trouver un terrain d’entente avec Zachary Bolduc, le directeur général des Penguins de Pittsburgh vient de dévoiler publiquement exactement pourquoi il a décidé de prendre un risque majeur avec un jeune joueur encore loin d’être une vedette établie.

Et soyez certains d’une chose : le clan Bolduc a lu chaque mot.

Le contrat de Ville Koivunen est une véritable bombe.

Huit ans.

4 millions de dollars par saison.

32 millions de dollars garantis pour un jeune attaquant qui, malgré un potentiel intéressant, n’a encore rien prouvé sur une longue période dans la LNH.

il a joué 47 maifres matchs pour 14 maigres points et deux petits buts.

Pour l’agent de Bolduc, c’est évidemment le rêve.

Kyle Dubas vient de donner au clan Bolduc plusieurs arguments pour défendre une entente beaucoup plus ambitieuse.

Dubas n’a pas essayé de cacher sa logique. Au contraire, il l’a expliquée très clairement.

Le directeur général des Penguins affirme avoir observé l’évolution du marché des joueurs autonomes, la hausse constante du plafond salarial et surtout la manière dont des joueurs plus âgés, avec des plafonds de progression beaucoup plus limités, continuaient de recevoir des contrats importants.

Il a donc décidé de changer sa façon de penser.

Plutôt que d’attendre que Koivunen explose et de devoir ensuite lui payer beaucoup plus cher, Pittsburgh a décidé de prendre le risque maintenant.

C’est exactement le genre de logique qui peut faire grimper les exigences de Zachary Bolduc.

Dubas a lui-même qualifié le contrat de « pari » que Pittsburgh considère suffisamment peu dangereux pour pouvoir se permettre de le faire pendant huit ans.

C’est probablement la partie que Kent Hughes aimerait le moins entendre.

Parce que Koivunen n’arrive pas à Pittsburgh avec une feuille de route comparable à celle d’un joueur qui a marqué 36 buts dans la LNH.

Il a connu une excellente saison en Finlande.

Il a été nommé sur l’équipe d’étoiles des recrues de la Ligue américaine.

Il a très bien terminé son premier passage dans la LNH avec sept passes en huit matchs.

Mais sa deuxième saison nord-américaine a été beaucoup plus irrégulière.

Il a commencé la saison à Pittsburgh avant de retourner à Wilkes-Barre/Scranton.

Dubas reconnaît même que Koivunen « n’a pas tiré le maximum de son opportunité ».

Le Québécois peut regarder cette entente et demander à Kent Hughes une question très simple :

Pourquoi mon potentiel devrait-il être évalué complètement différemment?

Les équipes doivent maintenant décider si elles veulent payer pour ce qu’un jeune joueur est aujourd’hui ou investir dans ce qu’elles croient qu’il deviendra.

Et Kyle Dubas vient de déclarer publiquement qu’il préfère prendre ce risque tôt.

Zachary Bolduc et son agent peuvent difficilement demander un meilleur argument.

Si Bolduc connaît une grosse saison à Montréal après avoir signé un contrat de transition très court, son prochain contrat pourrait exploser.

Dubas vient de donner des munitions à Bolduc pour un contrat juteux.

Le plus intéressant dans les propos du DG de Pittsburgh, c’est qu’il ne prétend même pas que Koivunen est déjà un joueur établi.

Au contraire.

Il parle de potentiel, développement, projection.

Il explique que Koivunen possède « beaucoup d’intelligence hockey et de talent », ainsi qu’un feu compétitif sous-estimé.

Mais il reconnaît également qu’il doit encore améliorer sa puissance et sa vitesse.

Dubas affirme qu’un contrat à long terme ne signifie absolument pas que Koivunen recevra automatiquement une place dans l’alignement.

Tout le contraire de Kent Hughes qui sous-paye ses vedettes. mais leur assure une place bien au chaud.

Il a réussi à obtenir des contrats extrêmement avantageux avec plusieurs de ses jeunes joueurs et il veut éviter de distribuer de l’argent inutilement.

Mais il y a une limite à cette stratégie.

Parce qu’à force de vouloir acheter le risque au rabais, Kent Hughes va commencer à avoorune réputation de DG cheap.

Si Hughes offre un contrat d’un ou deux ans à Bolduc pour tenter de voir exactement ce qu’il deviendra, le clan du jeune attaquant peut répondre qu’il accepte le risque… mais qu’il veut être payé en conséquence dans deux ans s'il performe.

Voilà le problème. Les joueurs du CH commencent à comprendre que Hughes est un requin.

Le contrat de Koivunen donne donc une nouvelle dimension à la négociation.

Ce n’est plus simplement une question de dollars.

C’est une question de partage du risque.

Pittsburgh vient de démontrer qu’un club peut accepter une partie du risque maintenant pour protéger son avenir.

Le problème?

Un contrat de huit ans à 4 millions n’est pas suffisant pour convaincre Bolduc de renoncer à son potentiel de marché.

Ce dossier commence ce plus en plus à sentir le brûlé.