Cachés dans l'avion: Lindy Ruff refuse de montrer ses joueurs

Cachés dans l'avion: Lindy Ruff refuse de montrer ses joueurs

Par David Garel le 2026-05-15
sabres lindy ruff

Lindy Ruff agit comme un entraîneur qui sent le sol bouger sous ses pieds.

Plus les heures avancent, plus le message envoyé par Buffalo ressemble à celui d’une équipe qui commence sérieusement à sentir la panique s’installer.

Après avoir vu les Sabres gaspiller un match crucial à domicile et maintenant tirer de l’arrière 3-2 dans la série, Ruff a pris une décision de panqiue : cacher son équipe.

Pas d’entraînement.

Pas de présence à l’aréna.

Pas même une simple séance pour tenter de corriger ce qui a complètement déraillé jeudi soir.

Direction immédiate vers l’avion.

Et on l'a fait incognito.

Comme si Buffalo voulait disparaître le plus vite possible.

Comme si personne ne voulait revivre cette soirée.

Le journaliste Paul Hamilton a confirmé que Ruff n’a même pas amené son équipe au KeyBank Center vendredi.

Les joueurs sont allés directement vers l’aéroport.

Aucun média n'a pu prendre de photos, à part l'équipe média des Sabres.

Ruff a ensuite confirmé qu’il ne prévoit même pas faire patiner son équipe samedi matin avant le match de survie au Centre Bell.

Oui.

Une équipe qui vient de perdre un match immense et qui fait face à l'élimination.

Une équipe qui a laissé filer une avance.

Une équipe dont le gardien s’est écroulé.

Une équipe dont les meilleurs joueurs sont invisibles.

Une équipe qui a été indisciplinée.

Une équipe qui a encore offert des revirements défensifs catastrophiques.

Et la solution?

On cache tout le monde.

On reste loin de la glace.

On conserve les énergies.

« Je connais la pression qu’ils ressentent. Je sais comment ils se sentent et à quel point ils tiennent à ça. Une journée loin de l’aréna est une bonne chose. »

Puis il en a rajouté.

Il ne veut même pas regarder derrière.

Tout est maintenant orienté vers le match numéro six.

« Il n’y a pas de raison de regarder en arrière. Tout est maintenant concentré sur le match numéro six. On veut garder toutes nos énergie. »

Ishhh. Ça sonne comme un entraîneur qui essaie surtout de protéger mentalement un groupe qui vient d’encaisser un coup énorme.

Parce qu’il faut appeler les choses par leur nom.

Buffalo a l’air secoué.

Tage Thompson est frustré.

Alex Tuch a avoué qu'il n'avait plus aucune confiance.

Ukko-Pekka Luukkonen a blâmé sa défensive pour sa sortie atroce.

Lindy Ruff lui-même commence à multiplier les commentaires qui sentent davantage la gestion de crise que la confiance.

Et là?

Il retire pratiquement son équipe de la circulation.

Pas de pratique.

Pas de correction sur glace.

Pas d’ajustements visibles.

Pas de confrontation avec les erreurs.

On monte dans l’avion.

On ferme les rideaux.

On essaie de calmer les émotions.

Le problème, c’est qu’il y a énormément de choses à ajuster.

Le jeu de puissance est brisé.

La discipline coûte des buts.

La défensive se fait ouvrir en transition.

Les meilleurs joueurs disparaissent.

Et surtout, les Sabres ont complètement laissé filer Jakub Dobeš après un début de match où il semblait pourtant vulnérable.

Ruff lui-même l’a reconnu.

Les Sabres ont arrêté d’attaquer le gardien du Canadien et ont commencé à vouloir faire “le jeu parfait” au lieu de simplement lancer.

Ils ont laissé respirer un gardien qui semblait pourtant au bord du précipice après trois buts sur quatre tirs.

C’est énorme comme aveu.

Au lieu d’enfoncer le clou, Buffalo a commencé à réfléchir.

À trop passer.

À chercher le beau jeu.

Pendant que le Canadien, lui, recommençait tranquillement à croire.

La différence avec Martin St-Louis saute aux yeux.

D’un côté, un coach qui parle de structure, d’exécution, de momentum et de confiance.

De l’autre, un entraîneur qui retire son équipe de l’aréna et dit essentiellement :

« On va essayer de vider nos émotions puis tout donner demain. »

Ça commence drôlement à ressembler à une équipe qui espère survivre… plutôt qu’à une équipe convaincue qu’elle va renverser la série.

Et à 3-2, avec un Centre Bell qui va être complètement en feu?

Ça sent de plus en plus une organisation qui sait très bien que la fin va arriver samedi soir.

Et cette fois, ils ne pourront pas se cacher.