Catastrophe à Vancouver : Brendan Gallagher complètement invisible
Brendan Gallagher. Getty Image

Catastrophe à Vancouver : Brendan Gallagher complètement invisible

André Soueidan
Le 2026-10-24

Vancouver est en train de vivre un début de saison qui tourne au cauchemar, et Brendan Gallagher n’a toujours pas trouvé le moyen de sortir de l’ombre.

L’ancien attaquant du Canadien devait profiter de son arrivée chez les Canucks pour relancer sa carrière… mais après les premières semaines de la saison, son nouveau départ ressemble davantage à une longue traversée du désert.

Le classement ne ment pas.

En date du 24 octobre, les Canucks affichent une fiche de deux victoires, neuf défaites et une défaite en prolongation, avec seulement cinq points en douze rencontres.

Vancouver occupe le dernier rang de la division Pacifique et se retrouve au fond du classement général de la LNH.

Pour une organisation qui espérait au moins retrouver un peu de stabilité, le réveil est particulièrement pénible.

L’équipe accorde des buts à la chaîne, peine à contrôler les matchs et donne régulièrement l’impression de courir après la rondelle pendant de longues séquences.

La défaite de 5 à 2 contre les Red Wings de Detroit, jeudi, a résumé les difficultés actuelles des Canucks.

Pendant 39 minutes et 14 secondes de jeu, Vancouver n’a pas réussi un seul tir au but.

Les partisans ont fini par applaudir sarcastiquement lorsqu’un tir a finalement atteint le gardien adverse au troisième engagement.

Quand une foule en vient à célébrer un simple lancer comme s’il s’agissait d’un but en séries éliminatoires, c’est généralement que la patience commence sérieusement à manquer.

Dans ce désordre collectif, Gallagher n’arrive pas à faire parler de lui pour les bonnes raisons.

Après onze matchs, l’attaquant québécois n’a toujours pas marqué et n’a récolté qu’une seule passe.

Son temps de glace moyen se situe à 10 minutes et 29 secondes, une baisse importante par rapport aux 12 minutes et 21 secondes qu’il obtenait en moyenne avec Montréal la saison dernière.

Lors du revers contre Detroit, il a même été le deuxième attaquant le moins utilisé par son entraîneur, Manny Malhotra.

Le problème ne se limite pas à une mauvaise séquence devant le filet.

Gallagher évolue sur le quatrième trio et ne participe ni à l’avantage numérique ni au désavantage numérique.

Autrement dit, les occasions de gonfler ses statistiques sont limitées, et son entraîneur ne lui confie pas les responsabilités qui pourraient lui permettre de retrouver un rythme offensif.

Il avait pourtant quitté Montréal dans l’espoir de bénéficier d’un nouveau départ après une dernière campagne difficile, durant laquelle il avait inscrit sept buts et 23 points en 77 parties.

À Vancouver, les attentes étaient modestes, mais elles existaient tout de même.

Le vétéran devait apporter son énergie, sa combativité et son expérience à un groupe qui compte plusieurs jeunes joueurs.

Le blogue CanucksArmy avait notamment identifié un rôle de mentor et un possible rebond offensif parmi les objectifs de sa saison.

Une production de dix à douze buts avait été évoquée comme une cible raisonnable. Pour le moment, Gallagher est loin du compte, même si la saison est encore jeune.

Il faut toutefois éviter de lui faire porter tout le poids du désastre.

Les Canucks ont des problèmes beaucoup plus profonds que la production d’un joueur de quatrième trio.

Leur difficulté à générer des tirs, leurs largesses défensives et leur incapacité à imposer leur rythme ont contribué à cette chute au classement.

Même Brock Boeser a exprimé publiquement sa frustration devant le rendement collectif.

Gallagher n’est donc pas le responsable principal de la crise, mais son rendement personnel ajoute une autre question embarrassante à la liste de problèmes de l’organisation.

La suite sera importante pour lui.

À 34 ans, Gallagher ne peut plus compter uniquement sur son énergie pour conserver une place dans la LNH.

Il doit réussir à transformer ses présences limitées en occasions concrètes, sans quoi son rôle risque de se réduire encore davantage.

Son expérience peut aider les jeunes, mais les équipes ne peuvent pas éternellement justifier la présence d’un attaquant par ce qu’il apporte dans le vestiaire.

La saison est loin d’être terminée, et quelques bons matchs pourraient encore changer le portrait.

Pour l’instant, cependant, Vancouver s’enfonce au classement pendant que Gallagher disparaît offensivement.

Le nouveau départ qu’il espérait obtenir ressemble de plus en plus à une occasion qui lui échappe.

Ouch…