Le hockey international vient de recevoir une annonce qui risque de faire énormément jaser au cours des prochaines semaines.
Après plus de quatre ans d’exclusion, la Russie pourra réintégrer les compétitions internationales à compter de 2027. Une décision qui ne fait pas l’unanimité et qui a même laissé un ancien joueur du Canadien de Montréal complètement sous le choc.
Il s’agit de Tomáš Plekanec.
L’ancien numéro 14 du Tricolore, aujourd’hui âgé de 43 ans et entraîneur adjoint dans son pays natal, n’a pas caché sa surprise lorsqu’il a appris la nouvelle. Sa réaction, rapportée par le journaliste tchèque Zdenek Janda, résume assez bien l’incrédulité qui accompagne cette annonce.
« Nous nous sommes demandé si c’était un poisson d’avril », a-t-il déclaré.

Plekanec croyait difficilement à ce qu’il venait d’apprendre. Pour lui, la possibilité de revoir les équipes russes dans les grandes compétitions internationales était tellement inattendue qu’il a d’abord cru à une mauvaise blague.
Cette réaction survient après une décision importante du Tribunal arbitral du sport (TAS).
Vendredi, l’organisme a demandé à la Fédération internationale de hockey sur glace (IIHF) de permettre le retour des équipes russes dans les tournois à compter de 2027.
La Russie était exclue des compétitions internationales depuis l’invasion de l’Ukraine en février 2022. Depuis, ses sélections nationales ne pouvaient plus participer aux principaux championnats organisés sous l’autorité de la fédération internationale.
Le TAS a notamment estimé que les éléments présentés par l’IIHF pour justifier ses préoccupations liées à la sécurité n’étaient pas suffisants. La décision vient donc modifier une situation qui durait depuis plusieurs années et oblige maintenant les dirigeants du hockey international à préparer la suite.
Toutefois, le retour russe ne fait pas l’unanimité.
L’IIHF a rapidement exprimé son désaccord avec le verdict...
La fédération affirme que l’exclusion avait été nécessaire afin de protéger la sécurité de tous les participants et de préserver l’intégrité de ses compétitions. Elle devra néanmoins se conformer à la décision et évaluer les conséquences de cette réintégration.
Le calendrier risque d’ailleurs de compliquer les choses.
Le premier grand rendez-vous où la Russie pourrait effectuer son retour est le Championnat du monde junior 2027, prévu en Alberta. Le tournoi doit commencer dans seulement 57 jours. Les préparatifs sont donc déjà bien avancés, ce qui laisse peu de temps pour revoir l’organisation et les modalités de participation.
Le Championnat du monde senior prévu en Allemagne pourrait aussi être touché. L’Ukraine s’est qualifiée pour cette compétition pour la première fois en 20 ans. Une éventuelle réorganisation des groupes soulève des questions sur la place des équipes déjà qualifiées.
La possibilité d’un retour sous bannière neutre n’a pas non plus été réglée par le jugement du TAS.
Pendant ce temps, la décision pourrait également influencer les discussions entourant la Coupe du monde de hockey 2028, organisée conjointement par la LNH et l’Association des joueurs. Bill Daly, adjoint au commissaire Gary Bettman, a confirmé que cette nouvelle ferait partie des éléments considérés lorsque les participants seront déterminés.
Pour Plekanec, cette annonce représente donc une surprise majeure dans un dossier qui touche directement le hockey de son pays.
L’ancien attaquant a disputé 14 saisons avec le Canadien de Montréal avant de poursuivre sa carrière en Europe. Il occupe maintenant des fonctions d’entraîneur en Tchéquie et connaît bien les enjeux du hockey international.
Son commentaire sur le poisson d’avril risque de continuer à circuler. Une chose est certaine : le retour éventuel de la Russie ouvre un nouveau chapitre pour le hockey mondial, et les prochaines semaines seront déterminantes pour comprendre comment cette décision sera appliquée.
