Le Canadien de Montréal vient peut-être de perdre une pièce offensive plus importante qu’on le croit avec l’absence d’Ivan Demidov.
Pendant que les partisans espèrent voir Kent Hughes trouver une solution rapidement, un vétéran québécois de 38 ans attend un appel pour poursuivre sa carrière dans la LNH… et son nom mérite sérieusement d’être considéré.
David Perron n’a pas encore terminé.
Selon les informations rapportées par RDS, l’attaquant est toujours déterminé à jouer cette saison et cherche une organisation qui conviendra autant à ses ambitions qu’aux besoins de sa famille.
Son agent, Allan Walsh, a confirmé qu’il cherchait activement la bonne situation, tandis que Perron entretient sa condition physique dans sa ville natale de Sherbrooke.
Voilà une occasion qui devrait attirer l’attention des directeurs généraux à travers la LNH.
Perron est joueur autonome sans compensation, il connaît parfaitement les exigences du hockey professionnel et il possède une expérience que plusieurs jeunes attaquants du Canadien n’ont tout simplement pas encore accumulée.
Avec 332 buts et 812 points en 1 239 matchs dans la LNH, en plus d’une Coupe Stanley remportée avec les Blues de Saint-Louis en 2019, le Québécois a encore un curriculum vitae qui mérite le respect.
Évidemment, personne ne prétend qu’il est encore l’attaquant explosif de ses meilleures années.
À 38 ans, les jambes ne répondent plus nécessairement comme à 25 ans, et sa dernière saison a été marquée par des difficultés et des blessures.
Mais la question n’est pas de savoir si Perron peut redevenir une vedette.
Le véritable enjeu est beaucoup plus simple : pourrait-il aider le Canadien à traverser une période difficile sans que Kent Hughes ait besoin de sacrifier un espoir ou un choix au repêchage?
Depuis la remontée spectaculaire contre les Penguins de Pittsburgh, Montréal a connu des séquences offensives où la créativité n’était pas aussi constante qu’on le souhaiterait.
Ivan Demidov apporte une dimension particulière à l’attaque.
Sur le flanc droit, sa vision du jeu, ses mains et sa capacité à attirer plusieurs adversaires ouvrent des espaces pour ses coéquipiers.
Lorsqu’il transporte la rondelle et force la défense à se réorganiser, il crée des possibilités qui ne se retrouvent pas facilement ailleurs dans l’alignement.
De l’autre côté, Nick Suzuki et Cole Caufield possèdent leur propre dynamique.
Leur complémentarité permet au Canadien de générer des occasions grâce à la lecture du jeu, aux passes rapides et à la finition de Caufield.
Lorsque ces mécanismes fonctionnent, Montréal peut faire mal à n’importe quelle équipe.
Lorsque la production ralentit, chaque absence offensive prend toutefois une importance supplémentaire.
C’est précisément dans cette équation que Perron pourrait devenir intéressant.
Le vétéran n’a pas besoin de transformer complètement l’identité du Canadien.
Il pourrait simplement offrir une option supplémentaire pendant quelques semaines, aider l’équipe à mieux répartir ses responsabilités offensives et donner au personnel d’entraîneurs une autre solution lorsqu’une combinaison ne produit pas les résultats espérés.
Le principal point d’interrogation concerne son côté droitier.
Montréal doit tenir compte de l’équilibre de son alignement et de la place disponible pour ses attaquants.
Ajouter un joueur uniquement parce qu’il est Québécois serait une mauvaise façon de gérer une équipe professionnelle.
Mais si le personnel hockey estime que Perron peut encore contribuer offensivement, son statut de joueur autonome rend le scénario beaucoup plus intéressant qu’une transaction qui coûterait des actifs importants.
Imaginez la différence entre échanger un choix de deuxième ronde et offrir un essai professionnel à un vétéran qui cherche encore sa prochaine occasion.
Le moment compte aussi. Dans une saison où chaque point peut peser dans la course au classement, perdre des rencontres accessibles en raison d’un manque de finition peut coûter cher.
La défaite contre Nashville rappelle qu’une équipe ne peut pas toujours compter sur une remontée spectaculaire pour effacer ses difficultés. Les points abandonnés en octobre peuvent devenir ceux qu’on regrette au printemps.
Perron, lui, n’a pas besoin qu’on lui explique ce que représente Montréal.
Originaire de Sherbrooke, il a déjà évoqué son attachement au Québec et son désir de jouer un jour avec le Canadien.
Cette histoire donne une dimension particulière à l’idée, même si aucun élément rapporté ne confirme actuellement que Kent Hughes lui a offert un contrat ou qu’une négociation est en cours.
Au bout du compte, la décision appartient au directeur général.
Perron n’est pas une solution miracle et son arrivée ne réglerait pas tous les problèmes offensifs du Canadien.
Mais entre engager un vétéran disponible pour évaluer ce qu’il peut encore apporter et attendre passivement que l’attaque retrouve son rythme, la première option mérite au moins une discussion sérieuse.
David Perron attend son prochain défi. Montréal pourrait avoir besoin d’un coup de main offensif. Les deux chemins pourraient se croiser… à condition que Kent Hughes décide de tenter le coup.
À suivre...
