Aïe, aïe, aïe! On avait déjà commencé à couronner Owen Protz comme le futur shérif du Canadien de Montréal.
Le successeur d’Arber Xhekaj. Le prochain défenseur qui allait faire peur à tout le monde dans la Ligue américaine. Celui qui allait imposer sa loi et protéger ses coéquipiers.
Sauf qu’hier soir, le jeune défenseur a reçu une véritable leçon lorsqu’il a décidé de jeter les gants contre Dylan Peterson. Le futur shérif a mangé une volée, et ce n’était même pas serré!
Ouch. On a mal à la "face", juste à voir la vidéo:
#Rocket Owen Protz in his first fight as a pro #GoRocket #AHL #Hockey #GoHabsGo https://t.co/HklOi1roqi
— Chris G (@ChrisHabs360) October 10, 2026
Peterson mesure 6 pieds 4 pouces et pèse 209 livres. Protz, lui, fait 6 pieds 1 pouce et 213 livres. Sur papier, le défenseur du Canadien n’est pourtant pas un poids plume.
Mais quand les deux hommes ont décidé de régler leurs comptes, la différence de taille et d’expérience physique s’est fait sentir. Peterson était prêt à se battre, et Protz a découvert à ses dépens qu’il existe une différence entre vouloir jouer les durs et être capable de tenir tête à un véritable spécialiste du combat.
Le jeune défenseur a encaissé plusieurs droites et s’est fait sérieusement brasser. Dylan Peterson l’a complètement dominé dans cet affrontement.
Ce n’était pas le genre de combat qui donne envie de revoir la séquence dix fois pour analyser qui a gagné. Peterson a pris le dessus, et Protz a payé le prix de sa décision de jeter les gants.
Le problème, c’est qu’on avait déjà commencé à vendre Protz comme le prochain shérif de Montréal. Dans notre dossier précédent, on expliquait qu’il pouvait représenter une menace directe pour Arber Xhekaj, notamment grâce à son gabarit, son agressivité et son goût pour la confrontation.
Le Canadien venait de mettre la main sur un jeune défenseur de 20 ans, repêché en quatrième ronde, qui avait accumulé 84 minutes de pénalité avec les Bulldogs de Brantford la saison dernière. Tout indiquait qu’il aimait le jeu physique et qu’il n’avait pas peur de se salir les mains.
Mais hier, le discours a pris une débarque.
Garde les gants, le kid! Tu n’es pas encore le shérif!
Il n’y a aucune honte à perdre un combat. Même les meilleurs bagarreurs de la Ligue nationale se font parfois servir leur médecine.
Le problème, c’est de vouloir jouer les justiciers avant d’avoir démontré qu’on pouvait réellement tenir ce rôle contre des hommes qui ont de l’expérience et qui sont capables de faire très mal.
Protz est encore en développement. Il doit apprendre le métier chez les professionnels, gagner en expérience et comprendre à quels moments il doit intervenir.
La comparaison avec Xhekaj peut mourir sur-le-champ.
Arber s’est bâti une réputation en affrontant des joueurs beaucoup plus expérimentés, en acceptant les confrontations et en imposant sa présence physique. Il a aussi dû apprendre à ses dépens que les combats peuvent coûter cher et qu’un défenseur doit être capable de faire autre chose que distribuer des coups.
Protz possède peut-être un potentiel intéressant comme défenseur robuste. Il a du caractère, un bon gabarit et un style qui pourrait plaire aux partisans montréalais. Mais il vient de découvrir que le chemin pour devenir le prochain shérif est beaucoup plus compliqué que de jeter les gants dès qu’une occasion se présente.
Arber Xhekaj peut respirer. Son successeur n’est pas encore arrivé.
Le futur shérif de Montréal vient de se faire ramener sur terre.
Déjà déchu le pauvre....
