Punition à TVA Sports: Elizabeth Rancourt garde le silence
Elizabeth Rancourt. 7 jours

Punition à TVA Sports: Elizabeth Rancourt garde le silence

David Garel
Le 2026-10-11

Élizabeth Rancourt est-elle en train de perdre sa place au centre de l’émission qu’elle anime?

Ouch.

C’est la question qui commence à se poser après la soirée du hockey sur TVA Sports, où plusieurs téléspectateurs ont remarqué un déséquilibre assez particulier sur le plateau.

Alors qu’elle est censée diriger les discussions, relancer les débats et apporter son propre regard sur l’actualité du Canadien, l’animatrice semblait plutôt en retrait, laissant l’essentiel du temps de parole à Antoine Roussel et Maxim Lapierre.

Elle présentait les sujets, lançait les échanges, puis les deux anciens joueurs prenaient le relais. Pour plusieurs téléspectateurs, clairement, elle ne donnait plus son opinion.

Comment une cheffe d'antenne peut-elle occuper le fauteuil principal sans véritablement participer aux discussions? Et surtout, pourquoi cette impression de retenue est-elle devenue aussi visible?

Comme si la direction de TVA Sports lui a demandé de se taire.

Ce changement de dynamique correspond à une nouvelle orientation éditoriale?

Lorsque les téléspectateurs commencent à remarquer qu’une animatrice intervient moins que ses collaborateurs, cela soulève des questions légitimes sur son rôle et sur la direction que prend l’émission.

Le problème, c’est qu’Élizabeth Rancourt traîne déjà un lourd bagage médiatique. Depuis qu’elle a succédé à Louis Jean à l’hiver 2023, son parcours à la tête des émissions de hockey de TVA Sports a été marqué par des controverses qui ont profondément divisé le public.

Ses déclarations sur Carey Price (qu'elle traite d'homme à cash qui "se fout du hockey)...

Marc Denis, qu'elle a traité de "têteux" qui parle trop bien français:

P.K. Subban qui pue selon elle. (commentaire qui fait référence au fameux cliché qu'on ne veut pas entendre dans une société inclusive).

Toutes ces sorties publiques ont provoqué des réactions extrêmement virulentes chez le public.

Sans oublier ses segments de placement de produits, notamment ceux consacrés aux pizzas Salvatore... (voir la suite de l'article après la photo)

Aux beignes Biscoff...

Et aux chocolats Reese’s... ont également contribué à installer une image dont elle se serait probablement passée.

Chaque nouvelle séquence embarrassante devient rapidement un sujet de discussion sur les réseaux sociaux, et l’animatrice se retrouve encore une fois au centre des moqueries.

Dans ce contexte, son apparent retrait à l’écran prend une signification particulière aux yeux de ceux qui suivent TVA Sports de près.

Est-ce simplement une question de répartition du temps de parole? L’équipe souhaite-t-elle donner davantage de place aux anciens joueurs pour favoriser les analyses fondées et non celle d'une femme qui n'a jamais joué?

Ou l’émission cherche-t-elle à éviter que son animatrice se retrouve une nouvelle fois au cœur d’une controverse?

Il existe un paradoxe dans la situation de Rancourt. On lui a confié l’une des fonctions les plus exposées de TVA Sports, celle de diriger les discussions autour du Canadien de Montréal dans un marché où chaque parole est analysée.

Pourtant, lorsqu’une animatrice semble se limiter aux présentations et aux transitions, son rôle devient difficile à distinguer de celui d’une simple maîtresse de cérémonie.

Les analystes apportent les opinions, les désaccords et les arguments hockey, tandis que la personne chargée de mener l’émission paraît rester en périphérie. Si cette impression se répète, elle risque de devenir un véritable problème pour la crédibilité de son rôle.

TVA Sports semble lui avoir demandé... de se la fermer...

Est-ce pour la protéger? Il faut aussi rappeler que les critiques envers Rancourt ne se résument pas toutes à une opposition à sa présence à l’antenne.

Elle a été victime d’attaques misogynes et de commentaires personnels inacceptables, qu’elle a publiquement dénoncés.

Aucune animatrice ne devrait subir des insultes parce qu’elle est une femme dans le milieu du hockey.

Cependant, cette réalité ne rend pas son travail à l’abri de toute critique professionnelle.

Et aujourd'hui, elle semble bel et bien punie par TVA Sports.

Une cheffe d'antenne doit apporter une valeur ajoutée, créer des échanges, poser des questions pertinentes et, lorsque le format s’y prête, confronter les opinions.

Mais là, on dirait qu'elle se cache.

Soit Élizabeth Rancourt a reçu un ordre de la direction, soit elle a perdu confiance.

Dans un environnement médiatique où la confiance du public est essentielle, le silence de l'animatrice est aussi commenté que ses déclarations les plus controversées.

Et pour une personnalité déjà sous pression, oh que la pauvre n'a pas de "break mental".