Énorme stress pour Kaiden Guhle: les négociations reprennent pour Jordan Kyrou

Énorme stress pour Kaiden Guhle: les négociations reprennent pour Jordan Kyrou

David Garel
Le 2026-06-23

Après Jason Robertson.

Après Mason McTavish.

Après Elias Pettersson.

Après tous les dossiers de centres qui tournent en rond depuis des semaines.

Voilà maintenant que le nom de Jordan Kyrou recommence à circuler avec insistance autour du Canadien de Montréal.

Ce n’est pas la première fois que Kent Hughes regarde dans cette direction. L’été dernier déjà, le Canadien avait exploré différentes avenues avec les Blues de Saint-Louis avant que la clause de non-échange complète de Kyrou entre officiellement en vigueur. Finalement, rien ne s’était matérialisé. Un an plus tard, le dossier revient sur la table.

Et ce retour n’a rien d’un hasard.

Les besoins du Canadien n’ont pas disparu.

Le printemps dernier a rappelé une réalité que tout le monde connaissait déjà à l’interne. Montréal manque encore d’attaque de premier plan derrière Nick Suzuki. Ivan Demidov est seul au monde sur le 2e trio.

L’équipe manque également de joueurs capables de générer des tirs de façon constante, de créer de l’offensive par eux-mêmes et de transformer une possession ordinaire en occasion dangereuse.

Jordan Kyrou coche plusieurs de ces cases.

Même après une saison plus difficile de 18 buts et 46 points en 72 matchs, les directeurs généraux de la LNH regardent encore le joueur qui avait inscrit entre 30 et 40 buts pendant trois saisons consécutives et qui avait franchi le plateau des 70 points à plusieurs reprises. Sans oublier qu'il a connu 4 saisons consécutives de 20 buts et plus à 5 contre 5.

Ce profil demeure rare, même si ses détracteurs parlent d'un attaquant soft qui ne veut pas payer le prix dans les coins.

À 28 ans, Kyrou n’est plus un projet.

Il est dans les meilleures années de sa carrière.

Son contrat de 8,125 millions de dollars par saison jusqu’en 2031 représente une somme importante, mais il demeure plus facile à absorber que plusieurs autres vedettes actuellement disponibles sur le marché.

Ajoutez à cela son amitié avec Nick Suzuki, le fait que les deux joueurs s’entraînent ensemble durant l’été et partagent le même agent, et il devient facile de comprendre pourquoi Montréal continue de surveiller la situation.

Le problème commence lorsque la conversation se déplace vers le prix à payer.

Depuis quelques semaines, un même nom revient constamment dans les discussions impliquant le Canadien.

Kaiden Guhle.

Ce n’est plus une coïncidence.

Chaque fois qu’un joueur d’impact est associé à Montréal, Guhle apparaît quelque part dans les scénarios évoqués autour de la ligue.

Anaheim l’aimerait dans un dossier impliquant Mason McTavish.

Détroit le regarderait dans toute discussion entourant Dylan Larkin.

Et un détail important revient constamment dans le dossier Kyrou et il est impossible de l’ignorer aujourd’hui. Lorsque le Canadien discutait sérieusement avec les Blues de Saint-Louis l’été dernier au sujet de l'attaquant, le DG Doug Armstrong demandait Guhle dans une transaction 1 vs 1.

Kent Hughes avait refusé d’aller jusque-là et la transaction n’avait jamais abouti. Quelques mois plus tard, la situation est-elle différente?

Guhle a encore raté du temps en raison de blessures, les inquiétudes entourant sa durabilité n’ont pas disparu et Montréal est désespéré pour transformer son top-6.

Dans ce contexte, pourquoi Alex Steen, qui a succédé à Armstrong, changerait-il soudainement d’idée? On nous dit que les deux hommes étaient sur la même longueur d'ondes concernant Guhle.

Si les Blues acceptent de remettre Jordan Kyrou sur le marché, il est difficile d’imaginer qu’ils réclament aujourd’hui moins qu’ils demandaient lorsqu’ils négociaient en position de force il y a un an.

Au contraire, plusieurs dirigeants autour de la ligue sont persuadés que le nom de Guhle est revenu immédiatement au centre des discussions.

Ouf. Cela place Kent Hughes devant un dilemme délicat. Il connaît la valeur de Kyrou, il sait que son attaque a besoin d’un électrochoc, mais il comprend aussi qu’obtenir un joueur de ce calibre exigera probablement un sacrifice qu’il refusait encore de faire l’été dernier.

Saint-Louis apprécierait évidemment un défenseur mobile, robuste et capable de jouer de grosses minutes dans toutes les situations.

Le raisonnement est simple.

Les équipes qui possèdent des joueurs de premier plan ne veulent pas uniquement des choix au repêchage ou des espoirs éloignés de la LNH. Elles veulent des joueurs déjà établis, jeunes, capables d’aider immédiatement.

Guhle entre parfaitement dans cette catégorie.

À travers la ligue, plusieurs organisations voient encore un défenseur qui pourrait éventuellement devenir un top-2 défensif. Son coup de patin est élite. Son jeu défensif est mature. Son caractère est apprécié. Son âge correspond à celui des meilleurs jeunes défenseurs du circuit.

il doit simplement rester en santé.

Son nom revient sans arrêt dans les rumeurs de transaction.

Le problème pour Kent Hughes est que plus les négociations avancent, plus il découvre la même réalité.

Les autres directeurs généraux veulent Kaiden Guhle.

Les autres directeurs généraux ne demandent pas ses choix de 1re ronde, ses joueurs établis de bas-étage (Olivier Kapanen, Kirby Dach), encore moins espoirs obscurs comme Owen Beck.

Ils demandent le défenseur déjà établi.

Voilà pourquoi la pression commence à monter.

Montréal veut ajouter un attaquant d’impact, mais Kent Hughes devra accepter de sacrifier un gros élément ÉTABLI.

À un certain moment, la liste des actifs disponibles devient beaucoup plus courte.

Dans un monde idéal, Kent Hughes aimerait probablement compléter une transaction autour du 28e choix au total, d’un espoir autre que Michael Hage et Alexander Zharovsky et d’un autre actif secondaire.

Les équipes vendeuses n’ont aucune raison d’accepter cette approche.

Saint-Louis sait que plusieurs formations recherchent des attaquants offensifs.

Anaheim sait que Mason McTavish demeure jeune malgré ses difficultés.

Chaque organisation tente naturellement d’obtenir le meilleur retour possible.

Pendant ce temps, la division Atlantique continue de se renforcer.

Le Canadien sort d’un long parcours printanier qui a changé les attentes à l’intérieur de l’organisation.

L’objectif n’est plus simplement de participer aux séries éliminatoires.

L’objectif est de gagner.

Et pour gagner, Kent Hughes doit trouver un moyen d’améliorer son top-6 sans démanteler une partie importante de son avenir.

C’est l’équation qui complique tous les dossiers.

Jordan Kyrou représente une solution séduisante.

Le prix demandé pour l’obtenir pourrait toutefois forcer le Canadien à prendre une décision qu’il tente d’éviter depuis des mois.

Déterminer si Kaiden Guhle fait partie du noyau intouchable.

Ou s’il devient la pièce nécessaire pour enfin mettre la main sur l’attaquant d’impact qui manque encore à cette formation.