Entrevue sans pitié: Samuel Montembeault écarté par Carey Price

Entrevue sans pitié: Samuel Montembeault écarté par Carey Price

David Garel
Le 2026-08-10

Carey Price vient de parler du Canadien de Montréal, de son avenir, de son retour au Centre Bell, de la saison extraordinaire vécue par le Tricolore et surtout des deux jeunes gardiens qui représentent désormais l’avenir de l’organisation. Et franchement, il y a un détail qui risque de faire mal à Samuel Montembeault.

Carey Price n’a pratiquement pas parlé de lui.

Ouch.

Pas une mention. Pas un encouragement. Pas même une petite phrase pour rappeler que Montembeault fait toujours partie de l’organisation et qu’il pourrait encore être devant le filet du Canadien la saison prochaine.

À la place, Price parle de Jakub Dobeš et de Jacob Fowler.

Et il en parle avec énormément d’enthousiasme.

« Je suis excité pour ces gars-là, de les voir connaître du succès aussi tôt », a expliqué Price. « C’est une période excitante dans leur carrière. »

Puis il a poursuivi en parlant de leur âge, de leur confiance et de la façon dont les premiers succès peuvent changer complètement la trajectoire d’un jeune gardien.

Montembeault n’existe tout simplement pas dans cette conversation.

Clairement, le légendaire numéro 31 a volontairement voulu l’ignorer.

Lorsqu’on demande à Carey Price de parler des gardiens de Montréal, il aurait été parfaitement logique de voir le nom de Samuel Montembeault apparaître quelque part.

Après tout, le Québécois est encore sous contrat avec le Canadien.

Il est encore un gardien de la LNH.

Et surtout, il est au centre du plus gros casse-tête de l’organisation devant le filet.

Pourtant, Price parle de Dobeš et de Fowler.

Sur Dobeš, Price adore particulièrement son attitude.

« J’aime vraiment son niveau de compétition, il a ce “grrr” dans sa game, il a ce swag. J’aime vraiment voir ça. »

Difficile d’être plus clair.

Price voit chez Dobeš quelque chose de très particulier : cette confiance, cette agressivité, cette personnalité qui semble s’installer dans le filet. Il rappelle évidemment que Dobeš et Fowler sont deux gardiens complètement différents.

« Ils sont un peu différents », explique-t-il.

Et lorsqu’il arrive à Fowler, la comparaison devient encore plus intéressante.

« Fowler me rappelle un peu plus moi-même, un peu plus réservé. Il joue un match très tranquille comme je le faisais. »

Carey Price vient donc pratiquement de comparer Jacob Fowler au Carey Price de ses belles années.

Wow.

Le plus grand gardien de l’histoire moderne du Canadien voit chez Fowler cette façon calme de jouer, cette attitude réservée et cette capacité à ne pas donner l’impression de paniquer devant le filet.

Mais Price ne s’arrête pas là.

Il affirme que les deux jeunes gardiens possèdent surtout une qualité fondamentale qui explique leur progression :

« C’est leur mentalité qui les a amenés où ils sont. »

Voilà pourquoi Price est aussi enthousiaste lorsqu’il parle du futur du Canadien.

Il a regardé presque tous les matchs des séries éliminatoires du Tricolore au printemps dernier. Même lorsqu’il était occupé avec les activités sportives de ses enfants, il gardait les matchs sur son téléphone.

« C’était amusant de les voir connaître du succès et acquérir une excellente expérience. »

Et lorsqu’on lui demande directement s’il considère Montréal comme un véritable prétendant à la Coupe Stanley, Price ne se défile pas.

« Ça donne vraiment l’impression qu’ils sont un prétendant », dit-il, tout en rappelant que beaucoup de choses doivent fonctionner correctement pour gagner la Coupe.

Mais encore une fois, lorsqu’il parle de l’avenir devant le filet, ce sont Dobeš et Fowler qui occupent toute la conversation.

Ouf. Le dossier Montembeault devient particulièrement douloureux.

Il y a quelques années, Samuel Montembeault était justement celui que le Canadien présentait comme le gardien qui pouvait éventuellement prendre la relève de Carey Price.

On lui a donné du temps, de la confiance, un contrat de 15,45 millions de dollars sur trois ans.

Et maintenant?

Le Canadien vient de voir Dobeš exploser en séries, lui offrir des performances de numéro un et recevoir une prolongation de 5,36 M$ par année qui démontre clairement la confiance de l’organisation.

Fowler arrive derrière.

Et Price lui-même parle des deux comme des jeunes gardiens extrêmement prometteurs.

Pendant ce temps, Montembeault est encore là comme le rejet.

Ça doit tellement être difficile à vivre pour lui.

Même Carey Price, lorsqu’il parle du futur des gardiens du Canadien, regarde ailleurs.

Le numéro 31 sera bientôt intronisé au Temple de la renommée du hockey. Il reviendra à Montréal en novembre pour célébrer sa carrière. Il demeure l’homme qui a remporté le plus de matchs dans l’histoire du Canadien.

Alors lorsqu’un gardien de cette stature parle de Dobeš et Fowler avec autant d’excitation et qu'il oublie de parler du pauvre Sam, forcément, les paroles prennent une dimension particulière.

Pour Montembeault, le message de Price est tout simplement sans pitié.

On a mal pour lui et sa famille. La descente aux enfers est horrible.