Fin brutale à Montréal: Joshua Roy largué par Kent Hughes

Fin brutale à Montréal: Joshua Roy largué par Kent Hughes

André Soueidan
Le 2026-06-29

Une page vient de se tourner à Montréal… et cette fois, le message envoyé par Kent Hughes est impossible à mal interpréter.

Après des mois de spéculation, après des années à attendre l’explosion promise, après une interminable patience de la part de l’organisation… Joshua Roy n’est plus un joueur du Canadien de Montréal.

La nouvelle est tombée en primeur par Renaud Lavoie et elle frappe directement un dossier qui traînait depuis beaucoup trop longtemps dans les bureaux du CH.

C’est terminé.

Montréal met la main sur le défenseur allemand Maximilian Szuber en échange de Joshua Roy. Et ça, ce n’est pas un détail secondaire.

À seulement 22 ans, Szuber est perçu comme un défenseur droitier avec un profil beaucoup plus compatible avec les besoins actuels de l’organisation.

Pendant que Joshua Roy glissait tranquillement hors du portrait offensif du Canadien, Kent Hughes a choisi de récupérer un jeune arrière mobile, intelligent, capable de poursuivre son développement dans un système qui valorise énormément la profondeur à la ligne bleue.

Autrement dit… le Canadien ne s’est pas contenté d’abandonner Joshua Roy. Il a transformé un projet qui stagnait en un actif qui cadre davantage avec sa vision du futur.

Le Québécois, autrefois présenté comme l’un des plus beaux vols de son repêchage, vient officiellement d’être expédié vers Utah, mettant ainsi un terme à une aventure qui n’aura jamais réellement décollé.

Pendant des années, une partie des partisans s’est accrochée au talent offensif du jeune attaquant, à son instinct naturel avec la rondelle, à cette production junior qui laissait croire qu’un joueur top-6 dormait quelque part sous la surface.

Or, la Ligue nationale n’attend personne.

Depuis son arrivée chez les professionnels, Joshua Roy a constamment donné l’impression d’être à contre-courant. Chaque rappel à Montréal amenait la même question… est-ce que cette fois sera la bonne?

Chaque retour à Laval amenait la même frustration… pourquoi ça ne clique jamais complètement?

Le problème, c’est que le Canadien lui a ouvert la porte plus souvent qu’on veut bien l’admettre.

L’organisation a été patiente. Très patiente.

Martin St-Louis lui a donné des auditions.

Laval lui a offert du temps de glace important. On a voulu croire qu’avec maturation, avec encadrement, avec développement, quelque chose finirait par débloquer.

Pendant ce temps, d’autres jeunes poussaient derrière lui. D’autres prospects commençaient tranquillement à dépasser Joshua Roy dans l’ordre naturel des choses.

Et pendant que Montréal avançait, lui stagnait.

Kent Hughes vient aujourd’hui de poser un geste qui en dit énormément sur la nouvelle culture interne du Canadien.

Plus personne n’obtient un passe-droit simplement à cause du potentiel ou des souvenirs liés au junior.

Cette organisation est maintenant en mode accélération, et ceux qui ne suivent pas le rythme commencent tranquillement à disparaître du portrait.

Joshua Roy vient d’en faire les frais.

Le plus fascinant… non.

Le plus dur dans cette histoire, c’est qu’on sentait cette fin arriver depuis longtemps.

Au cours des derniers mois, Montréal a multiplié les acquisitions, a repêché agressivement, a continué d’empiler des jeunes attaquants, pendant que Joshua Roy glissait peu à peu vers l’arrière du groupe.

Ivan Demidov débarque. Michael Hage approche. Alexander Zharovsky arrive. Gleb Pugachyov vient d’entrer dans l’équation.

Le message devenait de plus en plus évident.

La place n’existait plus.

Dans une reconstruction, un directeur général peut se permettre d’attendre.

Dans une équipe qui commence tranquillement à viser plus haut, les décisions deviennent plus froides, plus calculées, beaucoup moins sentimentales.

Kent Hughes vient justement de démontrer qu’il n’a plus l’intention d’attendre qui que ce soit.

Certains vont dire que Joshua Roy n’a jamais eu une vraie chance.

D’autres rappelleront qu’il a obtenu exactement ce qu’un jeune joueur doit obtenir… des rappels, du développement, du temps pour progresser et plusieurs opportunités pour convaincre l’organisation qu’il pouvait devenir une pièce importante du projet.

Jamais il n’a réussi à s’imposer.

Jamais il n’a forcé la main de la direction.

Et maintenant, Montréal ferme le livre.

Le plus intéressant dans toute cette histoire, c’est ce que cette transaction dit sur Kent Hughes lui-même.

Depuis quelques semaines, le directeur général multiplie les appels partout dans la Ligue nationale.

On sait qu’il cherche activement à améliorer son équipe. On sait qu’il prépare quelque chose de beaucoup plus gros.

Quand un DG commence à sacrifier des actifs comme Joshua Roy, ça veut dire qu’il prépare l’étape suivante.

Le Canadien ne collectionne plus simplement des espoirs.

Le Canadien trie.

Joshua Roy aura été un beau projet sur papier, un joueur intrigant, un dossier qui a longtemps nourri l’espoir des partisans québécois.

Mais à Montréal, l’heure n’est plus aux promesses.

Kent Hughes vient officiellement de tourner la page.

Et cette page… ne rouvrira jamais.

Ouch…