Frissons à Montréal: Derek Lalonde veut transformer l'avantage numérique du CH

Frissons à Montréal: Derek Lalonde veut transformer l'avantage numérique du CH

David Garel
Le 2026-07-08

Wow. Derek Lalonde n'a pas perdu de temps. Il veut faire du "power play" montréalais... le meilleur de la planète...

Le nouveau coach adjoint de Martin St-Louis débarque avec une réputation historique de véritable architecte de l’avantage numérique.

Nikita Kucherov, Steven Stamkos, Brayden Point, Victor Hedman et compagnie terrorisaient la LNH avec Lalonde derrière eux.

À Détroit, son power play était aussi en feu.

Et lorsqu’on écoute Derek Lalonde expliquer sa philosophie, on comprend rapidement pourquoi tant de joueurs offensifs adorent travailler avec lui.

La première chose qu’il répète?

« Je veux que notre avantage numérique soit simple. Très simple. »

Pas de système impossible à mémoriser.

Pas cinquante variantes différentes.

Selon lui, un bon avantage numérique ne repose pas sur la complexité.

Il repose sur l’exécution.

« Nous avons des joueurs de 20-22 ans (Demidov, Slafkovsky-Hutson)… et aussi des jeunes vétérans (Caufield, Suzuki). Peu importe leur âge, tout le monde doit comprendre exactement ce qu’on veut faire. »

Cette phrase résume parfaitement son identité comme entraîneur.

Il refuse de surcharger ses joueurs.

Au contraire.

Il veut leur permettre de jouer rapidement.

De penser moins.

Et d’exécuter plus vite.

Pour y arriver, Lalonde réduit tout son système à trois éléments.

« Il y a seulement trois choses dont je veux parler : les mises en jeu, l’exécution de la sortie de zone et nos habitudes en territoire offensif. »

Trois priorités.

Rien de plus.

Selon lui, si ces trois aspects sont maîtrisés, le reste suit naturellement.

Et tout commence… avant même que la rondelle soit en jeu.

« Nous voulons être prêts dès la mise en jeu. Même lorsque nous perdons la mise au jeu, nous voulons récupérer immédiatement la rondelle. »

C’est un détail que plusieurs entraîneurs négligent.

Pas Derek Lalonde.

Il veut voir son équipe perdre officiellement la mise au jeu… mais récupèrer quand même la rondelle quelques secondes plus tard.

Pourquoi?

Parce que tous les joueurs avaient déjà sauté dans les bonnes zones.

« Nous perdons la mise au jeu… mais nous allons être installés sur notre avantage numérique quelques secondes plus tard. »

Pour lui, perdre une mise en jeu ne signifie jamais perdre la possession.

Tout est une question d’anticipation.

Puis vient l’entrée de zone.

Encore une fois, Derek Lalonde refuse les systèmes compliqués.

Son message est cinglant.

« Peu importe la variante utilisée… nous devons traverser la ligne bleue ensemble. Tous les joueurs doivent arriver avec vitesse et terminer leur trajet. »

Fini la fameuse longue passe arrière? Wow, il veut déjà changer le système de Martin St-Louis. Il a du culot!

Il insiste même sur le fait que cette règle est…

« Non négociable. »

Voilà un mot qui revient constamment dans son vocabulaire.

Non négociable.

Les quatre joueurs doivent avancer ensemble.

Les quatre joueurs doivent conserver leur vitesse.

Les quatre joueurs doivent compléter leur tracé.

Sinon…

Toute la séquence échoue.

Une fois installée en territoire offensif, la précision devient presque chirurgicale.

Chaque mise en jeu possède déjà un scénario.

Chaque passe possède une destination prévue.

Chaque joueur sait où la rondelle ira avant même de la recevoir.

« Nous voulons avoir un plan d’attaque dès la mise en jeu. C’est simple… mais ça met immédiatement tout le monde en mouvement vers le filet. »

Voilà exactement ce que le Canadien a parfois semblé manquer.

Trop souvent, le power play du CH devenait statique.

Les joueurs attendaient.

Cherchaient le jeu parfait.

La rondelle circulait…

Sans véritable menace.

Et cette maudite passe arrière ralentissait le jeu et les entrées de zone pour rien.

Lalonde veut exactement l’inverse.

Il veut attaquer immédiatement.

« Nous allons savoir exactement comment l'adversaire va réagir. Nous devons simplement exécuter notre jeu préparé… et nous allons créer une chance de marquer dès la mise en jeu. »

Puis il ajoute une phrase qui résume probablement toute sa philosophie.

« Ça va être prévisible… pour nous. Nous saurons exactement où la rondelle va aller. »

Cette phrase peut sembler étrange.

Mais elle est brillante.

Le but n’est pas de surprendre ses propres joueurs.

Le but est que les cinq joueurs réagissent instinctivement.

Sans réfléchir.

Sans hésiter.

Tout est répété.

Tout est pratiqué.

Tout devient automatique.

Et lorsqu’on pense au talent offensif du Canadien…

Difficile de ne pas rêver.

Nick Suzuki aux mises en jeu.

Ivan Demidov pour créer.

Cole Caufield prêt à décocher son fameux lancer sur réception.

Juraj Slafkovsky devant le filet.

Lane Hutson pour distribuer la rondelle à la ligne bleue.

Sur papier…

Le potentiel est immense.

Et avec Derek Lalonde derrière le banc, ce potentiel pourrait enfin être pleinement exploité.

Pendant des années, il a participé à la construction de l’un des avantages numériques les plus dangereux de toute la LNH à Tampa Bay.

Aujourd’hui, il arrive à Montréal avec exactement la même philosophie.

Rendre le jeu plus simple.

Plus rapide.

Plus instinctif.

Plus efficace.

Si cette approche produit les mêmes résultats qu’à Tampa Bay, Cole Caufield, Nick Suzuki, Ivan Demidov, Juraj Slafkovsky et Noah Dobson risquent de très vite comprendre pourquoi Derek Lalonde est considéré, partout dans la LNH, comme l’un des génies de l’avantage numérique.

Espérons seulement que Martin St-Louis puisse... ravaler son orgueil...