Le Canadien de Montréal n’a peut-être pas terminé son travail au repêchage.
Au contraire.
Plus les heures avancent, plus tout indique que Kent Hughes prépare déjà son prochain mouvement. Selon Eric Engels de Sportsnet, il serait étonnant de voir le Tricolore attendre tranquillement son tour au 61e rang de la deuxième ronde.
« Les Canadiens doivent actuellement choisir en 61e position lors du deuxième tour. Mais vu leurs habitudes, je parierais qu'ils choisiront plus tôt. Je ne serais pas surpris de les voir monter dans l'ordre de sélection.»

Cette déclaration ne tombe pas du ciel.
Depuis son arrivée à Montréal, Hughes a bâti une réputation de directeur général qui refuse de rester immobile pendant un repêchage. Chaque année, il cherche une façon d’améliorer sa position ou d’acquérir un joueur ciblé avant les autres.
L’exemple le plus récent est encore frais dans toutes les mémoires.
Vendredi soir, le Canadien a échangé son choix de 28e rang ainsi qu’un choix de troisième ronde en 2027 afin de grimper au 26e échelon pour sélectionner Gleb Pugachyov.
Ce mouvement confirmait une fois de plus que Hughes n’hésite jamais à sacrifier des choix secondaires lorsqu’il croit fermement à un joueur.
Après la première ronde, le directeur général n’a d’ailleurs pas caché que son travail était loin d’être terminé.
« Je suis convaincu que nous allons pouvoir faire quelque chose. Je ne peux pas vous dire quand, mais j'ai le sentiment que nous sommes en mesure de le faire. »
Cette phrase mérite toute l’attention.
Hughes ne parle pas uniquement du repêchage. Il parle aussi du marché des transactions, où le Canadien multiplie les discussions depuis plusieurs jours.
Eric Engels confirme justement que Montréal demeure très actif.
Le journaliste rapporte que le Canadien a fait une tentative sérieuse pour mettre la main sur Kirill Marchenko avant la première ronde. Selon ses informations, l’organisation était « hot after him » et avait véritablement tenté le coup.
La transaction ne s’est finalement pas concrétisée.
Pour autant, Hughes ne donne aucun signe de ralentissement.
« Nous allons explorer différentes pistes, mais pas simplement pour le plaisir de le faire, au risque de nous retourner dans deux ans et de nous dire : « Mais qu’est-ce qui nous est passé par la tête ? »
Le message est limpide.
Le Canadien est prêt à payer un prix important, mais seulement si le joueur acquis peut aider l’équipe pendant plusieurs saisons.
Cette philosophie explique aussi pourquoi plusieurs observateurs croient que le choix numéro 61 pourrait rapidement changer de propriétaire.
Depuis qu’il dirige le Tricolore, Hughes a multiplié les transactions audacieuses. Il avait transformé une prise en charge salariale en un choix de première ronde avec Sean Monahan. Il avait monté dans l’ordre du repêchage pour obtenir Ivan Demidov. Il avait aussi construit l’échange permettant d’acquérir Kirby Dach.
Chaque fois, la logique demeure la même.
Accumuler des actifs… puis les utiliser au moment opportun.
Cette deuxième ronde pourrait offrir exactement ce scénario.
Le Canadien possède encore une banque impressionnante d’espoirs, plusieurs jeunes défenseurs établis dans la LNH ainsi que des choix au repêchage susceptibles d’intéresser d’autres formations.
Avec un marché où les vendeurs imposent leurs conditions, Hughes sait qu’il devra continuer d’être créatif.
Si Eric Engels a raison, les partisans montréalais auraient intérêt à garder un œil attentif sur le téléphone de Kent Hughes pendant toute la journée.
Le Canadien est officiellement prévu pour parler au 61e rang.
Rien ne garantit toutefois que ce sera encore le cas lorsque la deuxième ronde sera véritablement lancée.
À suivre...
