Samuel Montembeault sera bientôt fixé sur son destin.
La première grosse transaction de l’ère John Chayka à Toronto vient complètement changer le marché des gardiens de but et, surtout, elle retire deux acheteurs majeurs du portrait.
Les Maple Leafs viennent d’acquérir Samuel Ersson, Emil Andrae et un choix de troisième ronde en 2026 des Flyers de Philadelphie en échange de Joseph Woll et Simon Benoit.
À première vue, ça ressemble à une transaction parmi d’autres.
En réalité, ça vient clarifier le destin de Sam.
D’abord, Toronto règle son problème devant le filet.
Depuis des mois, les Maple Leafs jonglaient avec Anthony Stolarz, Joseph Woll et Dennis Hildeby. Plusieurs observateurs croyaient que Toronto pourrait éventuellement regarder du côté de Samuel Montembeault afin d’ajouter davantage de stabilité devant le filet.
Cette porte vient de se fermer.
John Chayka a choisi son gardien.
Samuel Ersson débarque à Toronto à seulement 26 ans. Malgré une saison difficile avec une moyenne de buts alloués de 3,12 et un pourcentage d’arrêts de ,870, les Leafs voient visiblement encore un potentiel important chez lui.
On parle quand même d’un gardien qui affiche déjà 132 matchs d’expérience dans la LNH avec une fiche cumulative de 65 victoires, 50 défaites et 17 revers en prolongation.
Toronto vient donc de miser sur un gardien plus jeune que Montembeault, avec encore plusieurs années de contrôle devant lui.
Du côté de Philadelphie, la transaction en dit tout autant.
Les Flyers récupèrent Joseph Woll pour former leur tandem avec Dan Vladar.
Et ça aussi, ça change tout.
Depuis plusieurs semaines, Philadelphie apparaissait aussi comme un candidat logique pour Samuel Montembeault.
Daniel Brière explorait plusieurs options.
Le dossier Vladar avançait. (sur le point de signer une prolongation de contrat de 5 ans et 5,5 M$ par année)
Le nom de Montembeault circulait pour le seconder, car les Flyers ne faisaient plus confiance à Ersson.
Maintenant?
Les Flyers viennent de régler leur situation.
Woll est sous contrat jusqu’en 2028 à un salaire annuel de 3,67 millions de dollars.
Philadelphie n’a plus aucune raison d’appeler Kent Hughes.
Une autre équipe disparaît du marché.
Et c’est là que le dossier devient de plus en plus clair pour Montréal.
Chaque fois qu’un gardien change d’adresse, le bassin d’acheteurs diminue.
Chaque fois qu’un club règle son problème devant le filet, la valeur de Montembeault devient un peu plus difficile à maximiser.
Aujourd’hui, deux organisations qui revenaient constamment dans les rumeurs viennent essentiellement de sortir du portrait.
Toronto.
Philadelphie.
Ouch.
Plus le marché se resserre, plus les destinations deviennent faciles à identifier.
Edmonton demeure le favori.
Depuis les commentaires de Pierre LeBrun et les informations rapportées récemment, les Oilers apparaissent comme l’organisation la plus agressive dans sa recherche d’un gardien capable d’aider immédiatement.
Le tandem Tristan Jarry-Connor Ingram a été catastrophique (Ingram quitte Edmonton lui qui va tester le marché des agents libres).
Connor McDavid veut gagner maintenant.
Leon Draisaitl veut gagner maintenant.
Les Oilers n’ont plus le luxe d’attendre.
Le Mammoth de l’Utah demeure également dans le décor.
André Tourigny cherche toujours davantage de stabilité devant le filet et a demandé à son DG Bill Armstrong de régler le problème. L’organisation continue d’évaluer toutes les options disponibles sur le marché.
Pittsburgh complète le trio des destinations les plus logiques pour Montembeault.
Les Penguins veulent protéger le développement de Sergei Murashov et un vétéran capable d’absorber du travail demeure une nécessité. (Stuart Skinner va tester le marché des agents libres).
Voilà pourquoi cette transaction entre Toronto et Philadelphie est beaucoup plus importante qu’elle n’en a l’air.
Elle n’implique pas Samuel Montembeault.
Mais elle élimine deux acheteurs potentiels.
Elle confirme que plusieurs équipes ont préféré des solutions plus jeunes ou sous contrôle plus longtemps.
Et elle rapproche encore davantage le gardien du Canadien d’une poignée de destinations bien précises.
À ce rythme, il ne restera bientôt plus beaucoup de mystère, alors que Sam serait à deux doigts d'Edmonton.
L'Utah et Pittsburgh demeurent en embuscade.
Trois équipes.
Trois besoins.
Trois portes encore ouvertes.
Et chaque transaction qui survient ailleurs dans la ligue semble rapprocher Samuel Montembeault... de l'Alberta...
