Une tempête assez gênante vient de frapper le milieu médiatique québécois… et cette fois, ce ne sont ni les partisans du Canadien de Montréal ni les réseaux sociaux montréalais qui brassent la cage.
C’est toute la communauté hockey nord-américaine qui regarde actuellement certains votes provenant du Québec avec un mélange d’incompréhension… et franchement, de moquerie.
Depuis que la Professional Hockey Writers’ Association a décidé de rendre publics les bulletins individuels des journalistes responsables des votes pour les trophées de la LNH, plusieurs amateurs se sont amusés à fouiller dans chaque sélection.
Ce qui devait être un simple exercice de transparence s’est rapidement transformé en véritable séance d’humiliation publique pour certains votants.
Et au Québec, un nom revient partout.
Dave Lévesque.
Le journaliste du Journal de Montréal se retrouve aujourd’hui au centre d’une controverse qui prend énormément d’ampleur après la découverte de son bulletin pour le trophée Hart, remis au joueur jugé le plus utile de toute la Ligue nationale.
Le problème…
Son bulletin ne contenait même pas le nom de Nikita Kucherov.
Oui… complètement absent.
Aucun vote. Aucune mention. Rien.
Le même Nikita Kucherov qui a dominé offensivement toute la saison et qui est finalement ressorti parmi les favoris absolus dans cette course.
La réaction a été instantanée sur Reddit, sur X et dans plusieurs forums spécialisés américains.
Des amateurs, des analystes et plusieurs observateurs n’arrivaient simplement pas à comprendre comment un journaliste possédant un vote officiel pouvait laisser un joueur de ce calibre complètement à l’extérieur de son bulletin.
Mais l’histoire ne s’est pas arrêtée là.
En analysant davantage ses choix, plusieurs internautes ont aussi remarqué que Dave Lévesque avait accordé une deuxième place à Leon Draisaitl pour le trophée Lady Byng.
C’est là que la situation a carrément dégénéré.
Le Lady Byng est historiquement remis au joueur démontrant le plus haut niveau d’esprit sportif et de gentleman sur la glace.
Leon Draisaitl…
Un joueur immensément talentueux, personne ne conteste ça.
Mais un joueur souvent impliqué dans des gestes frustrés, reconnu depuis des années pour son style parfois agressif et loin d’être associé naturellement au profil classique du trophée.
Rapidement, les commentaires ont commencé à exploser.
Certains internautes demandaient carrément qu’on retire le droit de vote à certains journalistes.
D’autres remettaient en question la crédibilité entière du processus entourant les trophées individuels de la Ligue nationale.
Comme si la controverse entourant certains votes ne suffisait pas, plusieurs amateurs ont aussi relevé trois bulletins accordant carrément une première place à Lane Hutson dans la course au Norris Trophy.
Personne ne remet en doute l’immense talent du jeune défenseur du Canadien… mais le voir apparaître devant des monstres établis comme Cale Makar a immédiatement relancé le même débat.
Certains journalistes commencent-ils à voter avec le cœur plutôt qu’avec les faits?
Et c’est précisément à ce moment qu’un autre visage bien connu du paysage médiatique montréalais a senti le besoin d’intervenir.
Anthony Martineau.
Même s’il a immédiatement précisé qu’il ne détenait lui-même aucun vote officiel dans ce processus, le journaliste de TVA Sports a tout de même décidé de monter publiquement au front pour défendre ses collègues qui se faisaient littéralement démolir partout sur internet.
Sa publication a rapidement circulé.
Selon lui, les gens exagèrent complètement la portée de cette controverse.
Son message se voulait clair.
« Ce n’est pas une thèse de doctorat… c’est un vote personnel basé sur la perception des gens en question sur un sport… c’est parfaitement correct de voter selon tes observations. »
Une sortie qui a immédiatement attiré l’attention.
Parce qu’en tentant de calmer le jeu, Anthony Martineau s’est retrouvé dans une position assez particulière.
D’un côté, impossible pour lui de laisser des collègues francophones se faire détruire publiquement sans réagir.
De l’autre…

Depuis 24 heures, ce ne sont plus seulement certains votes individuels qui font jaser.
C’est la crédibilité entière de certains représentants médiatiques québécois qui se retrouve discutée à travers tout le réseau hockey nord-américain.
Ce qui devait être une simple publication annuelle des bulletins de vote vient soudainement d’exposer un problème beaucoup plus délicat.
Quand des votes paraissent complètement déconnectés de la réalité observée partout ailleurs… la confiance disparaît rapidement.
Et aujourd’hui, plusieurs journalistes francophones réalisent peut-être brutalement qu’à l’ère des réseaux sociaux, chaque bulletin peut devenir une bombe publique.
Cette fois…
Le Québec se retrouve au centre de l’explosion.
Misère...
