Selon Pascal Vincent : Florian Xhekaj est aussi rare que Dustin Byfuglien

Selon Pascal Vincent : Florian Xhekaj est aussi rare que Dustin Byfuglien

André Soueidan
Le 2026-06-13

Certaines déclarations passent vite dans l’actualité… et d’autres forcent tout le monde à arrêter deux secondes pour réaliser ce qui vient d’être dit.

Celle de Pascal Vincent sur Florian Xhekaj appartient clairement à la deuxième catégorie.

Parce qu’on ne parle pas ici d’un simple compliment lancé à un jeune espoir en développement.

On parle d’un entraîneur respecté, un homme qui vient de quitter l’organisation du Canadien après avoir dirigé le Rocket de Laval pendant deux saisons, et qui choisit soudainement d’associer Florian Xhekaj à l’un des joueurs les plus rares que la Ligue nationale ait connus au cours des vingt dernières années.

Dustin Byfuglien.

Déjà, entendre ce nom-là crée un choc.

Pascal Vincent a récemment accepté un nouveau défi en quittant le Rocket pour rejoindre le Kraken de Seattle à titre d’adjoint derrière le banc.

Après avoir passé des mois à travailler quotidiennement avec les meilleurs espoirs du Canadien, l’homme connaît mieux que quiconque les forces réelles qui existent présentement dans le pipeline montréalais.

Et visiblement, Florian Xhekaj occupe une place très particulière dans sa tête.

Au moment de parler du jeune attaquant, Vincent a choisi des mots qui ont immédiatement attiré l’attention.

« Je ne veux pas comparer les joueurs… mais on appelait Dustin Byfuglien une licorne… et Florian est une licorne à sa façon. »

Quand un coach utilise le mot licorne dans le hockey professionnel, ça veut dire une seule chose.

Tu regardes un joueur que tu croises une fois de temps en temps dans une génération.

Pascal Vincent sait exactement de quoi il parle.

Durant son passage avec l’organisation des Jets de Winnipeg, il a côtoyé Dustin Byfuglien de près.

Il a vu l’impact que ce genre d’athlète peut avoir sur une équipe quand les matchs deviennent plus lourds, plus physiques, plus cruels.

Byfuglien n’était pas seulement gros et intimidant.

C’était un cauchemar à affronter.

Un joueur capable d’écraser un adversaire en échec avant… puis, quelques secondes plus tard, de décocher un tir dévastateur ou de changer complètement l’énergie d’une série éliminatoire.

Et c’est précisément cette rareté que Vincent semble retrouver chez Florian.

Depuis son arrivée dans l’organisation, plusieurs partisans ont constamment eu le même réflexe.

Le cataloguer comme le petit frère d’Arber Xhekaj.

Comme si son identité entière dépendait automatiquement du nom inscrit derrière son chandail.

Mais à l’interne, l’évaluation semble complètement différente.

Vincent l’a répété plus d’une fois au cours des derniers mois.

« Florian va être un bon joueur de la Ligue nationale… et un excellent joueur des séries. Montréal a besoin de ça. »

Cette phrase-là mérite presque davantage d’attention que la comparaison avec Byfuglien.

Parce qu’au moment où Kent Hughes continue de construire son noyau autour d’Ivan Demidov, Nick Suzuki, Cole Caufield et Lane Hutson, il y a une autre réalité que l’organisation devra affronter tôt ou tard.

Le talent pur ne gagne pas tout au printemps.

Quand on regarde les équipes capables d’imposer leur loi sur quatre rondes éliminatoires, on retrouve toujours des joueurs dérangeants, robustes, capables de survivre au chaos physique que deviennent les séries de la Ligue nationale.

On l’a encore vu récemment face à la Caroline.

Des joueurs capables d’étouffer l’adversaire, de ralentir le rythme, d’imposer une guerre physique pendant soixante minutes.

C’est exactement le type de profil que Florian commence à incarner.

Et pendant que plusieurs continuent encore de voir Arber Xhekaj comme la référence physique de la famille, Pascal Vincent semble tranquillement envoyer un message complètement différent.

Le plafond de Florian pourrait être encore plus intrigant.

Josh Anderson ne sera pas éternel à Montréal.

À un certain moment, cette organisation devra trouver le prochain attaquant capable d’apporter cette combinaison rarissime de robustesse, intensité, polyvalence et chaos contrôlé.

Visiblement, Pascal Vincent croit que cette succession est déjà en train de se construire sous les yeux de tout le monde.

Et si l’ancien entraîneur du Rocket dit vrai…

Le Canadien possède peut-être quelque chose de beaucoup plus précieux qu’un simple espoir de profondeur.

Quelque chose qu’on ne croise pas souvent dans une génération.

Wow…