Juraj Slafkovsky vs Logan Cooley : le joueur le plus difficile à remplacer l’emporte

Juraj Slafkovsky vs Logan Cooley : le joueur le plus difficile à remplacer l’emporte

Par André Soueidan le 2026-01-17

La comparaison revient comme un boomerang depuis 2022, et The Athletic vient de la remettre au centre de la table.

Pas pour trancher définitivement, mais pour rappeler une vérité que plusieurs préfèrent contourner : tout dépend du prototype recherché.

Dans son plus récent exercice, Corey Pronman place Logan Cooley au 5e rang et Juraj Slafkovský au 7e, avec Wyatt Johnston coincé entre les deux.

L’écart est mince, assumé, presque symbolique.

Pronman l’écrit noir sur blanc : la balance penche du côté de Cooley à cause de la valeur structurelle d’un centre capable de driver le jeu. Rien de plus. Rien de moins.

Le texte va plus loin grâce au point de vue de Scott Peters, fervent défenseur de Cooley depuis le repêchage.

Selon lui, l’impact de Cooley au niveau de la LNH dépasse même les attentes initiales, notamment par une compétitivité qui ne cesse de grimper.

Difficile d’argumenter contre un centre rapide, créatif, capable d’influencer chaque présence par la possession.

Mais c’est ici que le point de vue diverge.

Comparer Cooley et Slafkovský comme s’ils jouaient le même sport relève d’un raccourci commode.

Les rôles, les responsabilités et les effets sur un alignement ne se superposent pas.

D’un côté, un centre élite par le mouvement et l’initiative.

De l’autre, un ailier de puissance par la domination physique, la protection de rondelle et la capacité à survivre ... puis prospérer ... quand l’espace disparaît.

Pronman le reconnaît lui-même : Slafkovský est “sur une lancée”.

Pas une embellie passagère, mais une montée en puissance qui correspond enfin au plan initial.

L’ailier slovaque impose son gabarit, gagne ses batailles et transforme les séquences lourdes en possessions prolongées.

Ce genre de joueur ne fait pas exploser les tableaux de transition, mais il change la texture d’un match.

La vraie question n’est donc pas « qui est le meilleur ». La question est qui est le plus difficile à remplacer.

Des centres dynamiques existent dans la ligue.

Ils sont précieux, oui, mais le marché en produit.

Des ailiers de puissance capables de jouer contre les meilleurs, de tenir la rondelle en séries et de faire reculer des défenses complètes?

Beaucoup plus rares. Encore plus rares quand la production offensive commence à suivre.

C’est là que la comparaison atteint sa limite.

Cooley et Slafkovský peuvent s’échanger l’avantage d’une saison à l’autre, comme le suggère The Athletic.

Le débat pourrait durer des années.

Mais à l’échelle d’une construction d’équipe, la rareté du prototype pèse lourd.

Un centre talentueux peut être trouvé.

Un ailier de puissance dominant, développé et durable, beaucoup moins.

Et dans cette logique, la valeur réelle ne se mesure pas seulement par la position… mais par l’absence qu’un joueur laisserait s’il disparaissait de l’alignement.

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