Arber Xhekaj est le dindon de la farce ce soir.
Dire qu'il était fier de reprendre sa couronne de shérif. Il a peut-être gagné son combat contre Tyrel Bauer, mais il a surtout contribué à réveiller une équipe de Winnipeg qui était complètement au tapis.
Et au bout du compte, le Canadien a subi une humiliation historique au Centre Bell.
THE JETS JUST RECORDED THE LATEST FOUR-GOAL COMEBACK WIN IN NHL HISTORY 🔥 THEY WERE DOWN 4-0 WITH JUST 2:40 LEFT IN REGULATION 😱 https://t.co/P1cMRFA8f8
— SportsCenter (@SportsCenter) November 4, 2026
Il faut regarder la séquence dans son ensemble. Montréal menait 4-0. Il restait quelques minutes à jouer. Les Jets avaient perdu neuf matchs consécutifs et semblaient se diriger vers une autre défaite et le congédiement de leur coach, Scott Arniel.
Le Canadien avait le match dans ses mains. Il n’y avait aucune raison de leur offrir une étincelle.
Mais Xhekaj a décidé de jeter les gants.
2 BIG BOYS TYREL BAUER AND ARBER XHEKAJ DROP THE GLOVES 🥊🥊 https://t.co/weghLK3dsC
— Gino Hard (@GinoHard_) November 4, 2026
Oui, il a gagné son combat. Oui, il a bien connecté de la droite. Mais à quoi bon? Dans une rencontre où ton équipe mène par quatre buts, contre un adversaire qui cherche désespérément une raison de croire encore à ses chances, tu n’as pas besoin de transformer la fin du match en spectacle. Tu dois fermer la porte, protéger ton gardien et ramener les deux points à la maison.
Surtout, Xhekaj a posé un geste inacceptable pour narguer son adversaire après le combat, comme s’il venait de remporter une grande victoire. Le banc des Jets a vu la scène.

Et après, il riait en parlant à Bauer au banc des pénalités. Quelle arrogance.
Le combat a donné de l’énergie à Winnipeg. Et le détail est tellement gênant : Tyrel Bauer, celui qui venait de se faire battre par Xhekaj, est ensuite devenu l’un des grands acteurs de la remontée. Il a inscrit son premier but dans la LNH, puis il a ajouté une passe.
Le défenseur s’est soudainement transformé en attaquant de premier plan pendant que le Canadien perdait complètement le contrôle.
La réaction de Martin St-Louis sur le banc en disait long. Son expression au moment de la séquence a fait le tour des images. Il avait l’air de comprendre que son équipe venait de donner aux Jets exactement ce dont ils avaient besoin : une raison de se réveiller.
Il était en furie contre le shérif au quotient intellectuel déficient.
Et Arber n’a pas été le seul à ajouter de l’huile sur le feu. Florian Xhekaj a lui aussi jeté les gants contre Adam Lowry. Il a perdu son combat, mais le problème dépasse le résultat de l’affrontement.
C’est précisément là que le jugement entre en jeu. Se battre fait partie du rôle de certains joueurs. Personne ne demande aux frères Xhekaj de devenir des agneaux.
Mais il y a une différence entre défendre ses coéquipiers et chercher à faire le spectacle au mauvais moment. Le hockey exige aussi de savoir lire une situation. Quand ton équipe mène 4-0 et que l’adversaire est à genoux, tu ne lui offres pas une occasion de reprendre vie simplement pour satisfaire ton ego.
Les frères Xhekaj ont donné l’impression de penser davantage à leur propre spectacle qu’au résultat collectif.
Il faisaient leur frais au banc de pénalité, tout fier d'être des boxeurs qui ont tout gâché.
Arber & Florian Xhekaj Montreal's Bash Brothers https://t.co/iEGAfEMJet
— Peter Andrianopoulos (@peterandri) November 4, 2026
Clairement, tout l'équipe a été déconcentrée. Mêm Jacob Fowler a perdu la tête.

La discussion a d’ailleurs débordé sur les ondes de RDS. Normand Flynn, Guy Carbonneau et Vincent Damphousse ont notamment vivement critiqué Arber Xhekaj.
Son comportement et son jugement ont été remis en question. Il s'est fait traiter d'égoïste.
Après le match, Cole Caufield a été questionné sur la possibilité que le combat ait changé l’énergie de la rencontre. Il a plutôt défendu son coéquipier et n’a pas voulu alimenter la controverse. Mais il était en furie.
Martin St-Louis, lui, n’a pas cherché à envoyer Xhekaj sous l’autobus. L’entraîneur a choisi de ne pas faire de son défenseur le bouc émissaire devant les médias.
Il n’avait pas besoin de le faire. Les images parlent d’elles-mêmes. Le timing de ce combat et l’attitude affichée dans ces moments-là méritent de sérieuses questions.
Xhekaj a voulu rappeler qu’il était le shérif de Montréal. Il a remporté son duel contre Bauer, mais il a perdu de vue ce qui comptait vraiment : gagner le match.
Et quand une équipe mène 4-0 avec quelques minutes à jouer, la priorité n’est pas de gagner une bataille. C’est de ne pas perdre la guerre.
Le pauvre Xhekaj vient de l’apprendre de la pire façon possible. Encore une fois, c'est le clown de la soirée.
Misère.
