Le karma frappe fort : Connor Bedard fait réagir les partisans du Canadien
Connor Bedard. Youtube

Le karma frappe fort : Connor Bedard fait réagir les partisans du Canadien

André Soueidan
Le 2026-10-24

Connor Bedard n'a visiblement pas apprécié la tournure des événements vendredi soir.

Après avoir vu le Canadien de Montréal revenir dans le match pour finalement écraser les Blackhawks de Chicago, le jeune attaquant a choisi de pointer une décision arbitrale.

Une sortie qui n'a pas tardé à faire réagir les partisans montréalais, et qui risque de ne pas lui attirer beaucoup de sympathie au Québec.

Pourtant, le Canadien avait toutes les raisons de se présenter à Chicago avec des inquiétudes. Nick Suzuki, le capitaine, était absent.

Ivan Demidov manquait également à l'appel.

Deux éléments importants de l'attaque montréalaise qui auraient pu compliquer sérieusement la tâche de Martin St-Louis.

Mais Jake Evans a décidé de prendre les choses en main.

Avec une récolte de trois points, l'attaquant a joué un rôle majeur dans cette victoire de 4 à 1. Montréal a trouvé des solutions malgré les absences, pendant que Chicago cherchait désespérément une façon de reprendre le contrôle de la rencontre.

Et c'est là que les commentaires de Bedard deviennent particulièrement intéressants.

En première période, alors que les Blackhawks venaient de prendre les devants, le jeune attaquant a été impliqué dans une séquence avec Philip Danault.

Le joueur du Canadien se laissait glisser sur la glace lorsqu'un contact accidentel s'est produit.

Bedard ne semblait pas regarder dans sa direction, et son visage a frôlé le dos de Danault, lui causant une coupure à la lèvre.

La situation était évidemment désagréable pour le jeune joueur.

Personne ne souhaite se retrouver avec une blessure au visage en plein match. Mais la séquence ne ressemblait pas à une tentative délibérée de Danault de lui faire mal.

Bedard, lui, n'a pas caché sa frustration envers les arbitres.

La pénalité qui a suivi ne lui a visiblement pas plu, et il a ensuite expliqué qu'il ne pouvait pas se permettre de prendre une telle pénalité à ce moment de la rencontre.

Il a également évité de trop s'étendre sur le sujet, évoquant le risque que ses commentaires lui coûtent de l'argent sous la forme d'une amende.

Le problème, c'est qu'en choisissant de mettre l'accent sur cette décision, Bedard donne l'impression de chercher une explication à une défaite qui s'explique aussi par les lacunes de sa propre équipe.

Car les Blackhawks ont eu des occasions de faire beaucoup mieux.

Chicago a bénéficié de cinq avantages numériques durant la rencontre.

Cinq occasions de profiter de la situation, de marquer des buts et de compliquer la tâche du Canadien. Résultat : aucun but en supériorité numérique.

C'est un problème autrement plus important qu'une pénalité contestée.

Le Canadien a su profiter de ses chances, alors que Chicago n'a pas réussi à convertir les siennes.

Montréal a également trouvé le moyen de gagner sans Suzuki et Demidov, ce qui mérite d'être souligné.

Si Bedard veut comprendre pourquoi son équipe a perdu, il pourrait commencer par regarder ce qui s'est passé lorsque les Blackhawks avaient un homme de plus sur la glace.

Sur les réseaux sociaux, les partisans du Canadien n'ont d'ailleurs pas tardé à lui rappeler cette réalité après son entrevue d'après-match.

Plusieurs commentaires ont ramené la discussion vers les cinq avantages numériques gaspillés par Chicago, plutôt que de s'attarder uniquement à la décision arbitrale qui a contrarié le jeune attaquant.

Et c'est précisément le genre de réaction qu'il aurait pu éviter en choisissant ses mots avec davantage de prudence.

Bedard possède un talent immense.

Personne ne remet en question son potentiel ni le statut de joueur exceptionnel qu'on lui attribue depuis son arrivée dans la LNH.

Mais il y a une différence entre être frustré après une défaite et donner l'impression que les arbitres sont responsables de la situation.

À son âge, il a encore beaucoup à apprendre sur la gestion de ses émotions et sur la façon de répondre aux questions après un match difficile.

Les arbitres ne seront pas toujours de son côté, les décisions ne seront pas toujours à son goût et les défaites ne disparaîtront pas simplement en contestant un appel.

Et il faut aussi reconnaître une réalité : Bedard évolue depuis ses débuts avec une équipe qui peine à lui donner un environnement gagnant.

Mais cette situation ne lui donne pas le droit de chercher systématiquement ailleurs les raisons des difficultés de Chicago.

Vendredi, le Canadien a fait le travail.

Jake Evans s'est levé, les joueurs de soutien ont répondu présents et Montréal a remporté une victoire convaincante malgré des absences importantes.

Bedard, de son côté, a surtout retenu une pénalité.

Les partisans du Canadien, eux, n'ont pas oublié les cinq avantages numériques ratés par les Blackhawks.

Ouch…