Manque de classe: Martin St-Louis, Kent Hughes et Jeff Gorton accusés publiquement

Manque de classe: Martin St-Louis, Kent Hughes et Jeff Gorton accusés publiquement

David Garel
Le 2026-06-05

Quel culot.

Quand le propriétaire de BPM Sports décide de sortir publiquement pour dénoncer le traitement réservé à Brendan Gallagher, c'est une déclaration qui choque.

Sylvain Chamberland n’est pas un partisan frustré sur les réseaux sociaux. Ce n’est pas un chroniqueur qui cherche à provoquer une réaction. C’est un homme d’affaires influent dans le paysage médiatique québécois, propriétaire d’Arsenal Média et maintenant propriétaire de BPM Sports.

Et surtout, ce n’est pas la première fois qu’il s’attaque sans pitié à la direction des Canadiens de Montréal.

Cette fois, c’est le dossier Brendan Gallagher qui l’a fait réagir.

Par l’entremise de Réjean Tremblay, un de ses proches amis, Chamberland a livré un message qui fait énormément réagir dans le milieu du hockey québécois.

“Une entreprise ne doit pas humilier ou offenser un employé vieillissant qui a bien servi l’entreprise. Le traitement qu’on fait subir à Gallagher en dit beaucoup sur les trois personnages qui mènent le CH.”

Cette sortir publique est lourde de conséquences.

Car Chamberland ne critique pas seulement une décision hockey.

Il remet en question la façon dont une organisation traite l’un de ses serviteurs les plus loyaux.

Pendant plus d’une décennie, Brendan Gallagher a représenté l’âme du Canadien. Il a joué blessé. Il a accepté les défaites. Il a encaissé les reconstructions. Il a servi de porte-parole lorsque l’équipe traversait les périodes les plus difficiles de son histoire récente.

Aujourd’hui, plusieurs ont l’impression que Martin St-Louis a manqué de respect et de classe à son égard,

Et Chamberland refuse visiblement d’accepter cette façon de faire.

Ce qui rend sa sortie encore plus intéressante, c’est qu’elle s’inscrit dans une suite logique.

Les partisans du CH se souviennent encore de son intervention musclée sur les ondes de Hockey30 concernant Martin St-Louis. Chamberland avait alors dénoncé ce qu’il percevait comme une relation malsaine entre l’entraîneur et plusieurs journalistes québécois.

Il avait parlé d’un climat de peur.

Il avait dénoncé les réponses condescendantes.

Il avait reproché à St-Louis de ridiculiser publiquement certains journalistes plutôt que de répondre à leurs questions.

« Il y a clairement une relation de crainte. Les journalistes ont peur. Peur de se faire ridiculiser, peur que la clip leur revienne dans la face. »

« L’humilité a une valeur incroyable. Pourquoi, au lieu de rire du monde ou de les traiter comme des imbéciles, tu ne prends pas le temps de les éduquer? »

Aujourd’hui, Chamberland revient à la charge, mais cette fois en visant directement la façon dont l’organisation a traité de façon honteuse un vétéran respecté.

Selon nos informations, Gallagher se sent comme si Martin St-Louis avait craché sur sa personne et son héritage.

Selon Chamberland, cela prouve la valeur humaine du trio St-Louis-Hughes-Gorton.

C’est une remise en question plus globale de la culture de gestion actuellement en place chez les Canadiens de Montréal.

Le dossier Gallagher ravive également de vieux souvenirs chez plusieurs partisans.

Certains repensent immédiatement à André Markov.

À l’époque, plusieurs avaient dénoncé la façon dont le défenseur russe avait quitté Montréal malgré tout ce qu’il avait donné à l’organisation.

Il lui restait 10 matchs pour atteindre la barre historique des 1000.

Le DG a changé. À l'époque, on avait mis toute la faute sur Marc Bergevin.

Mais pour certains partisans, la sensation demeure parfois la même : celle d’une organisation qui n’accorde pas toujours la même importance à ses vétérans lorsque vient le temps de tourner la page.

Au final, l'homme qui reste et qui finit par ne pas respecter ses vétérans qui ont saigné pour le logo... serait-il Geoff Molson?

Le dénominateur commun.

Évidemment, le hockey demeure une industrie impitoyable.

Les émotions ne peuvent pas toujours dicter les décisions.

Mais c’est précisément le point soulevé par Chamberland.

On peut prendre une décision difficile sans humilier la personne concernée.

On peut préparer l’avenir sans effacer le passé.

Et lorsqu’un propriétaire de média aussi influent décide de dénoncer publiquement le traitement réservé à Brendan Gallagher, cela démontre que le malaise dépasse largement les frontières du vestiaire.

Gallagher a pleuré devant le Québec en entier, dénoncant par l'émotion le traitement de Martin St-Louis à son égard.

Une voix comme celle de Sylvain Chamberland juge nécessaire d’intervenir publiquement.

Le manque d'empathie de Martin St-Louis, Kent Hughes et Jeff Gorton... est devenu historique...