Manque de classe: Pat Brisson remis à sa place par les Red Wings de Détroit
Pat Brisson et Dylan Larkin. NHL.com

Manque de classe: Pat Brisson remis à sa place par les Red Wings de Détroit

David Garel
Le 2026-10-29

Pat Brisson en a assez? Dylan Larkin en a assez?

Les Red Wings de Détroit viennent de répondre avec une décision qui fait mal à la réputation de l’agent le plus puissant du hockey professionnel.

Après avoir laissé entendre publiquement que son client avait été professionnel et coopératif pendant tout le processus, Brisson vient de voir les Red Wings suspendre Larkin sans salaire.

Le message de la direction est cinglant: tu peux demander une transaction, tu peux exprimer ton mécontentement, mais tu ne peux pas décider unilatéralement de ne plus jouer et t’attendre à ce que tout le monde se plie à tes exigences.

Shawn Horcoff, directeur général par intérim des Wings, vient de remettre les pendules à l’heure. Et dans cette histoire, Pat Brisson commence sérieusement à avoir l’air d’un homme qui a peut-être poussé son jeu de pouvoir trop loin... et qui a totalement manqué de classe.

« Dylan en a assez de cette situation. Nous croyons qu’il a été très professionnel et qu’il a coopéré tout au long de ce processus », a déclaré Brisson dans un message transmis au journaliste Pierre LeBrun.

Très professionnel? Très coopératif? Vraiment? Larkin a demandé à quitter Détroit, il a fourni une liste de trois destinations possibles, il a ensuite élargi cette liste et il vient maintenant d’annoncer qu’il ne jouera plus tant qu’une transaction ne sera pas conclue.

Son contrat de huit ans, d’une valeur totale de 69,6 millions de dollars, comporte encore cinq années à courir et une clause de non-échange complète.

Il n’est pas un joueur qui arrive à la fin de son contrat et qui cherche simplement à choisir son prochain employeur. Il est encore lié aux Red Wings pour plusieurs saisons, et son organisation doit protéger ses propres intérêts.

Alors, quand Brisson affirme que son client en a assez, une question mérite d’être posée : assez de quoi, exactement?

Détroit n’a pas l’obligation de donner Larkin au premier club qui se présente avec une offre acceptable pour le joueur, mais insuffisante pour l’organisation.

Les Red Wings doivent penser à leur avenir, à leurs partisans et aux joueurs qui continuent de se présenter chaque soir pour tenter de gagner des matchs.

Pour qui se prend Pat Brisson? Que la direction des Wings abandonne toute marge de négociation parce que son agent décide de hausser le ton publiquement.

Le communiqué des Red Wings est cnglant. Horcoff n’a pas cherché à calmer la situation avec des phrases creuses. Il a confirmé que Larkin avait informé l’équipe qu’il ne jouerait plus pour elle, puis il a annoncé sa suspension sans salaire.

« Dylan Larkin nous a informés qu’il ne jouerait plus pour les Red Wings de Détroit. Nous sommes déçus de sa décision, particulièrement compte tenu de ses obligations envers l’organisation et ses coéquipiers. Nous avons donc suspendu Dylan sans salaire.

« Nous continuerons d’explorer les possibilités de transaction impliquant Dylan. En plus de devoir obtenir son approbation, toute transaction doit également être dans le meilleur intérêt des Red Wings de Détroit et soutenir les objectifs à long terme de l’organisation.

« Je tiens à remercier et à féliciter nos entraîneurs et nos joueurs pour leur concentration continue et leur engagement à compétitionner chaque jour. » (lire la suite de l'article après le communiqué)

Larkin va perdre 41 237,11 $ par jour pendant sa suspension. Le joueur et son agent doivent maintenant vivre avec les conséquences de leur choix.

Dans tes dents Pat.

Brisson croyait-il que les Red Wings allaient simplement accepter la situation et accélérer une transaction à n’importe quel prix?

Il faut comprendre qui est Pat Brisson. Il est l'agent le plus puissant de toute la LNH. Il sait comment utiliser les médias, comment créer de la pression et comment amener les équipes à réfléchir aux conséquences d’un bras de fer prolongé.

Le problème de Brisson, c'est qu'il est un requin. Quand un joueur souhaite partir, l’organisation doit trouver une solution tout de suite. Quand le dossier traîne, l’agent intervient dans les médias. Quand la transaction n’arrive pas assez rapidement, le joueur cesse de jouer.

Mais qu’en est-il des obligations contractuelles? Qu’en est-il des partisans qui paient pour voir leur équipe? Qu’en est-il des coéquipiers qui continuent de se battre pendant que l’un des leurs décide de se retirer du jeu?

Difficile de ne pas repenser au dossier Pierre-Luc Dubois. À l’époque, Brisson avait contribué à faire monter la pression autour de la situation de son client à Winnipeg, avant que le centre soit finalement échangé aux Kings de Los Angeles.

Le nom du Canadien de Montréal avait cité par Brisson sur les ondes de TVA Sports, alimentant l’idée que Dubois souhaitait jouer pour le CH.

Brisson savait que Dubois ne voulait rien savoir de Montréal. Il a juste inventé ça à la télé québécoise pour créer une bombe médiatique et forcer les Jets à bouger le plus rapidement possible.

Voilà pourquoi Kent Hughes doit faire attention.

Le Canadien doit éviter de devenir un pion dans une négociation menée par un agent aussi requin.

C'est à se demander aussi si le CH veut vraiment un joueur aussi égoïste que Larkin dans sa chambre.

Rarement a-t-on vu un bébé aussi gâté.

Son agent lui, manque gravement de savoir-vivre.

Comme quoi... l'argent et le pouvoir n'achète pas toujours la classe...