Marché des transactions : le nom de Rickard Rakell circule à Montréal

Marché des transactions : le nom de Rickard Rakell circule à Montréal

André Soueidan
Le 2026-07-07

Quelque chose bouge tranquillement autour de Rickard Rakell… et Kent Hughes aurait toutes les raisons de garder ce dossier bien en vue.

Depuis quelques jours, deux des voix les plus respectées de la LNH, Elliotte Friedman et Jeff Marek, reviennent sur la situation des Penguins de Pittsburgh.

Sans annoncer qu’une transaction est imminente, les deux insiders décrivent une réalité qui attire l’attention de plusieurs directeurs généraux : Kyle Dubas demeure à l’écoute.

Voilà ce qui rend le dossier aussi intéressant.

Les Penguins refusent toujours d’abandonner l’idée de demeurer compétitifs avec Sidney Crosby, mais l’organisation sait également que son noyau vieillit.

Chaque décision prise cet été doit servir deux objectifs à la fois : rester dans la course et préparer l’avenir.

Ce n’est pas un exercice facile, ce qui explique pourquoi certains vétérans continuent d’alimenter les discussions à travers la ligue.

Rickard Rakell fait partie de cette catégorie.

Dans le plus récent épisode de 32 Thoughts, Elliotte Friedman a expliqué que plusieurs équipes continuent de sonder le marché des Penguins et que Rakell demeure l’un des joueurs qui suscite le plus d’intérêt.

Jeff Marek a tenu un discours semblable dans The Sheet, rappelant que Dubas écoute les appels et que plusieurs formations cherchent encore à ajouter un ailier offensif capable d’aider immédiatement.

Soudainement, le Canadien de Montréal apparaît comme un partenaire logique.

Depuis le début de l’été, Kent Hughes répète qu’il ne sacrifiera pas les meilleurs espoirs de son organisation pour une solution à court terme.

En revanche, personne ne cache que le directeur général aimerait encore ajouter un attaquant établi capable d’enlever une partie de la pression sur les jeunes joueurs qui arrivent dans l’organisation.

Rakell correspond presque parfaitement à ce portrait.

À 33 ans, le Suédois continue de produire à un rythme impressionnant.

Après une saison de 35 buts et 70 points en 2024-2025, il a récolté 24 buts et 48 points en seulement 60 rencontres la saison dernière.

Sur l’ensemble de sa carrière, il totalise déjà 260 buts et 567 points en 862 matchs de saison régulière. Ce n’est plus un joueur qui doit faire ses preuves. C’est un ailier top-6 reconnu partout dans la LNH.

Son contrat ajoute encore plus d’intérêt au dossier.

Rakell est signé jusqu’à l’été 2028 avec un plafond salarial de seulement 5 millions de dollars par saison.

Dans le marché actuel, où les attaquants offensifs coûtent souvent beaucoup plus cher, plusieurs directeurs généraux considèrent cette entente comme une véritable aubaine.

Le contrat comprend une clause de non-échange modifiée, mais rien qui rende une transaction impossible si le joueur accepte une destination.

C’est précisément ce qui peut attirer Kent Hughes.

Le Canadien possède encore suffisamment de marge sous le plafond salarial pour absorber un salaire de cette importance sans compromettre les futures négociations avec ses jeunes vedettes.

Montréal dispose également d’un bassin d’espoirs et de choix au repêchage qui peut intéresser une équipe cherchant à rajeunir progressivement son alignement.

Évidemment, personne ne prétend que Rakell est sur le point d’enfiler le chandail bleu-blanc-rouge.

Le véritable enjeu se trouve ailleurs.

Plus Friedman et Marek parlent de son nom, plus il devient évident que Pittsburgh est prêt à écouter ce que les autres formations ont à offrir.

Lorsque deux insiders de cette crédibilité commencent à revenir régulièrement sur le même joueur, les directeurs généraux prennent généralement le téléphone.

Kent Hughes en fait certainement partie.

Le DG du Canadien connaît très bien la valeur d’un ailier capable de produire offensivement sans coûter près de neuf ou dix millions de dollars par saison.

Rakell apporte aussi une expérience considérable des séries éliminatoires, une réputation irréprochable dans le vestiaire et une polyvalence qui lui permet de jouer avec des fabricants de jeu autant qu’avec des marqueurs.

Le profil est difficile à ignorer.

Du côté des Penguins, Kyle Dubas devra bientôt choisir sa direction.

Continuer d’entourer Sidney Crosby avec des vétérans ou profiter de la valeur élevée de certains joueurs pour injecter de la jeunesse dans son organisation.

Plus les semaines avanceront, plus cette décision deviendra importante.

Pendant ce temps, Kent Hughes peut se permettre d’attendre.

Aucune raison de forcer les choses aujourd’hui.

Si Dubas décide éventuellement d’ouvrir officiellement les discussions, Montréal sera en excellente position pour participer aux enchères.

C’est souvent ainsi que les meilleures transactions prennent forme… dans le silence, longtemps avant que le reste de la ligue comprenne ce qui est en train de se préparer.

À suivre…