Rien ne se passe comme prévu à Detroit… et plus les jours avancent, plus le bras de fer prend des allures de crise ouverte entre Dylan Larkin et Steve Yzerman.
Une demande de transaction devait ouvrir la porte à un nouveau départ.
Deux mois plus tard, le capitaine des Red Wings est toujours coincé au même endroit, pendant que son directeur général refuse de céder d’un pouce.
Cette histoire ne ressemble plus à une simple négociation. Elle ressemble à un mariage qui a explosé, mais où aucun des deux ne peut quitter la maison.
Lorsque Larkin a demandé à quitter Detroit, le message était limpide.
Après dix saisons passées dans l’organisation et une seule participation aux séries éliminatoires, le joueur de centre de 29 ans voulait enfin se battre pour la Coupe Stanley.
Rien de scandaleux jusque-là. Plusieurs vétérans finissent par vouloir changer d’air lorsqu’ils sentent que leur fenêtre pour gagner est en train de se refermer.
Le problème, c’est que Larkin n’a pas seulement demandé une transaction. Il a aussi remis une liste de trois destinations où il accepterait de poursuivre sa carrière.
Trois équipes seulement… les Panthers de la Floride, les Golden Knights de Vegas et le Wild du Minnesota.
C’est à partir de ce moment que la situation s’est envenimée.
Grâce à sa clause de non-mouvement complète, Larkin contrôle entièrement son avenir.
Steve Yzerman, lui, contrôle uniquement le téléphone… mais il ne peut conclure aucune transaction sans l’approbation de son capitaine.
Résultat, les Red Wings se retrouvent enfermés dans un marché minuscule, limité à trois organisations qui ont toutes un point commun : elles n’ont pratiquement aucun espace sous le plafond salarial pour absorber un contrat de 8,7 millions de dollars par saison.
Autrement dit, Yzerman veut obtenir des joueurs capables d’aider son équipe immédiatement, mais les rares formations autorisées à discuter avec lui n’ont pas les moyens financiers de répondre à ses exigences.
Voilà pourquoi rien ne bouge.
Selon Helene St. James, du Detroit Free Press, Larkin n’a toujours pas ajouté un seul nom à sa liste.
Malgré les semaines qui passent et l’absence de progrès, sa position demeure la même. Aucun compromis. Aucun élargissement des possibilités.
Steve Yzerman se retrouve donc devant une équation presque impossible.
Accepter une offre qui ne lui convient pas ou conserver un capitaine qui ne cache plus son désir de partir.
Pendant ce temps, Montréal continue de flotter autour de cette histoire comme une possibilité qui refuse de disparaître complètement.
Depuis plusieurs jours, le nom de Dylan Larkin circule dans les discussions entourant le Canadien.
Sur papier, le profil est séduisant. Un centre gaucher établi, cinq saisons consécutives de plus de 30 buts, un joueur capable d’occuper immédiatement un rôle offensif important derrière Nick Suzuki ou même de former un duo redoutable avec Ivan Demidov.
Le problème est immense.
Le Canadien ne figure pas parmi les trois destinations choisies par Larkin.
Pour Kent Hughes, toute cette saga ressemble davantage à une fenêtre entrouverte qu’à une véritable occasion.
Si les négociations demeurent complètement bloquées pendant encore plusieurs semaines, le clan Larkin finira-t-il par revoir sa stratégie? Difficile de l’affirmer. Une chose est certaine, tant que cette fameuse liste restera inchangée, Montréal regarde le dossier de très loin.
Le contrat de Dylan Larkin explique aussi pourquoi son dossier attire autant l’attention à Montréal.
Le capitaine des Red Wings est encore lié à Detroit jusqu’en 2031 avec un salaire annuel de 8,7 millions de dollars, un montant élevé, mais loin d’être déraisonnable pour un joueur qui vient d’enchaîner une cinquième saison consécutive de 30 buts.

Pour le Canadien, il représenterait exactement le centre établi capable d’épauler Nick Suzuki, d’alléger la pression sur les jeunes et d’accélérer les ambitions de l’équipe.
Le véritable obstacle n’est donc pas son contrat… c’est sa clause de non-mouvement, qui lui permet de contrôler entièrement sa prochaine destination et qui laisse Montréal à l’extérieur du dossier pour le moment.
Du côté de Detroit, la patience de Steve Yzerman est mise à rude épreuve.
Le directeur général s’est bâti une réputation en refusant de vendre ses actifs à rabais.
Ce n’est certainement pas aujourd’hui qu’il commencera à le faire, surtout lorsqu’il s’agit du capitaine de son organisation.
Le paradoxe est fascinant. Larkin possède tout le pouvoir pour choisir sa destination… mais cette même liberté ralentit son départ.
Plus la liste demeure courte, moins les possibilités existent. Plus les possibilités diminuent, moins Detroit reçoit d’offres intéressantes. Et moins les offres sont convaincantes, plus Yzerman garde son capitaine malgré lui.
Tout le monde attend que quelqu’un fasse le premier pas.
Personne ne bouge.
Pendant que les Panthers, les Golden Knights et le Wild cherchent désespérément des solutions sous le plafond salarial, Steve Yzerman campe sur ses positions et Dylan Larkin refuse de modifier les siennes.
Cette partie d’échecs pourrait encore durer longtemps… mais une chose ne fait plus de doute.
Le lien de confiance entre le capitaine et son organisation est sérieusement ébranlé, et il sera difficile de revenir en arrière comme si rien ne s’était passé.
Du côté de Kent Hughes, il n’y a pratiquement rien à faire… sauf attendre.
Les discussions avec Steve Yzerman risquent d’être très courtes tant que Dylan Larkin maintient sa liste de trois équipes.
Le directeur général des Red Wings n’a aucun intérêt à perdre son temps avec des formations qui ne peuvent même pas participer aux enchères.
Toute la dynamique repose maintenant entre les mains de Larkin.
Le jour où il décidera d’élargir ses options, ou s’il finit par réaliser que les Panthers, les Golden Knights et le Wild n’ont tout simplement pas les moyens de conclure une transaction, tout pourrait changer.
À ce moment-là seulement, Kent Hughes pourra véritablement entrer dans la danse et transformer un simple rêve de partisans en négociation bien réelle.
À suivre…
