Martin St-Louis a répondu, sans même le vouloir, à une question qui commençait à faire jaser autour de sa vie personnelle.
Alors que plusieurs se demandaient pourquoi sa femme Heather n’avait pas été aperçue à Montréal, l’entraîneur du Canadien a révélé un détail qui permet de rassurer tout le monde : sa femme est bel et bien avec lui.
Lors de sa conférence de presse d'hier, St-Louis a raconté une petite anecdote sur son quotidien d’entraîneur qui en dit long sur son état d’esprit actuel.
Avec la saison qui commence, les ajustements à apporter, les systèmes à implanter et les problèmes à résoudre, il passe une bonne partie de son temps plongé dans ses pensées. À tel point qu’il lui arrive de se parler à voix haute, au grand amusement de sa femme.
« Je me retrouve beaucoup plus profondément dans mes pensées. Parfois, je parle tout seul, et ma femme me demande : “À qui tu parles?” »
St-Louis a expliqué que cette habitude lui venait de son père et qu’elle faisait désormais partie de son quotidien. Puis il a ajouté, avec un sourire, que sa femme était maintenant habituée à le voir fonctionner de cette manière.
Elle avait simplement oublié depuis que le couple vivait séparé depuis toutes ces années.
« Elle n'est plus habituée », a-t-il laissé entendre en racontant l’anecdote.
Ce petit échange peut sembler banal, mais il répond indirectement aux questions qui circulaient depuis quelques jours.
Lorsque St-Louis avait expliqué qu’il comptait enfin pouvoir vivre davantage avec sa femme au Québec à partir de la saison 2026-2027, plusieurs avaient remarqué que Heather n’était pas visible dans les gradins au Centre Bell. Certains se demandaient même si le déménagement prévu avait réellement eu lieu ou si les deux amoureux étaient encore ensemble.
La situation familiale de St-Louis a déjà été largement commentée, notamment parce que le couple a vécu séparé pendant plusieurs années.
Martin travaillait à Montréal pendant que Heather et leurs enfants demeuraient au Connecticut, où Mason poursuivait ses études secondaires.
L’entraîneur avait d’ailleurs parlé ouvertement de cette réalité et de ses conséquences sur sa famille. L’an dernier, il avait expliqué que sa femme venait le rejoindre à Montréal pendant des séjours de plusieurs jours, mais que cette organisation n’était pas idéale. Il avait également confirmé que la saison 2025-2026 devait être la dernière pendant laquelle ils vivraient ainsi.
« L’an prochain, elle va pouvoir me suivre. C’est la dernière année que je suis seul », avait-il déclaré.
Aujourd’hui, le portrait semble donc bien différent. Le cadet des trois fils, Mason, a maintenant 18 ans et joue avec le Phoenix de Sherbrooke.
Cette nouvelle étape permet à la famille de revoir son organisation et de se rapprocher davantage du Québec, où Martin travaille depuis son arrivée derrière le banc du Canadien.
L’anecdote racontée par St-Louis donne aussi un aperçu de la pression qu’il ressent au quotidien. Entre les matchs, les entraînements, les systèmes à améliorer et les décisions à prendre, son esprit ne semble jamais complètement décrocher du hockey. Il a expliqué qu’il cherchait constamment des réponses et qu’il se retrouvait souvent plongé dans ses réflexions.
« Tu as l’individu, tu as le jeu collectif, tu as l’adversaire. Tu es constamment en train de chercher des réponses », a-t-il expliqué en décrivant la vie d’un entraîneur.
Cette façon de fonctionner explique peut-être pourquoi il lui arrive de poursuivre ses réflexions même lorsqu’il est à la maison. Et Heather, qui le connaît depuis longtemps, doit s'habituer à nouveau à cette facette de sa personnalité.
Au-delà de cette petite histoire, St-Louis a également évoqué le rôle de son père dans les moments plus difficiles. Après une défaite, il arrive que Norm St-Louis soit présent pour lui remonter le moral, sans nécessairement lui donner des conseils sur le hockey. Martin a raconté qu’un simple sourire de son père pouvait suffire à lui rappeler que tout allait bien après une défaite.
« Oui, j’ai eu une mauvaise journée (après la défaite contre les Hurricanes). C’est aussi simple que ça. Après ne pas avoir gagné, évidemment, c’est émotionnellement un peu décevant. »
Et voilà que son père vient sauver... sa journée...
« Mon père était là avec son chapeau du Canadien, il parlait avec tout le monde et il avait un grand sourire au visage. Ça, à lui seul, parfois, c’est tout ce dont on a besoin. »
« Mon père ne va pas me dire ce qu’il doit faire, mais il me rappelle qu’on est corrects. »
« Parfois, c’est tout ce dont on a besoin. »
Cet aveu permet de comprendre à quel point la famille occupe une place importante dans sa vie, malgré les exigences de son poste. St-Louis a toujours affirmé que ses priorités étaient claires et que le hockey ne passait pas avant ses proches.
On se souvient notamment de mars 2024, lorsqu’il avait quitté temporairement le Canadien pour rejoindre Mason après une grave blessure (traumatisme cranien). Il avait alors résumé sa philosophie avec une déclaration qui avait marqué les esprits :
« Mes passions, c’est ma famille et le hockey, dans cet ordre-là. »
La période avait été particulièrement éprouvante pour toute la famille. Heather avait été présente auprès de Mason pendant son hospitalisation, tandis que Martin avait dû jongler avec ses responsabilités professionnelles et son rôle de père. À son retour derrière le banc du Canadien, il avait d’ailleurs tenu à souligner le soutien de sa femme.
« J’ai une bonne équipe, mais j’ai une très bonne équipe à la maison. »
Quel soulagement de savoir sa femme est dans sa vie quotidienne, elle connaît ses habitudes et elle semble parfaitement comprendre le fonctionnement de cet homme qui passe une bonne partie de ses journées à réfléchir au hockey.
Martin St-Louis a suffisamment de problèmes à régler avec le Canadien pour ne pas avoir besoin d’une controverse autour de sa vie personnelle.
Son équipe doit améliorer son jeu collectif, ses joueurs doivent gagner en maturité et le travail ne manque pas devant lui. Au moins, sur le plan familial, ses dernières déclarations permettent de dissiper les inquiétudes qui commençaient à circuler.
Bienvenue à Montréal Madame. Son homme peut maintenant respirer.
